Manifestation contre l'«ingérence» turque à Chypre-Nord avant une visite d'Erdogan

« Pas de pique-nique sur la douleur des autres! », ont lancé des manifestants pour dénoncer l' « ingérence » de la Turquie (Photo, AFP)
« Pas de pique-nique sur la douleur des autres! », ont lancé des manifestants pour dénoncer l' « ingérence » de la Turquie (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 11 novembre 2020

Manifestation contre l'«ingérence» turque à Chypre-Nord avant une visite d'Erdogan

  • « Nous nous adressons à la Turquie: vous ne pouvez pas diriger Chypre-Nord depuis Ankara! »
  • Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 du tiers nord par l'armée turque en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce

NICOSIE : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mardi à Chypre-Nord pour dénoncer l' « ingérence » de la Turquie, à quelques jours d'une visite du président turc Recep Tayyip Erdogan dans cette République autoproclamée uniquement reconnue par Ankara.

« Pas d'ingérence, mais une libre volonté! », « Liberté pour tous! », « A Chypre, la parole aux Chypriotes! », ont scandé les manifestants parmi lesquels figuraient des dirigeants de l'opposition.

« Nous nous adressons à la Turquie: vous ne pouvez pas diriger Chypre-Nord depuis Ankara! », a lancé Gulsen Erçin, une porte-parole du collectif Démocratie et Volonté, qui a organisé cette manifestation dans la partie nord de Nicosie, dernière capitale divisée au monde.

L'ex-dirigeant chypriote-turc Mustafa Akinci, défait le mois dernier à l'élection « présidentielle » par Ersin Tatar, protégé d'Ankara, a défilé avec les manifestants.

Ce rassemblement intervient avant un déplacement dimanche de M. Erdogan à Chypre-Nord.

Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 du tiers nord par l'armée turque en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. L'autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN) est très dépendante politiquement et économiquement de la Turquie qui y a déployé plus de 30.000 soldats.

La République de Chypre, seule reconnue par la communauté internationale et membre de l'Union européenne depuis 2004, exerce son autorité sur la partie de l'île située au sud de la zone tampon surveillée par l'ONU.

La manifestation de mardi reflète la colère qui a vu le jour chez de nombreux habitants de Chypre-Nord pendant la campagne pour le scrutin du mois dernier, lors de laquelle la Turquie a ouvertement appuyé M. Tatar.

A quelques jours du premier tour, Ankara avait notamment annoncé la réouverture partielle de Varosha, une cité balnéaire abandonnée et bouclée par l'armée turque depuis 1974.

Cette mesure a scandalisé le gouvernement de Chypre, qui dénonce une violation du droit international, mais aussi un grand nombre de Chypriotes-turcs qui y ont vu une intervention directe dans l'élection pour favoriser la victoire de M. Tatar.

Lors de sa visite dimanche, M. Erdogan doit se rendre à Varosha pour « piquer-niquer ».

« Pas de pique-nique sur la douleur des autres! », ont lancé des manifestants mardi.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.