Automobile: Le nouveau coup de pouce électrique de l'Etat

Emmanuel Macron demande qu'on renforce la "préférence européenne" (Photo, AFP).
Emmanuel Macron demande qu'on renforce la "préférence européenne" (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 17 octobre 2022

Automobile: Le nouveau coup de pouce électrique de l'Etat

  • Le «bonus écologique» va être porté de 6.000 à 7.000 euros
  • Ces bonus ont permis de faire décoller le marché des électriques dans de nombreux pays

PARIS: Emmanuel Macron a annoncé dimanche une série de nouveaux coups de pouces à l'achat de voitures électriques, à la veille de l'ouverture du Mondial de l'auto à Paris.

Le "bonus écologique" va être porté de 6.000 à 7.000 euros pour la moitié des ménages achetant une voiture électrique, a annoncé le président de la République dans une interview au quotidien Les Echos à paraître lundi.

"Parce que nous voulons rendre la voiture électrique accessible à tous, nous allons même porter le bonus écologique de 6.000 à 7.000 euros pour la moitié des ménages, les plus modestes", a déclaré le chef de l'Etat qui se rendra lundi à l'ouverture du Mondial de l'Auto à Paris.

Ces bonus ont permis de faire décoller le marché des électriques dans de nombreux pays, alors qu'elles restent bien plus chères à l'achat que leurs équivalents à essence ou diesel. Mais plusieurs gouvernements ont déjà baissé les montants des aides.

Ce bonus est valable pour les véhicules vendus moins de 47.000 euros, soit des électriques compactes ou des SUV, comme la Renault Mégane ou la Peugeot e-2008, mais pas une Tesla.

Emmanuel Macron demande d'ailleurs qu'on renforce la "préférence européenne", soit les avantages à l'achat de voitures fabriquées en Europe.

Le Mondial de l'Auto compte cette année un nombre important de constructeurs asiatiques, comme BYD ou Ora, qui veulent lancer leurs modèles électriques sur le marché européen.

"Les Américains achètent américain et mènent une stratégie très offensive d’aide d’Etat", a expliqué Emmanuel Macron. "Les Chinois ferment leur marché. On ne peut pas être le seul espace, le plus vertueux sur le plan climatique, qui considère qu’il n’y a pas de préférence européenne".

La location de voitures électriques à 100 euros par mois pour les foyers les plus modestes devrait être lancée au deuxième semestre 2023.

Bouclier sur les bornes 

Le bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie va par ailleurs être étendu aux recharges sur les bornes électriques, a annoncé Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui les prix restent raisonnables, nous allons nous assurer qu’ils le resteront", a déclaré le chef de l'Etat.

Il a également précisé que 150 millions d'euros du "Fonds vert" seraient "fléchés" vers les Zones à faibles émissions (ZFE), pour accompagner ces nouvelles interdictions de circulation des véhicules les plus âgés.

"Ce qui est insupportable pour nos compatriotes, c’est quand ils ont le sentiment que la ville leur est interdite", a indiqué M. Macron. "Il faut accompagner les ménages qui ont les véhicules les plus polluants pour les aider à changer leurs véhicules et accéder au centre-ville, en lien avec les collectivités territoriales et les employeurs".

Après avoir reçu la filière automobile à dîner dimanche soir, Emmanuel Macron compte visiter longuement le salon lundi lors de la journée ouverte à la presse, avant l'arrivée du grand public mardi.

Dans un contexte compliqué pour l'industrie automobile, et après une annulation en 2020, ce 89e Mondial a réduit la voilure. Les organisateurs visent cette année entre 300.000 et 400.000 visiteurs, sur une semaine seulement, contre un million sur presque deux semaines en 2018.

Sans Volkswagen, BMW ou Ferrari, ce Mondial de l'Auto présente en majesté des groupes français et chinois, alors que l'industrie est engagée dans un virage historique vers l'électrique, et paralysée par une pénurie de puces électroniques. Les ventes de voitures, elles, sont au plus bas depuis le début de la pandémie de Covid.

Le gouvernement a affiché pendant cette crise la volonté de "localiser l’ensemble de la chaîne de production automobile électrique en France, de la production de batterie au recyclage", a indiqué l'Elysée.

Emmanuel Macron a réaffirmé son objectif de deux millions de véhicules produits en France à horizon 2030, contre 1,3 million en 2021.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.