Sur Mars, un impact géant de météorite écouté en direct

L'image est impressionnante: des blocs de glace ont été projetés sur la surface, et un cratère d'environ 150 mètres de diamètre et 20 mètres de profondeur a été creusé (Photo, AP).
L'image est impressionnante: des blocs de glace ont été projetés sur la surface, et un cratère d'environ 150 mètres de diamètre et 20 mètres de profondeur a été creusé (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 28 octobre 2022

Sur Mars, un impact géant de météorite écouté en direct

  • Le 24 décembre 2021, une météorite a percuté sa surface, provoquant des secousses de magnitude 4
  • Celles-ci ont été détectées par la sonde Insight et son sismomètre, atterri sur Mars il y a quasiment quatre ans

WASHINGTON: Les scientifiques qui observent la planète Mars ont reçu l'année dernière un cadeau de Noël remarquable.

Le 24 décembre 2021, une météorite a percuté sa surface, provoquant des secousses de magnitude 4.

Celles-ci ont été détectées par la sonde Insight et son sismomètre, atterri sur Mars il y a quasiment quatre ans, à quelque 3 500 kilomètres du lieu de l'impact.

Mais l'origine de ce tremblement martien n'a été confirmée que dans un deuxième temps, par le vaisseau nommé Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). En orbite autour de la planète, celui-ci a pris des clichés du cratère nouvellement formé dans les 24 heures suivant l'événement.

L'image est impressionnante: des blocs de glace ont été projetés sur la surface, et un cratère d'environ 150 mètres de diamètre et 20 mètres de profondeur a été creusé - le plus gros jamais observé depuis la mise en service de l'orbiteur MRO, il y a 16 ans.

Même si les impacts de météorites sur Mars ne sont pas rares, "nous n'aurions jamais pensé voir quelque chose d'aussi gros", a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse Ingrid Daubar, qui travaille sur les missions Insight et MRO.

Les chercheurs estiment que la météorite elle-même devait faire autour de 12 mètres - ce qui sur Terre l'aurait conduite à se désintégrer dans l'atmosphère.

"C'est tout simplement le plus gros impact de météorite au sol qui ait été écouté depuis qu'on fait de la science avec des sismographes ou des sismomètres", a expliqué à l'AFP Philippe Lognonné, professeur en planétologie ayant participé à deux études issues de ces observations, publiées jeudi dans la revue Science.

Un enregistrement audio du séisme, obtenu en accélérant les vibrations collectées par le sismomètre afin de les rendre audibles, a été diffusé par la Nasa.

Glace «utile» 

Les précieuses informations récoltées doivent permettre d'affiner la connaissance de l'intérieur de Mars, et l'histoire de sa formation.

La présence de glace, en particulier, est "surprenante", a souligné Ingrid Daubar, également co-auteure des deux études. "C'est le point le plus chaud sur Mars, le plus proche de l'équateur, où nous avons vu de la glace."

Outre l'intérêt scientifique de cette découverte pour l'étude du climat martien, la présence d'eau à cette latitude pourrait se révéler "très utile" pour de futurs explorateurs, a déclaré Lori Glaze, directrice des sciences planétaires à la Nasa.

"Nous voudrions faire atterrir des astronautes aussi près de l'équateur que possible", a-t-elle dit, du fait de températures plus chaudes. Or la glace présente sur place pourrait alors être transformée en eau ou en oxygène.

L'impact de la météorite été assez puissant pour générer à la fois et des ondes de volume (se propageant jusqu'au noyau), et des ondes de surface (traversant horizontalement la croûte de la planète) - permettant ainsi d'étudier en détails la structure interne de Mars.

La croûte sur laquelle se trouve Insight s'est ainsi révélée moins dense que celle traversée depuis le lieu de la collision.

De plus, les modèles actuels "sur la structure profonde du manteau de Mars mériteront d'être un peu réanalysés" à la lumière de ces données, a expliqué Philippe Lognonné, de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP).

Comme prévu, la sonde Insight fonctionne aujourd'hui au ralenti à cause de la poussière qui s'est accumulée sur ses panneaux solaires. Le contact sera probablement perdu d'ici "environ quatre à huit semaines", a déclaré jeudi Bruce Banerdt, du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, qui s'est dit "triste" mais s'est félicité du succès de la mission.

Insight a détecté au total plus de 1,300 "tremblements de Mars" - dont certains causés par de plus petites météorites - et les données récoltées resteront utilisées par les scientifiques du monde entier pour de nombreuses années.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com