L'Arabie saoudite tiendra en novembre des sommets sur l’environnement en Égypte

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a présidé la réunion du cabinet au palais Al-Yamamah à Riyad, informant les ministres des questions les plus récentes. (SPA)
Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a présidé la réunion du cabinet au palais Al-Yamamah à Riyad, informant les ministres des questions les plus récentes. (SPA)
Le cabinet a examiné la politique étrangère du Royaume visant à renforcer les efforts multilatéraux à travers les organisations régionales et internationales. (SPA)
Le cabinet a examiné la politique étrangère du Royaume visant à renforcer les efforts multilatéraux à travers les organisations régionales et internationales. (SPA)
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Publié le Mercredi 26 octobre 2022

L'Arabie saoudite tiendra en novembre des sommets sur l’environnement en Égypte

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a présidé la réunion du cabinet au palais Al-Yamamah à Riyad, informant les ministres des questions les plus récentes. (SPA)
Le cabinet a examiné la politique étrangère du Royaume visant à renforcer les efforts multilatéraux à travers les organisations régionales et internationales. (SPA)
  • Ces sommets coïncideront avec la conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra en Égypte au même moment
  • Le Royaume reste déterminé à soutenir l'action multilatérale sur les défis environnementaux auxquels la planète fait face

RIYAD: Mardi, le cabinet saoudien a affirmé que le Royaume s'apprêtait à lancer la deuxième édition du Sommet de l'Initiative verte du Moyen-Orient et du Forum de l'Initiative verte saoudienne en Égypte le mois prochain, coïncidant avec la COP27 qui se tiendra au même moment.

Le Royaume reste déterminé à soutenir l'action multilatérale sur les défis environnementaux auxquels la planète est confrontée, a déclaré le ministre par intérim des Médias, Majid al-Qasabi, dans un communiqué publié par l'Agence de presse saoudienne (SPA).

Au début de la session gouvernementale, le prince héritier, Mohammed ben Salmane, Premier ministre du pays, qui a présidé la réunion au palais Al-Yamamah à Riyad, a informé les ministres de sa conversation téléphonique avec le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, sur les moyens de développer la coopération conjointe entre les deux pays.

Le cabinet a examiné la politique étrangère du Royaume qui vise à renforcer les efforts multilatéraux à travers les organisations régionales et internationales, afin de relever les défis communs, en particulier en matière d'aide humanitaire, de sécurité et de protection de l'environnement.

Al-Qasabi a précisé que le cabinet a discuté du lancement de l'Initiative nationale pour les chaînes d'approvisionnement mondiales, qui vise à renforcer la position du Royaume comme pôle mondial majeur. Il a déclaré que le plan avait pour objectif d’attirer des investissements industriels et de services de qualité d'une valeur de 40 milliards de riyals saoudiens (10,63 milliards d’euros) au cours des deux premières années de son fonctionnement, ce qui contribuera à la stabilité et à la croissance de l'économie mondiale.

Le Conseil des ministres a réaffirmé que l'Arabie saoudite continuait de soutenir les efforts et les initiatives internationales visant à éradiquer la rougeole et la polio grâce aux deux accords signés par le King Salman Humanitarian Aid and Relief Center (KSrelief) avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). 

Le cabinet a également discuté de la participation du Royaume à une conférence de haut niveau sur la coopération internationale et régionale en matière de sécurité et de gestion des frontières pour lutter contre le terrorisme au Tadjikistan, où il a souligné ses efforts régionaux et internationaux.

Le cabinet a annoncé plusieurs décisions, notamment un projet d'accord de coopération avec le Niger, et un projet de protocole d'accord sur la culture avec la Tunisie.

Il a enfin autorisé le ministre de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture à signer un projet d'accord avec le Centre pour l'environnement et le développement de la région arabe et de l'Europe, et le ministre de l'Investissement à signer un projet de mémorandum avec la République tchèque.

Le Conseil des ministres a également approuvé un accord de crédit à l'exportation avec le Royaume-Uni.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.