Umrah+ Connect à Londres: repenser les itinéraires de l’Omra pour les pèlerins britanniques

Rachid Mogradia, PDG du Council of British Hajjis et hôte de l’événement, s’exprime lors de la conférence Umrah+ Connect 2021. (Photo, CBHUK)
Rachid Mogradia, PDG du Council of British Hajjis et hôte de l’événement, s’exprime lors de la conférence Umrah+ Connect 2021. (Photo, CBHUK)
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Publié le Mercredi 02 novembre 2022

Umrah+ Connect à Londres: repenser les itinéraires de l’Omra pour les pèlerins britanniques

Rachid Mogradia, PDG du Council of British Hajjis et hôte de l’événement, s’exprime lors de la conférence Umrah+ Connect 2021. (Photo, CBHUK)
  • L’événement interentreprises Umrah+ Connect organisé dimanche prochain à Londres discutera de la création d’itinéraires intéressants pour le marché du pèlerinage de l’Omra
  • Il sera accueilli par le Council of British Hajjis (CBHUK), et est soutenu par le groupe parlementaire multipartite sur le Hajj et l’Omra

LONDRES: Lors d’un événement organisé dimanche, les agences de voyage et les entreprises britanniques discuteront de la création d’itinéraires intéressants pour le marché du pèlerinage de l’Omra et de l’amélioration de l’expérience des pèlerins britanniques.

L’événement interentreprises Umrah+ Connect à Londres sera organisé en collaboration avec Nusuk, la toute première plate-forme officielle de planification, de réservation et d’expérience permettant de créer des itinéraires de l’Omra pour La Mecque, Médine ou encore d’autres destinations.

Les agences de voyage qui proposent des forfaits Omra ou souhaitent en vendre dans un avenir proche seront informés de la manière dont ils peuvent intégrer des visites de sites islamiques historiques liés à la vie du prophète Mahomet dans leurs circuits destinés aux pèlerins britanniques.

Ces sites comprennent six mosquées, un puits et une forteresse qui ont été récemment rénovés de manière à retrouver leur gloire d’antan dans la ville sainte de Médine. Les autorités saoudiennes ont annoncé les détails de cette rénovation le mois dernier.

«Cette année, nous avons fait appel à des partenaires et à des sponsors plus nombreux pour expliquer aux professionnels comment créer des itinéraires intéressants pour le marché du pèlerinage de l’Omra et comment améliorer l’expérience des pèlerins britanniques et européens lorsqu’ils accomplissent l’Omra», explique à Arab News Rachid Mogradia, PDG du Council of British Hajjis et hôte de l’événement.

Il ajoute que les voyagistes traditionnels du Royaume-Uni innovent dans la création d’itinéraires et de forfaits qui vont au-delà de la réservation de vols et d’hébergements pour les séjours à La Mecque et à Médine.

Les participants à la conférence Umrah+ Connect 2021. (Photo, CBHUK)
Les participants à la conférence Umrah+ Connect 2021. (Photo, CBHUK)

Il précise que les voyagistes s’orientent vers des forfaits qui permettent aux pèlerins de s’instruire en visitant des sites historiques importants. Cela les aide à faire le lien entre ces lieux et l’histoire et la signification des rituels de l’Omra, ainsi que la vie du prophète Mahomet.

L’événement de dimanche aidera les entreprises à «créer des opportunités en vue d’innover et de proposer des expériences de voyage exceptionnelles à ceux qui se lancent dans le pèlerinage de leur vie», assure M. Mogradia.

«Le marché britannique du voyage connaît une grande reprise après la pandémie de Covid-19, et est en pleine croissance. Il est donc primordial, aujourd’hui plus que jamais, que le secteur reste connecté et tire parti des offres et des développements sur les itinéraires, les programmes et les initiatives d’Omra+ proposés par le royaume d’Arabie saoudite. Ceux-ci enrichissent et améliorent l’expérience des pèlerins», souligne le PDG.

Parmi les sponsors de l’événement figurent les Abraj Al Bait Towers, Accor – Destinations Saintes, le Comité national pour le Hajj, l’Omra et les Activités de visite, Makarem, les hôtels Emaar al-Diyafa, Zam Zam International, l’hôtel Dar al-Taqwa de Médine et DS Rent.

Les partenaires sont notamment la compagnie aérienne nationale du Royaume, Saudia, Zamzam.com, Saudi Company for Visa and Travel Services, Emirates, Zain Telecom, Mawasim, Shaza Makkah, Mysk Touch, Somukh Aviation, Mahatat al-Alam, Safa Soft, l’entreprise Zamazemah, Destinations of the World, l’hôtel Aqiq de Médine et l’entreprise Al-Taif for Umrah Services.

Umrah+ Connect sera accueilli par le Council of British Hajjis (CBHUK), et est soutenu par le groupe parlementaire multipartite sur le Hajj et l’Omra.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.