Comment Raqqa, autrefois capitale syrienne du califat de Daëch, a retrouvé son éclat culturel arabe

Au Centre culturel et artistique de Raqqa, une peinture murale présente les vêtements traditionnels des différents groupes ethniques de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)
Au Centre culturel et artistique de Raqqa, une peinture murale présente les vêtements traditionnels des différents groupes ethniques de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)
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Publié le Dimanche 16 octobre 2022

Comment Raqqa, autrefois capitale syrienne du califat de Daëch, a retrouvé son éclat culturel arabe

  • La statue de l’ancêtre culturel de Raqqa, Haroun al-Rachid, qui avait été détruite par Daëch, a été remplacée devant une foule de spectateurs début septembre, symbolisant le lent mais inexorable retour aux sources de la ville
  • Bien que la ville ait été détruite six fois au cours de sa longue histoire, bon nombre de ses sites historiques séculaires témoignent encore de son importance

RAQQA, Syrie: Cela fait cinq ans maintenant que les Forces démocratiques syriennes ont hissé leur drapeau sur la place principale de Raqqa, qui, pendant quatre ans, était la capitale autoproclamée de Daëch. Les rues et les places de la ville ont été le théâtre d’horribles atrocités – passages à tabac, tortures, décapitations et autres actes ignobles.

Les médias internationaux, qui ont retenu leur souffle en regardant l’opération de libération de Raqqa, ont presque immédiatement déserté les lieux, une fois la ville libérée de l’emprise du groupe terroriste, laissant à nouveau les gens seuls dans les décombres de leur ancienne grande ville.

Cependant, l’essor culturel a trouvé un chemin au milieu des ruines. Des groupes d’écrivains, d’artistes et d’intellectuels mettent tout en œuvre pour restaurer la culture de Raqqa, malgré la page sombre laissée par Daech.

La région qui entoure Raqqa est habitée depuis le troisième millénaire avant J.-C. Elle a acquis une certaine notoriété lorsque le calife abbasside Haroun al-Rachid, lui-même amoureux de la culture et de la tradition, a choisi la ville comme résidence impériale en 796 après J.-C.

Bien que la ville ait été détruite six fois au cours de sa longue histoire, bon nombre de ses sites historiques séculaires témoignent encore de son importance.

Lorsque le groupe Daëch est entré par effraction à Raqqa en 2014, déclarant que la ville était sa capitale, la communauté artistique et culturelle locale a immédiatement été prise de panique.

«L’arrivée des groupes armés a conduit à la dissolution de notre groupe. Nous ne pouvions plus ni chanter ni faire quoi que ce soit d’autre. J’ai même été arrêté deux fois par Daëch», déclare le chanteur traditionnel Melek Mohammed al-Saleh à Arab News.

«Les militants ont dit que je ce que je faisais était de l’ordre du blasphème, haram et l’œuvre de Satan», dit-il, le regard perplexe.

La statue récemment restaurée du calife Haroun al-Rachid, l’un des ancêtres de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)
La statue récemment restaurée du calife Haroun al-Rachid, l’un des ancêtres de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)

M. Al-Saleh ajoute sur un ton plus sérieux: «Ils sont venus anéantir notre culture. Ils ont détruit notre musée. Ils ont rasé toutes nos antiquités.»

«Ils ont été envoyés pour éliminer l’histoire de cette ville et de ce pays, parce qu’eux-mêmes n’ont pas d’histoire. Ils n’ont pas d’opinions ou d’objectifs. Ils n’ont que la destruction pour seul but.»

M. Al-Saleh a eu une carrière remarquable de chanteur traditionnel pendant des décennies. De retour dans sa ville natale de Raqqa depuis Alep dans les années 1990, il a créé un groupe musical de sept membres appelé Njoom. Le groupe faisait des tournées non seulement dans le gouvernorat de Raqqa, mais dans l’ensemble de la Syrie, se produisant lors de mariages et de festivals culturels.

Lorsque Daëch est arrivé, la culture et le patrimoine de la ville ont été attaqués. Tous les centres culturels ont servi de départements pour les différents bureaux de Daëch. Ils ont saisi les instruments de musique dans les maisons et les ont brisés. Ils ont détruit des cassettes, des CD et des téléviseurs. Les mariages, autrefois des événements joviaux accompagnés de musique et de danse à Raqqa, sont devenus beaucoup trop silencieux et solennels.

Daëch a interrogé M. Al-Saleh, lui disant qu’il avait «oublié Dieu» et a même menacé de le décapiter. Le groupe a cependant été surpris de découvrir que M. Al-Saleh était un musulman pieux qui savait beaucoup de choses sur la foi islamique. «J’ai passé douze heures avec eux. J’ai eu des discussions religieuses avec eux. Ma foi était forte, mais pas la leur. Ils se sont trompés», explique-t-il.

Il poursuit en disant: «Ils étaient choqués; ils m’ont demandé comment un chanteur pouvait savoir tant de choses sur la religion, parce que, selon eux, les chanteurs étaient des infidèles. Ils m’ont demandé de leur servir de juge.»

M. Al-Saleh a refusé de travailler pour le groupe et a finalement été libéré. Il a continué à chanter, mais en secret – les concerts musicaux de son groupe se déroulant la nuit dans des maisons privées, généralement avec un garde à l’extérieur à l’affût des patrouilles de Daëch.

Au moment où Raqqa se reconstruisait, les départements culturels de la nouvelle Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie ont commencé à chercher dans la ville les artistes restants. M. Al-Saleh a été nommé membre du Syndicat des artistes et exhibe fièrement sa carte d’identité syndicale.

Adepte de l’équitation et propriétaire de chevaux, Amer Medad pose ici avec l’un de ses chevaux arabes. (Photo AN/Ali Ali)
Adepte de l’équitation et propriétaire de chevaux, Amer Medad pose ici avec l’un de ses chevaux arabes. (Photo AN/Ali Ali)

Tous les membres de son ancien groupe musical sont morts ou ont quitté le pays. Il a donc créé un nouveau groupe comprenant onze membres. De plus, il enseigne à son fils les rudiments de la musique traditionnelle de Raqqa, «afin que la nouvelle génération n’oublie pas nos traditions».

«Depuis quatre ou cinq ans, nous mettons tout en œuvre pour redonner à notre culture son éclat, ou encore l’améliorer. Cela prendra beaucoup de temps, cependant», précise-t-il.

Daëch était à la fois en colère contre l’écriture libre et la musique traditionnelle. Mohammed Bachir al-Ani, un poète de Deir Ez-zor, a été exécuté avec son fils pour «blasphème». De nombreux écrivains ont été contraints de fuir, dont l’écrivaine originaire de Raqqa, Fawziya al-Marai.

«En voyant ma ville totalement détruite, j’ai eu l’impression que ma tête allait exploser. Tout était en ruine», confie l’écrivaine à Arab News, en se remémorant son retour à Raqqa après avoir vécu en Turquie lorsque sa ville était sous l’occupation de Daëch.

« Ce n’est pas uniquement la ville qui a été détruite. Tout à l’intérieur de moi a été détruit», affirme-t-elle. «J’ai perdu tout ce que j’avais de plus beau dans ces ruines.»

Cette écrivaine prolifique de 74 ans compte à son actif plus de dix recueils de poésie et de nouvelles depuis qu’elle a commencé à écrire à la fin des années 1990.

La plupart de ses écrits s’inspirent des traditions de Raqqa – en particulier les robes et le folklore des femmes arabes – et du fleuve Euphrate. Elle a assisté à des festivals littéraires plusieurs fois par an, rencontrant de célèbres poètes syriens comme Nizar Qabbani et Abdal Salam al-Ujayli, originaire de Raqqa.

Quand Daëch a attaqué la ville, «je me suis enfuie. Si j’étais restée, ils m’auraient tuée. Ils me cherchaient par mon nom», dit-elle.

Inauguration de la statue du calife Haroun al-Rachid, précédemment détruite par Daëch, dans l’un des parcs de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)
Inauguration de la statue du calife Haroun al-Rachid, précédemment détruite par Daëch, dans l’un des parcs de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)

Ses livres, qu’elle appelait ses enfants, ont tous été brûlés par le groupe terroriste. «J’avais vingt-cinq à cinquante exemplaires de chaque livre et, quand je suis revenue, il n’en restait plus aucun», rapporte-t-elle.

Ce ne sont pas seulement ses livres qui ont été détruits – mais toute la communauté intellectuelle qu’elle a passé des décennies à mettre en place. «Aucun de mes amis n’est resté. Ils ont tous fui et trouvé refuge en Europe», souligne-t-elle.

L’écrivaine était déterminée à participer à la reconstruction de la culture de sa ville bien-aimée. Devenue conseillère au sein du Département des arts et de la culture de l’administration autonome, elle organise désormais des salons littéraires réguliers dans le fushat hiwar (espace de conversation) de la ville pour lire et discuter littérature.

«Maintenant, nous organisons des festivals et des sessions de formation pour nos jeunes sur la façon d’écrire des histoires et de la poésie. Nous menons toujours des activités pour redonner à notre culture son éclat d’antan. Nous saisissons toujours l’occasion de dire aux jeunes que l’avenir est entre leurs mains», indique-t-elle.

Shahla al-Ujayli, la nièce d’Abdal Salam al-Ujayli, a perpétué la tradition littéraire de son oncle en écrivant plusieurs livres, dont un où le protagoniste participe à l’un des passe-temps culturels les plus célèbres de Raqqa: les courses de chevaux.

Pendant plus de mille ans, Raqqa était célèbre pour son patrimoine équestre. La race arabe unique de chevaux était utilisée comme moyen de travail, de transport et, éventuellement, comme symbole de statut.

«Le cheval était un symbole de la famille. Si une famille possédait un cheval, cela signifiait qu’elle était riche. Ensuite, c’est devenu une tradition culturelle, transmise des grands-parents aux parents puis aux enfants», déclare Amer Medad, propriétaire d’un cheval, à Arab News.

M. Medad estime que s’il y avait autrefois entre trois et quatre mille chevaux arabes d’origine à Raqqa, le nombre actuel n’est que de 400 environ.

Un artiste peint au Centre culturel et artistique de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)
Une artiste peint au Centre culturel et artistique de Raqqa. (Photo AN/Ali Ali)

Il se souvient qu’en 1983, le premier centre de courses hippiques de Raqqa a été créé. Il s’agissait d’une installation de fortune dans le jardin d’un propriétaire foncier local qui ne mesurait que mille mètres carrés environ. Un homme local issu d’une célèbre famille équestre a fait don de dix chevaux pour soutenir la création du premier club équestre.

L’équipe du club a commencé à s’entraîner et a finalement réussi à concourir au niveau national. C’était la plus pauvre parmi tous les gouvernorats syriens et n’avait que ses propres chevaux. Les participants se sont entraînés dans le désert plutôt que dans un hippodrome réglementaire. Comme ils n’avaient même pas plusieurs uniformes, ils ont été contraints d’ échanger entre eux un seul uniforme.

Malgré cela, les participants ont toujours remporté les médailles de bronze, d’argent ou d’or lors des compétitions. Leur talent était si inégalé qu’il aurait, selon M. Medad, attiré l’attention de Bassel al-Assad, le défunt frère de l’actuel président syrien Bachar al-Assad, qui était lui-même un champion équestre.

Bassel a financé la construction d’un hippodrome et d’installations équestres à Raqqa, qui a été achevée en 1989. L’équipe a participé à des courses à travers le monde arabe, notamment au Qatar, en Jordanie et en Égypte. Bien que la popularité des courses de chevaux ait finalement diminué, elles faisaient toujours partie de la culture traditionnelle locale. Tout cela a changé lorsque Daëch est arrivé dans la ville.

Daëch a détruit l’hippodrome, le parsemant de mines terrestres. Les combattants ont utilisé les installations de Raqqa comme lieu de détention de quatre mille chevaux volés, selon un travailleur local. «Ils ont volé les chevaux. Ils les utilisaient même pour se nourrir», soutient M. Medad. Il se remémore un incident au cours duquel un militant de Daëch a abordé l’un de ses amis pour acheter un cheval qu’il avait l’intention de manger.

L’écrivaine Fawziya al-Marai, 74 ans, tient une ancienne photo d’elle-même, avec une photo du regretté poète syrien Abdal Salam al-Ujayli en arrière-plan. (Photo AN/Ali Ali)
L’écrivaine Fawziya al-Marai, 74 ans, tient une ancienne photo d’elle-même, avec une photo du regretté poète syrien Abdal Salam al-Ujayli en arrière-plan. (Photo AN/Ali Ali)

M. Medad a demandé pourquoi le militant achèterait un si beau cheval juste pour le manger.

«Les militants de Daëch m’ont réprimandé, disant que je ne pouvais pas interdire ce que Dieu avait permis. Ils m’ont demandé de me rendre à leur tribunal. Je me suis enfui pendant quinze jours et, à ce moment-là, le militant qui voulait me poursuivre en justice a été tué et j’ai pu enfin rentrer chez moi.»

Cinq ans plus tard, l’hippodrome a été déminé et l’établissement a été reconstruit à 50%, selon M. Medad. On y a déjà organisé un festival local et il est prévu d’en organiser un autre à l’échelle nationale. C’est la première course de ce type à Raqqa depuis que Daëch a pris la ville, à la mi-octobre.

La statue de l’ancêtre culturel de Raqqa, Haroun al-Rachid, qui avait été détruite par Daëch, a été remplacée devant une foule de spectateurs début septembre, symbolisant le lent mais inexorable retour aux sources de la ville.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle

Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
  • La Vespa célèbre ses 80 ans à Rome, réunissant plus de 10 000 passionnés venus du monde entier pour rendre hommage à cette icône du style et du savoir-faire italiens
  • Symbole de liberté, de mobilité et d’émancipation sociale depuis 1946, la Vespa a dépassé le statut de simple scooter pour devenir un véritable phénomène culturel mondial

ROME: De "Vacances romaines" à "Journal intime" en passant par "La Dolce vita", elle est devenue à l'écran une icône mondiale du mode de vie à l'italienne: la légendaire Vespa, un scooter né en même temps que la République italienne, fête ce week-end ses 80 ans à Rome.

Samedi dans la matinée, des milliers de Vespa ont envahi les rues de la capitale italienne, créant un chaos coloré et bon enfant.

Qui en blouson de motard, défiant la chaleur romaine, qui en tee-shirt, en couple ou seul sur la selle, ces amoureux du célèbre scooter ont défilé dans le centre, y compris dans des rues d'ordinaire fermées au trafic de véhicules privés.

"Nous avons amené notre Vespa depuis les États-Unis. Nous sommes passés par l’Allemagne, puis par Vienne (...) et j’ai ensuite roulé avec ma Vespa de l’Autriche à Rome, pendant deux semaines", a déclaré à l'AFP-TV David Baamonde, un habitant du Texas.

"Pour moi, la Vespa, c’est un art de vivre, une insouciance, profiter de l’instant présent, découvrir les paysages — c’est un mode de vie", déclare pour sa part l'Italien Andrea Musco.

"L'histoire de la Vespa, qui accompagne littéralement la naissance et l'essor de l'Italie après la Deuxième Guerre mondiale, est en quelque sorte un symbole iconique de notre histoire, de notre culture", avait rappelé le maire de la capitale italienne, Roberto Gualtieri, à l'occasion de la présentation des festivités.

La Vespa, qui signifie "guêpe" en italien - une référence au bruit du moteur de son prototype -, est née le 23 avril 1946, lorsque le premier brevet sur sa fabrication a été déposé en Italie par Piaggio. Elle continue depuis d'être produite notamment sur le site de Pontedera, en Toscane (centre-nord de l'Italie).

- "La Vespa, c’est spécial" -

Plus de 10.000 "Vespistes" en provenance du monde entier sont attendus sur leurs engins de toutes les époques, reconnaissables à leurs lignes arrondies, leur carrosserie en métal aux couleurs éclatantes et leur phare rond monté sur le guidon.

Parmi eux, Andrew Ward, 57 ans, et sa soeur Julie Stover, 63 ans, qui ont fait le déplacement depuis les Etats-Unis. Les deux Californiens ont loué une Vespa à Rome pour pouvoir participer au défilé.

"Nous avons eu des scooters et des motos toute notre vie. Mais j'ai toujours voulu une Vespa. (...) Maintenant, j'en ai deux", explique à l'AFP Andrew, coutumier des rassemblements de "Vespistes" dans son pays.

"C'est un scooter de grande qualité. Et il est associé à un certain statut. C'est classe, vous voyez. Ce n'est pas comme les petits scooters bon marché qu'on voit tout le temps sur la route. La Vespa, c'est spécial", poursuit sa soeur.

- Emancipation sociale -

Conçue pour être un moyen de transport populaire et accessible, la Vespa - qui a bénéficié de toutes sortes d'innovations dérivées de l'aviation, le coeur de métier de Piaggio - est aussi devenue le symbole d'une certaine émancipation sociale.

Son histoire est entremêlée avec "l'histoire d'un pays qui sort de l'après‑guerre, qui veut bouger, qui veut se relever", a commenté Matteo Colaninno, le président exécutif du groupe Piaggio, à la présentation des célébrations.

"Et ce désir de bouger n'est pas seulement une mobilité physique", c'est aussi "une sorte d'élan vers la mobilité économique et surtout la mobilité sociale", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui, la Vespa est devenue un phénomène mondial, nous sommes à l'aube des 20 millions de véhicules produits" depuis 1946, a relevé M. Colaninno.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni photographiée jeudi assise sur une Vespa blanche dans les salons du Palazzo Chigi, sa résidence officielle, a salué dans le fameux scooter non seulement "une excellence industrielle" mais aussi "l'une des icônes italiennes les plus appréciées au monde, symbole de la créativité et du style italiens".

Mais pour Illac Diaz, originaire des Philippines, le plus "beau avec la Vespa", ce sont les amitiés qu'elle fait naître.

"Il n'y a aucun endroit où tu te gares sans que les gens deviennent des amis. Donc, la Vespa, c'est comme une famille", souligne cet homme de 52 ans, qui vient tout juste d'acheter une maison à Trieste, dans le nord de l'Italie, où il prévoit d'acquérir au plus vite... une nouvelle Vespa.


Asir modernise ses parcs en amont de l’afflux touristique estival

La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
  • Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a indiqué qu’une équipe de 1 500 agents mène des opérations de nettoyage et de maintenance sur plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains

ABHA : La municipalité d’Asir a intensifié ses préparatifs pour la saison touristique estivale 2026, en procédant à la modernisation des routes, des infrastructures publiques et de son réseau de 671 parcs.

Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a précisé qu’une équipe de 1 500 agents est mobilisée pour des opérations de nettoyage et de maintenance couvrant plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains, afin d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Pour faire face à une hausse attendue de la demande de services de plus de 40 % durant les pics de la saison estivale, des unités spécialisées ont été déployées, notamment le département de maintenance de l’éclairage avec 194 employés et 47 équipements, le département d’auto-maintenance avec 93 employés, ainsi que le département des équipements et des opérations avec 305 agents sur le terrain. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com