Arabie saoudite : acceptation de nouvelles demandes de permis d’exploitation minière

Gros changements en perspective dans l’industrie minière du Royaume (photo fournie)
Gros changements en perspective dans l’industrie minière du Royaume (photo fournie)
Short Url
Publié le Mardi 10 novembre 2020

Arabie saoudite : acceptation de nouvelles demandes de permis d’exploitation minière

  • «La stratégie minière saoudienne et le Programme national de développement industriel et de logistique du Royaume visent à faire du secteur minier le troisième pilier de l'industrie du Royaume»
  • Le gouvernement saoudien a récemment annoncé une révision complète de la loi sur l'investissement minier de l’Arabie saoudite

DJEDDAH: L'Arabie saoudite prévoit d'accepter de nouvelles demandes de permis d’exploitation minière en décembre 2020, a déclaré Khalid S. al-Mudaifer, vice-ministre des Affaires minières et président de Saudi Geological Survey. Il a également précisé que les nouvelles données minières du Royaume seront accessibles au public dans les mois à venir.

S'exprimant lors d'un webinaire Mines and Money 5@5 intitulé Le programme régional d'études géologiques – base pour un nouveau secteur minier saoudien, M. Al-Mudaifer a déclaré que le secteur minier saoudien était destiné à des investissements majeurs, locaux et mondiaux, dans le cadre de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

« La stratégie minière saoudienne et le Kingdom’s National Industrial Development and Logistics Program – Programme national de développement industriel et de logistique du Royaume (NIDLP) – visent à faire du secteur minier le troisième pilier de l'industrie du Royaume, créant ainsi un secteur qui pourrait être compétitif au niveau mondial, et se trouver sur un pied d'égalité avec la prédominance du Royaume dans le pétrole et la pétrochimie », explique-t-il.

Le gouvernement saoudien a récemment annoncé une révision complète de la Mining Investment Law (loi sur l'investissement minier) de l’Arabie saoudite, qui fournit au secteur minier un cadre juridique solide et transparent.

Soulignant l’ambitieux Regional Geological Survey Program – Programme régional d’études géologiques du Royaume(RGP), le vice-ministre indique qu’il s’agit d’une étape essentielle dans le développement du secteur de l’exploration et de l’exploitation minière dans le Royaume.

« Les données du RGP seront utilisées pour servir d’informations aux futures décisions de politique minière du Royaume, et à notre programme stratégique en cours pour le secteur. Le principal objectif du projet est toutefois de stimuler de nouveaux investissements. C’est pourquoi nous nous engageons à un échange précis et transparent des données avec le grand public, le gouvernement, les universités et les investisseurs existants et potentiels », affirme M. Al-Mudaifer.

Il précise que ces données seront disponibles en ligne via la National Geological Database – Base nationale de données géologiques (NGD) –, et qu’il s’attend à ce que le premier groupe de données minières soit disponible d'ici à « quelques mois ».

Pour Khalid S.al-Mudaifer, la publication récente de trois registres relatifs à l’industrie minière du Royaume est tout aussi importante. « Ces registres sont ceux des demandes de permis, des licences délivrées et des parcelles d’exploitation minière.» Il explique que le but de ces registres est d'augmenter la transparence et de fournir aux investisseurs actuels et potentiels les informations utiles.

Stephan Sander, PDG de Sander Geophysics, affirme que le RGP contribuera à la réduction des risques liés aux décisions d'investissement, car les études menées permettront de délimiter les zones riches en minéraux.

Au cours des six prochaines années, le RGP vise à créer un fichier de données détaillées sur les ressources minières de la zone du Bouclier arabe, située dans l'ouest de l'Arabie saoudite, grâce à des levés géophysiques aériens, des levés géochimiques à multi-éléments, et une cartographie géologique détaillée.

Simon Bosch, directeur général de Xcalibur Airborne Geophysics, précise que le fichier des données saoudien est attendu depuis longtemps dans le secteur minier, et que les investisseurs seront certainement ravis d'avoir une meilleure connaissance du paysage minier du Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Short Url
  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.