Alger double son budget militaire dans un contexte de tension avec le Maroc

L'Algérie est empêtrée dans une guerre froide qui ne dit pas son nom avec son voisin marocain. Une guerre diplomatique qui partage les deux États d’Afrique du Nord sur le Sahara. (Photo, AFP)
L'Algérie est empêtrée dans une guerre froide qui ne dit pas son nom avec son voisin marocain. Une guerre diplomatique qui partage les deux États d’Afrique du Nord sur le Sahara. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 20 octobre 2022

Alger double son budget militaire dans un contexte de tension avec le Maroc

  • Le budget militaire algérien fera plus que doubler, passant de 10 à 22,7 milliards de dollars par an
  • L'Algérie est empêtrée dans une guerre froide qui ne dit pas son nom avec son voisin marocain sur la question du Sahara

CASABLANCA: Le gouvernement algérien vient d’annoncer une hausse de son budget militaire. Une hausse qui voit double, puisque ce budget passera d’une moyenne annuelle de 10  milliards de dollars à 22,7 milliards de dollars (un dollar = 0,2 euros). 

L'Algérie, qui faisait déjà partie des 30 premiers budgets militaires au monde, devra cependant attendre novembre pour que cette augmentation soit inscrite dans la loi de finance de 2023.

Selon le texte de loi, le budget du secteur de la défense nationale est divisé en trois axes: «défense nationale», «soutien logistique et multiforme» et «administration publique». Et ce sont les budgets de la défense nationale et celui de l’administration publique qui se partagent la part du lion, avec 8,5 milliards de dollars chacun.

Selon le journaliste algérien Akram Kherief, spécialiste des questions de sécurité et de défense, contacté par le site en ligne Maghreb Emergent, cette hausse s’explique en partie par «certains équipements de l’armée qui ont atteint leur période de validité, ce qui nécessite leur renouvellement», par «l’octroi de transferts sociaux, qui devraient augmenter pour les militaires comme pour les civils», ainsi que par la crise financière qu’a subi le Trésor public en raison de la baisse des revenus en hydrocarbures au cours des années précédentes. «Cela a retardé la mise en œuvre de nombreux programmes et projets et qui devraient être couverts par le budget 2023», affirme le journaliste. Des explications qui restent toutefois insuffisantes pour justifier une hausse aussi faramineuse.

 La hausse des prix des hydrocarbures due à la guerre en Ukraine permet à l'Algérie de couvrir ces dépenses, le prix du baril étant passé de 23 dollars en 2020 à 94 dollars en 2023. Il est à noter que plus de 60% du budget de l’État algérien dépend des ressources d'exportation du gaz et du pétrole.

L'Algérie est empêtrée dans une guerre froide qui ne dit pas son nom avec son voisin marocain. Une guerre diplomatique qui partage les deux États d’Afrique du Nord sur le Sahara. Le Maroc revendique sa souveraineté sur ce territoire, alors qu’Alger soutient le Front Polisario, mouvement politique et armé sahraoui.

De son côté, et pour la première fois de l'histoire du Royaume, le budget des forces armées dépasse la barre des 4,3  milliards de dollars. Le Maroc s'est par ailleurs fourni en drones et missiles auprès de la Turquie et de la Chine. Plus important encore, le Maroc s’est rapproché de Tel Aviv et a donc scellé des relations militaires solides, en signant un accord de sécurité avec Israël, pays reconnu mondialement pour la technologie de pointe utilisée dans son armement.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.