Les femmes peuvent désormais accomplir le Hajj et l’Omra sans tuteur

Une pèlerine prie à la mosquée Namira le jour d'Arafat, pendant le Hajj 2020 (Photo, AFP).
Une pèlerine prie à la mosquée Namira le jour d'Arafat, pendant le Hajj 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 12 octobre 2022

Les femmes peuvent désormais accomplir le Hajj et l’Omra sans tuteur

  • L'État saoudien assure toutes les facilités aux pèlerins pour effectuer le Hajj et l’Omra, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite
  • «Les femmes sont désormais en sécurité partout dans le Royaume», dit l’ancienne conseillère du ministre du Hajj

LA MECQUE: Le ministre saoudien du Hajj et de l’Omra, Tawfiq ben Fawzane al-Rabiah, a annoncé que les femmes qui se rendent en Arabie saoudite pouvaient désormais effectuer leur pèlerinage sans mahram ou tuteur masculin.

Cette annonce, parmi d'autres, a eu lieu lors d'une conférence de presse tenue à l'ambassade du Royaume au Caire, selon l'agence de presse officielle SPA.

L’événement s'est déroulé en présence de l'ambassadeur saoudien en Égypte, Oussama ben Ahmed Nugali, et de hauts fonctionnaires du ministère et de l'ambassade.

Par ailleurs, le conseiller en services du Hajj et de l’Omra, Ahmed Saleh Halabi, a affirmé qu’une femme pouvait désormais effectuer le Hajj ou l’Omra sans mahram, avec «d’autres femmes ou personnes dignes de confiance. C'est ce que prônent les écoles malikite et chafiite.»

«Abbas Shoman, vice grand-imam à l’institution religieuse Al-Azhar, a affirmé en mars dernier qu'une femme était autorisée à accomplir le Hajj et l’Omra sans être accompagnée d'un mahram», a poursuivi Halabi.

L'écrivaine Faten Ibrahim Hussein, ancienne conseillère du ministre du Hajj, a indiqué que l'État saoudien assurait toutes les facilités aux pèlerins pour effectuer le Hajj et l’Omra, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

«Permettre aux femmes d'effectuer l’Omra sans la présence d’un mahram leur facilite la vie parce qu’un grand nombre d’entre elles ont des conditions sociales difficiles et risquent de ne pas trouver de mahram ou de payer trop cher pour en trouver un, alors qu'elles désirent accomplir l’Omra», a affirmé Hussein.

«Heureusement, la lutte contre toutes les formes de corruption sociale et économique a été efficace», a-t-elle ajouté.

Lorsque l’on arrête la corruption, la sécurité est établie, a-t-elle expliqué.

«Les femmes sont désormais en sécurité partout dans le Royaume, dans les transports publics et dans les ports... De plus, une organisation solide, qui inclut un système anti-harcèlement, a été établie au sein de la législation.»

«Ce sont des sanctions dissuasives pour quiconque envisage d'enfreindre la loi. D’ailleurs, les caméras de surveillance sont obligatoires dans les espaces importants, notamment les aéroports, les ports frontaliers, la Grande Mosquée, la Mosquée du Prophète, pour n’en citer que quelques-uns. Ainsi, une femme est en sécurité, surtout lorsqu'elle est en compagnie de personnes de confiance et d'autres femmes.

«De nombreuses femmes se rendent au Royaume pour y travailler, sans mahram. Grâce aux mesures de sécurité, il ne se passe pas d’incidents majeurs. Les femmes peuvent donc venir sans mahram. Il n’y a aucune raison de s’en inquiéter.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre israélien des Affaires étrangères au Somaliland, colère de la Somalie

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
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  • M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa
  • Le ministère somalien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la visite de Saar constituait une « ingérence inacceptable » dans ses affaires intérieures

MOGADISCIO : Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, s'est rendu mardi au Somaliland dans le cadre d'un voyage dénoncé par la Somalie, dix jours après qu'Israël ait officiellement reconnu la république autoproclamée comme un État indépendant et souverain.

Israël est le seul pays à avoir officiellement reconnu la sécession du Somaliland, que la Somalie a qualifiée de « mesure illégale » et a déclaré que la visite de Saar constituait une « grave violation » de sa souveraineté.

Dans une déclaration publiée sur X, M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa.

« Nous sommes déterminés à faire progresser vigoureusement les relations entre Israël et le Somaliland », a écrit Saar sur X, accompagnant son message de photos de sa rencontre avec le dirigeant du Somaliland au palais présidentiel.

Le 26 décembre, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme "Etat indépendant et souverain" depuis sa sécession en 1991 de la Somalie qui sombrait alors dans le chaos après la chute du régime militaire de l'autocrate Siad Barre.

Si Israël a invoqué le 30 décembre son droit à "entretenir des relations diplomatiques" avec les pays de son choix, sa décision a été critiquée par de nombreux pays d'Afrique et du monde musulman et vue comme une attaque contre la souveraineté somalienne.

Le président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud a lui affirmé mercredi que le Somaliland avait accepté trois conditions d'Israël: la réinstallation de Palestiniens sur son sol, l'établissement d'une base militaire dans le golfe d'Aden et l'adhésion aux accords d'Abraham, pour normaliser ses relations avec Israël.

Les deux premières allégations ont été qualifiées de "mensongères" jeudi par le ministère des Affaires étrangères du Somaliland, pour qui l'accord entre les deux pays est "purement diplomatique".

La reconnaissance du pays "et l'arrivée d'Israël ne causeront pas de violences, n’apporteront pas de conflits et ne nuiront jamais à quiconque", avait affirmé fin décembre le ministre de la Présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi.

"Cela ne nuira ni à la Somalie, ni aux Arabes, ni à qui que ce soit", avait-il avancé, ajoutant que la collaboration avec Israël se ferait "dans les domaines de l'amélioration de notre économie, de la production agricole, dans lesquels Israël excelle, et de l’eau".

Des analystes estiment aussi qu'une alliance avec le Somaliland est particulièrement avantageuse pour Israël en raison de sa position stratégique sur le détroit de Bab-el-Mandeb, face aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran et qui ont mené de nombreuses attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza.


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.