Le Louvre Abu Dhabi dévoile la plus grande exposition impressionniste au Moyen-Orient

Jusqu’au 5 février 2023, l’exposition intitulée «Impressionnisme: les voies de la modernité» présente plus de cent peintures et gravures des pionniers de l’impressionnisme. (Photo fournie)
Jusqu’au 5 février 2023, l’exposition intitulée «Impressionnisme: les voies de la modernité» présente plus de cent peintures et gravures des pionniers de l’impressionnisme. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 24 octobre 2022

Le Louvre Abu Dhabi dévoile la plus grande exposition impressionniste au Moyen-Orient

  • Connu pour sa légèreté, sa nature éphémère et ses coups de pinceau libres, l’impressionnisme a connu son essor dans le Paris des années 1870
  • L’exposition comprendra Le balcon de Manet, Le berceau de Morisot et une représentation emblématique des Parlements de Londres de Monet

ABU DHABI: La plus grande exposition de chefs-d’œuvre impressionnistes du Moyen-Orient a ouvert ses portes au Louvre Abu Dhabi – juste à temps pour le 5e anniversaire du musée des Émirats arabes unis.

Jusqu’au 5 février 2023, l’exposition intitulée «Impressionnisme: les voies de la modernité» présente plus de cent peintures et gravures des pionniers de l’impressionnisme, dont Claude Monet, Édouard Manet, Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Berthe Morisot et Gustave Caillebotte.

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La Tasse de chocolat de Pierre-Auguste Renoir. (Photo fournie)

Connu pour sa légèreté, sa nature éphémère et ses coups de pinceau libres, l’impressionnisme a connu son essor dans le Paris des années 1870, alors que la capitale entrait dans la modernité et subissait d’importants changements sociaux. Ce mouvement artistique révolutionnaire est particulièrement admiré aujourd’hui.

«Quand vous êtes face à une peinture impressionniste, vous avez toujours le sentiment qu’elle est vraiment fraîche», déclare l’un des commissaires de l’exposition, Stéphane Guégan, dans un entretien accordé à Arab News. «C’est le résultat d’un travail très direct et très spontané; c’est la sensation de regarder à travers les yeux du peintre.»

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Femmes au jardin de Claude Monet. (Photo fournie)

À l’époque, cependant, les impressionnistes – qui ont présenté leur première exposition en 1874 – étaient considérés comme des radicaux. Ils se sont libérés des contraintes de l’art classique, alors très apprécié, et ont été vivement fustigés par la presse et les critiques.

«C’était controversé... Certains étaient plus sceptiques et critiquaient même ce genre de peinture», note M. Guégan. «Les peintures étaient considérées comme inachevées, comme des esquisses.»

«Pour résumer les échos négatifs de la première exposition impressionniste, je dirais que beaucoup avaient le sentiment que les peintres essayaient de ridiculiser les visiteurs et les amateurs de l’époque», poursuit-il.

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Le Balcon d’Édouard Manet. (Photo fournie)

À certains égards, à travers leurs images vibrantes, les impressionnistes ont agi comme des commentateurs sociaux. Les thèmes qu’ils abordent sont particulièrement variés: des gares et des ponts sophistiqués, des sorties à la campagne, des femmes vêtues de robes élégantes, des intérieurs bourgeois…

«La France et l’Europe se sont transformées en sociétés très modernes et les peintres ont répondu à cette situation en changeant le sujet de leur peinture et la façon dont ils représentaient le monde extérieur», explique M. Guégan.

En plus d’explorer les thèmes de l’urbanisation et de la nature, leur art fait intervenir la mode dans l’image, faisant notamment apparaître cinq costumes de la fin des années 1800. Pour M. Guégan, «il y a un lien entre la mode et la peinture moderne, puisque toutes deux ont tenté de répondre à l’aspect transitoire de la modernité».

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Jeunes Filles au piano de Pierre-Auguste Renoir. (Photo fournie)

Cet événement culturel franco-émirati a notamment pu voir le jour grâce à la participation exceptionnelle du Musée d’Orsay, à Paris, qui prêtera, pour la première fois, un nombre important de ses peintures au monde arabe.

L’exposition comprendra Le Balcon de Manet, Le Berceau de Morisot et une représentation emblématique des Parlements de Londres de Monet, souvent considéré comme «le père de l’impressionnisme».

«En rassemblant cette incroyable série de chefs-d’œuvre, nous voulions que les visiteurs d’Abu Dhabi et d’autres parties de la région aient la chance de les voir», précise M. Guégan. «Il n’est jamais inutile de voir des chefs-d’œuvre», conclut-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".