Une foule digne et émue pour l'ultime adieu à Lola

Le cercueil blanc, orné d'un bouquet de fleurs blanches, a été porté à l'intérieur de l'église vers 13H45, suivi par ses parents, ses frères, ses proches et une foule d'anonymes dans un silence empli d'émotion, puis quelques notes de musique. (Photo, AFP)
Le cercueil blanc, orné d'un bouquet de fleurs blanches, a été porté à l'intérieur de l'église vers 13H45, suivi par ses parents, ses frères, ses proches et une foule d'anonymes dans un silence empli d'émotion, puis quelques notes de musique. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 octobre 2022

Une foule digne et émue pour l'ultime adieu à Lola

Le cercueil blanc, orné d'un bouquet de fleurs blanches, a été porté à l'intérieur de l'église vers 13H45, suivi par ses parents, ses frères, ses proches et une foule d'anonymes dans un silence empli d'émotion, puis quelques notes de musique. (Photo, AFP)
  • «Qu'est-ce qui nous touche tous? C'est l'atrocité de ce crime», s'est ému vendredi le président Emmanuel Macron
  • Les circonstances tragiques de la mort de l'enfant, violentée, asphyxiée et retrouvée le 14 octobre dans une malle dans la cour de son immeuble, ont suscité une vive émotion dans le pays

LILLERS: Les obsèques de la petite Lola ont débuté lundi à Lillers (Pas-de-Calais) en présence de plusieurs centaines de personnes venues rendre un dernier hommage à la fillette de 12 ans, dont le meurtre sauvage à bouleversé le pays. 

Le cercueil blanc, orné d'un bouquet de fleurs blanches, a été porté à l'intérieur de l'église vers 13H45, suivi par ses parents, ses frères, ses proches et une foule d'anonymes dans un silence empli d'émotion, puis quelques notes de musique. 

La famille avait décidé d'ouvrir ces funérailles au public, tout en réaffirmant à nouveau dimanche soir sa volonté d'"honorer la mémoire" de Lola "dans la sérénité", "le respect et la dignité", loin de toute agitation politique. 

L'inhumation dans le cimetière de Lillers, commune de 10 000 habitants dont est originaire sa mère, doit se dérouler "dans la plus stricte intimité". 

Parmi les proches figuraient des voisins de la rue Manin, à Paris, où habitait la jeune fille, ainsi que des amis du camping du Pas-de-Calais où la famille passait ses vacances. 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la secrétaire d'Etat à l'Enfance, Charlotte Caubel, et d'autres élus, dont la députée RN de la circonscription Caroline Parmentier, étaient aussi présents dans l'église de la ville, la collégiale Saint-Omer, qui peut accueillir 500 personnes. 

« Pas de mot » 

A l'extérieur, des dizaines de personnes étaient rassemblées pour écouter la messe, célébrée par l’évêque d'Arras, Mgr Olivier Leborgne, grâce à une sonorisation. 

Parmi eux, Sabine Vizenski, en larmes, venue avec ses trois petits-enfants. "Ce sont mes petits-enfants, de l'âge de Lola, qui ont demandé à venir", dit-elle. "Nous sommes là pour témoigner comme on peut de notre soutien." 

"J'ai fait 30 minutes de voiture, c’était très important pour moi", confie, plus loin, Thomas Maillot, 55 ans. "Faire ça à une gamine de cet âge... il n’y a pas de mot." 

Les circonstances tragiques de la mort de l'enfant, violentée, asphyxiée et retrouvée le 14 octobre dans une malle dans la cour de son immeuble, ont suscité une vive émotion dans le pays. 

Des grilles de sa résidence aux boîtes mails des communes où vivaient ses proches, des milliers d'anonymes ont adressé leurs condoléances. "Merci à tous pour votre soutien", a écrit la mère de Lola, dans un message Facebook partagé plus de 20 000 fois. 

Devant le domicile parisien de la famille, quelques personnes continuaient à se recueillir lundi, près d'un muret couvert de centaines de bouquets, de messages ou encore de petits tableaux représentant des mains d'enfants. 

« Indécence » 

Des dizaines de personnes avaient défilé vendredi soir à Fouquereuil (Pas-de-Calais), ville d'origine du père, pour rendre hommage à la petite fille. 

"Qu'est-ce qui nous touche tous? C'est l'atrocité de ce crime", s'est ému vendredi le président Emmanuel Macron, affirmant que la famille de la fillette avait "besoin du respect et de l'affection de la nation". 

La présence en France de la suspecte, Dahbia B., Algérienne sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a suscité de vives critiques à droite et à l'extrême-droite, le gouvernement fustigeant "l'indécence" de cette "récupération politique". 

Chez les Républicains, Eric Ciotti a tancé un "laxisme migratoire criminel", avant que son concurrent à la présidence du parti, Bruno Retailleau, annonce le dépôt prochain d'une proposition de loi pour engager "la responsabilité de l'Etat" lorsqu'il "manque à ses obligations". 

Après avoir brandi un concept de "francocide", Eric Zemmour a participé jeudi à un rassemblement avec notamment Marion Maréchal. Le RN a lui observé une minute de silence à l'Assemblée nationale. 

Dans plusieurs villes, des groupuscules identitaires ont aussi organisé des rassemblements. 

La famille avait appelé dès jeudi à ce que les différentes cérémonies se déroulent "loin des agitations politiques et médiatiques". 

Elle avait redemandé le lendemain que "cesse instamment" toute utilisation "du nom et de l'image de leur enfant à des fins politiques". 


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.