Iran: Mort d'une adolescente, la justice nie tout lien avec la contestation

Des bougies et des photos de Mahsa Amini sont déposées à un mémorial lors d'une veillée aux chandelles pour Mahsa Amini à Los Angeles, le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
Des bougies et des photos de Mahsa Amini sont déposées à un mémorial lors d'une veillée aux chandelles pour Mahsa Amini à Los Angeles, le 29 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

Iran: Mort d'une adolescente, la justice nie tout lien avec la contestation

  • La République islamique est le théâtre de manifestations depuis que Mahsa Amini est décédée le 16 septembre après son arrestation
  • Au moins 92 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, selon l'ONG Iran Human Rights

PARIS: Les circonstances entourant la mort d'une adolescente qui avait pris part à des manifestations à Téhéran n'étaient toujours pas claires mercredi, la justice iranienne réfutant tout lien entre son décès et le mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini.

Plusieurs médias persans basés hors d'Iran ont rapporté que la famille de Nika Shahkarami, 16 ans, n'a pas été autorisée à l'enterrer dans son village natal et que deux de ses proches ont été arrêtés.

La République islamique est le théâtre de manifestations depuis que Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, est décédée le 16 septembre après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs, qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire obligeant notamment les femmes à porter le voile.

Au moins 92 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, selon l'ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, tandis que les autorités avancent un bilan d'environ 60 morts parmi lesquels 12 membres des forces de sécurité. Plus d'un millier de personnes ont été arrêtées et plus de 620 relâchées dans la seule province de Téhéran, selon les autorités.

Nika Shahkarami a disparu le 20 septembre après être allée participer à une manifestation à Téhéran, avait indiqué sa tante Atash Shahkarami sur les réseaux sociaux.

Ce n'est que le 1er octobre que la famille a été autorisée à voir son corps, pour l'inhumer dans sa ville de Khorramabad (ouest) le jour de son 17ème anniversaire, a précisé sa tante.

Cependant, selon la BBC en persan et le média Iran Wire, les autorités l'ont enterrée secrètement lundi, jour coïncidant avec son anniversaire, dans un autre village pour éviter que ses funérailles ne déclenchent de nouvelles manifestations.

Des proches arrêtés

Des images diffusées sur les réseaux sociaux, notamment par le Center for Human Rights in Iran, basé à New York, montrent une manifestation organisée en sa mémoire à Khorramabad. "C'est ton anniversaire ma chérie!", a crié sa mère qui participait à la manifestation.

La tante de Nika Shahkarami et un de ses oncles ont par ailleurs été arrêtés, ont indiqué des médias. Le dernier tweet de Atash Shahkarami date du 2 octobre.

Lundi, la BBC en persan a rapporté que le rapport d'autopsie effectué par le cimetière Behesht-e Zahra dans le sud de Téhéran indique que l'adolescente est morte des suites de plusieurs blessures après avoir été frappée "avec un objet solide".

Mercredi, la justice iranienne a réfuté tout lien entre le décès de Nika Shahkarami et les manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini.

"Lors de l'autopsie (...), des traces de multiples fractures ont été observées au niveau du bassin, de la tête, des membres supérieurs et inférieurs, des bras et des jambes", a déclaré le responsable judiciaire de Téhéran, Mohammad Shahriari, cité par l'agence officielle Irna.

"Aucune trace de balle n'a été trouvée sur le corps" et la nature des blessures montre que la jeune fille "a été projetée d'un endroit situé en hauteur", a-t-il ajouté, soulignant que "l'incident n'a rien à voir avec les récents troubles".

L'agence de presse Tasnim a déclaré que huit personnes qui travaillaient dans un bâtiment près de l'endroit où le corps a été découvert avaient été arrêtées en lien avec sa mort.


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.