Irak: le Courant sadriste refuse de participer au prochain gouvernement

Un partisan du religieux musulman chiite Moqtada Sadr fume une cigarette devant les forces de sécurité irakiennes lors d'une manifestation devant le bâtiment de l'administration locale dans la ville méridionale de Bassorah, le 28 septembre 2022. (AFP)
Un partisan du religieux musulman chiite Moqtada Sadr fume une cigarette devant les forces de sécurité irakiennes lors d'une manifestation devant le bâtiment de l'administration locale dans la ville méridionale de Bassorah, le 28 septembre 2022. (AFP)
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

Irak: le Courant sadriste refuse de participer au prochain gouvernement

  • Le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr a annoncé samedi son refus de participer au prochain gouvernement en Irak
  • «Nous affirmons notre refus catégorique de participer (...) à une équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre désigné actuel», a écrit un proche de Moqtada Sadr

BAGDAD: Le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr a annoncé samedi son refus de participer au prochain gouvernement en Irak, deux jours après la désignation de Mohamed Chia al-Soudani pour former un nouveau cabinet.

"Nous affirmons notre refus catégorique de participer (...) à une équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre désigné actuel", a écrit dans un communiqué Mohamed Saleh al-Iraki, un proche de Moqtada Sadr.

Jeudi le Parlement, dominé par le Cadre de coordination, la coalition de partis pro-Iran qui englobe des adversaires de M. Sadr, a finalement réussi à élire un nouveau président, Abdel Latif Rachid, au terme d'une année de paralysie politique.

Le chef de l'Etat a immédiatement chargé M. Soudani, lui-même issu du Cadre de coordination, de former un gouvernement, premier pas vers une sortie de crise après plusieurs mois émaillés de violences meurtrières dans les rues de Bagdad.

Le communiqué a évoqué "des efforts incontestés pour satisfaire le Courant sadriste", en allusion aux déclarations de presse et des experts évoquant des postes ministériels proposés au mouvement.

"Quiconque prendra part aux ministères de ce gouvernement à leurs côtés, pour quelque raison que ce soit, ne nous représentera absolument pas (...) et sera considéré comme radié de nos rangs", ajoute le texte de cet influent responsable sadriste, dont l'identité est tenue secrète et qui s'exprime sous un nom d'emprunt.

M. Soudani a 30 jours selon la Constitution pour dévoiler son gouvernement. Pour les sadristes, il est considéré comme très proche de l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, ennemi historique de M. Sadr.

La candidature de M. Soudani au poste de Premier ministre avait mis le feux au poudre cet été, poussant les partisans de Moqtada Sadr à investir le Parlement et à installer un sit-in à ses abords pendant un mois.

Le Cadre de coordination, qui comprend la formation de M. Maliki mais aussi la vitrine politique des anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi, domine l'Assemblée depuis que M. Sadr a ordonné en juin la démission de ses 73 députés.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.