Maroc : Un syndicat proche des islamistes mobilise contre la vie chère

Des partisans de l'Union nationale du travail au Maroc protestent contre la vie chère devant le siège du parlement à Rabat, la capitale marocaine (Photo, AFP).
Des partisans de l'Union nationale du travail au Maroc protestent contre la vie chère devant le siège du parlement à Rabat, la capitale marocaine (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 24 octobre 2022

Maroc : Un syndicat proche des islamistes mobilise contre la vie chère

  • Le malaise social s'accroît au Maroc sur fond de poussée inflationniste
  • L'indice des prix à la consommation a progressé de 8,3% en septembre sur un an dans le pays

RABAT: Un syndicat proche du principal parti islamiste marocain a mobilisé plusieurs centaines de manifestants contre la vie chère, dimanche dans le centre de Rabat, signe d'un mécontentement social grandissant, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ce rassemblement, qui a eu lieu devant le Parlement, intervient après plusieurs manifestations contre la hausse des prix cette semaine à Rabat et dans d'autres villes du Maroc.

Il a été organisé par l'Union nationale des travailleurs au Maroc (UNTM), un syndicat proche du Parti de la justice et du développement (PJD), une organisation conservatrice d'obédience islamiste et principale formation de l'opposition.

C'est l'une des premières fois que des sympathisants du PJD descendent dans la rue, depuis la déroute électorale de ce parti aux législatives de septembre 2021, remportées par le parti libéral de l'homme d'affaires Aziz Akhannouch.

"Les prix grimpent et le gouvernement dort", ont scandé les militants, presque tous habillés de chasubles et coiffés de casquettes orange, la couleur du syndicat.

"Non à la hausse exorbitante des prix du carburant... Nous exigeons l'équité et la justice fiscale", pouvait-on lire sur les pancartes et entendre dans la foule.

"Ce gouvernement est là depuis un an mais il n'a toujours pas mis en place de mesures pratiques pour freiner la hausse des prix", a déclaré à l'AFP un syndicaliste.

Le malaise social s'accroît au Maroc sur fond de poussée inflationniste nourrie par la flambée des prix des matières premières au niveau mondial et une croissance atone.

L'indice des prix à la consommation a progressé de 8,3% en septembre sur un an dans le pays, en raison d'une flambée des prix alimentaires (+14,7%) qui pénalise fortement les classes populaires.

La grogne vise en particulier M. Akhannouch, le chef du gouvernement, qui a fait fortune dans la distribution de carburant et qui est accusé par ses détracteurs de profiter de l'explosion des prix à la pompe.

Dans une note récente sur les inégalités sociales, le Haut-commissariat au Plan (HCP) a indiqué que le Maroc était revenu "au niveau de pauvreté et de vulnérabilité de 2014", à cause de l'épidémie du Covid-19 et de l'inflation.


Syrie: l'ONU met en garde contre un risque de famine inégalé

Le 14 janvier 2016,, un convoi d'une cinquantaine de camions d'aide quitte Damas pour la ville syrienne de Madaya, frappée par la faim, où 40 000 habitants ont subi un siège gouvernemental paralysant qui a suscité une vive condamnation de l'ONU. (Photo de Louai BESHARA / AFP)
Le 14 janvier 2016,, un convoi d'une cinquantaine de camions d'aide quitte Damas pour la ville syrienne de Madaya, frappée par la faim, où 40 000 habitants ont subi un siège gouvernemental paralysant qui a suscité une vive condamnation de l'ONU. (Photo de Louai BESHARA / AFP)
Short Url
  • «La faim a atteint un niveau inégalé depuis 12 ans en Syrie», a déclaré le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué
  • Selon l'ONU, plus de 90% de la population syrienne vit sous le seuil de la pauvreté depuis le début, en 2011, d'un conflit sanglant ayant tué près d'un demi-million de personnes et dévasté les infrastructures du pays

BEYROUTH : Le nombre de Syriens souffrant de la faim a atteint un nouveau record après 12 ans de guerre civile, a averti vendredi l'ONU qui a mis en garde contre «une nouvelle vague d'émigration de masse».

«La faim a atteint un niveau inégalé depuis 12 ans en Syrie», a déclaré le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué.

«Douze millions de personnes ne savent pas comment elles se procureront leur prochain repas», a ajouté le PAM, auxquelles s'ajoutent «2,9 millions de personnes qui risquent de souffrir de la faim».

Selon l'ONU, plus de 90% de la population syrienne vit sous le seuil de la pauvreté depuis le début, en 2011, d'un conflit sanglant ayant tué près d'un demi-million de personnes et dévasté les infrastructures du pays.

La Syrie, dont l'économie s'est effondrée, est désormais au sixième rang des pays comptant le plus de personnes menacées d'insécurité alimentaire.

Les prix des denrées alimentaires ont été multipliés par 12 au cours des trois dernières années dans ce pays frappé en outre par la sécheresse, le choléra et le Covid-19.

La malnutrition infantile et des mères «augmente également à une vitesse sans précédent», selon le communiqué.

Si la communauté internationale n'intervient pas pour aider la Syrie, le pays risque d'être confronté à «une autre vague de d'émigration massive», a déclaré le directeur du PAM, David Beasley, lors d'une visite en Syrie cette semaine.

«Est-ce ce que veut la communauté internationale?», a-t-il ajouté, exhortant les pays donateurs à redoubler d'efforts pour «éviter cette catastrophe imminente».

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a également provoqué le déplacement de millions de personnes.

Au cours de la «crise migratoire» de 2015, l'Europe avait vu arriver sur son sol 1,2 million de personnes, dont de nombreux Syriens fuyant la guerre.


Liban: deux députés indépendants poursuivent leur sit-in au Parlement

Cette photo fournie par le bureau de presse du Parlement libanais le 19 janvier 2023 montre les parlementaires Melhem Khalaf (à gauche) et Najat Saliba faisant une déclaration à la presse à la fin d'une session dans le bâtiment du Parlement, dans le quartier du centre-ville de la capitale Beyrouth. (Photo par Stringer / Parlement Libanais / AFP)
Cette photo fournie par le bureau de presse du Parlement libanais le 19 janvier 2023 montre les parlementaires Melhem Khalaf (à gauche) et Najat Saliba faisant une déclaration à la presse à la fin d'une session dans le bâtiment du Parlement, dans le quartier du centre-ville de la capitale Beyrouth. (Photo par Stringer / Parlement Libanais / AFP)
Short Url
  • «L'Etat se délite complètement, nous voulons préserver ce qu'il en reste, à savoir le Parlement», a ajouté la députée qui dit dormir dans un salon de l'hémicycle, comme son collègue
  • La décision lundi du juge indépendant Tarek Bitar de reprendre l'enquête sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020 a déclenché une véritable guerre au sein de la justice

BEYROUTH : Une élue indépendante a promis vendredi à Beyrouth de poursuivre son sit-in au Parlement jusqu'à ce que les députés élisent un chef de l'Etat au Liban, pays sans président depuis près de trois mois et où la crise socio-économique s'aggrave.

Cette députée, l'écologiste Najat Saliba, et un collègue, l'ancien bâtonnier de Beyrouth Melhem Khalaf, entament vendredi leur deuxième semaine de sit-in pour protester contre les profonds différends politiques empêchant l'élection d'un successeur à Michel Aoun.

A l'issue d'une onzième session du Parlement le 19 janvier, qui a échoué à élire un chef de l'Etat, ils étaient restés dans l'hémicycle.

«Nous restons ici, que personne ne pense que nous allons partir» avant l'élection d'un président, a déclaré vendredi à l'AFP Najat Saliba.

«L'Etat se délite complètement, nous voulons préserver ce qu'il en reste, à savoir le Parlement», a ajouté la députée qui dit dormir dans un salon de l'hémicycle, comme son collègue.

«Nous sommes sans gouvernement, sans système financier et sans justice», a encore déploré Mme Saliba.

Parallèlement à la crise politique et économique, la décision lundi du juge indépendant Tarek Bitar de reprendre l'enquête sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020 a déclenché une véritable guerre au sein de la justice.

Le mandat du président Michel Aoun a expiré le 31 octobre et les députés, profondément divisés entre le camp du puissant Hezbollah pro-iranien et celui de leurs adversaires, n'arrivent pas à désigner un successeur.

Aucun camp ne dispose d'une claire majorité pour imposer un candidat dans un pays où l'élection d'un président prend souvent des mois.


Arrestation d’une femme accusée d’avoir tué un étudiant saoudien avec un couteau aux États-Unis

La police a retrouvé le corps d’Alwaleed Algheraibi, 25 ans, à l’intérieur d’une propriété de Hansberry Street, à Germantown, un quartier de Philadelphie. (Fournie)
La police a retrouvé le corps d’Alwaleed Algheraibi, 25 ans, à l’intérieur d’une propriété de Hansberry Street, à Germantown, un quartier de Philadelphie. (Fournie)
Nicole Marie Rodgers, 19 ans, a été arrêtée aujourd’hui. (fournie)
Nicole Marie Rodgers, 19 ans, a été arrêtée aujourd’hui. (fournie)
Short Url
  • Les enquêteurs ont déclaré à la presse locale que le téléphone de la victime et d’autres objets de valeur avaient été saisis
  • La police a confirmé aujourd’hui que Nicole Marie Rodgers avait été placée en garde à vue après avoir été recherchée pendant une semaine

DUBAÏ: La police de Philadelphie a arrêté aujourd’hui une femme de dix-neuf ans en lien avec l’agression mortelle contre un étudiant saoudien, rapportent les médias américains locaux. La femme en question aurait été la voisine de la victime.
La police a retrouvé le corps d’Alwaleed Algheraibi, 25 ans, à l’intérieur d’une propriété de Hansberry Street, à Germantown, un quartier de Philadelphie. Il avait été blessé au cou par un couteau lundi vers midi, heure locale.
Il a été déclaré mort sur les lieux.
Les enquêteurs ont déclaré à la presse locale que le téléphone de la victime et d’autres objets de valeur avaient été saisis.
La police a confirmé aujourd’hui que Nicole Marie Rodgers avait été placée en garde à vue après avoir été recherchée pendant une semaine.
Elle est accusée de meurtre, de vol qualifié, de cambriolage et de possession d’instrument du crime, précise la police.
Alwaleed Algheraibi était sur le point de finir ses études et il devait retourner en Arabie saoudite.
L’oncle de la victime a indiqué aux médias saoudiens locaux que l’accusée vivait dans l’appartement situé en face de celui de son neveu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com