Espagne: des milliers de personnes dans la rue pour réclamer des hausses de salaire

Des milliers de personnes ont défilé jeudi à Madrid à l'appel des deux principaux syndicats ouvriers pour réclamer des hausses de salaires face à l'inflation, le 3 novembre 2022.(Photo, AFP)
Des milliers de personnes ont défilé jeudi à Madrid à l'appel des deux principaux syndicats ouvriers pour réclamer des hausses de salaires face à l'inflation, le 3 novembre 2022.(Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 03 novembre 2022

Espagne: des milliers de personnes dans la rue pour réclamer des hausses de salaire

Des milliers de personnes ont défilé jeudi à Madrid à l'appel des deux principaux syndicats ouvriers pour réclamer des hausses de salaires face à l'inflation, le 3 novembre 2022.(Photo, AFP)
  • Les manifestants, au nombre de 25 000 selon la délégation du gouvernement (équivalent d'une préfecture) à Madrid, avaient répondu à l'appel des Commissions ouvrières (CCOO) et de l'UGT
  • Cette manifestation survient alors que le gouvernement espagnol négocie avec les syndicats de salariés et les organisations patronales une nouvelle hausse du salaire minimum (SMI), actuellement de 1 000 euros bruts par mois sur 14 mois

MADRID: Des milliers de personnes ont défilé jeudi à Madrid à l'appel des deux principaux syndicats ouvriers pour réclamer des hausses de salaires face à l'inflation, menaçant de poursuivre la mobilisation faute d'accord avec le patronat dans les négociations en cours. 

Les manifestants, au nombre de 25 000 selon la délégation du gouvernement (équivalent d'une préfecture) à Madrid, avaient répondu à l'appel des Commissions ouvrières (CCOO) et de l'UGT. 

Ils se sont rassemblés dans plusieurs lieux de la capitale avant de converger vers la Plaza Mayor, au coeur de Madrid, derrière une vaste banderole sur laquelle était écrit: "salaire ou conflit". 

Les salariés sont "venus de toute l'Espagne avec un slogan très clair: ou il y a une hausse des salaires, ou les conflits dans le monde du travail vont augmenter de façon exponentielle dans notre pays tout au long de l'année prochaine", a déclaré Unai Sordo, secrétaire général de CCOO. 

Un message relayé par le leader de l'UGT Pepe Álvarez, qui a appelé le patronat à garantir le maintien du "pouvoir d'achat" des salariés. Il faut que "la richesse" soit mieux "répartie" et qu'elle "ne reste pas aux mains de quelques uns", a-t-il lancé. 

Les manifestants dénonçaient l'érosion de leur pouvoir d'achat, l'inflation ayant atteint 7,3% sur un an en octobre. Un niveau en nette baisse par rapport au pic de juillet (10,8%), mais néanmoins encore très élevé, en raison d'une flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation. 

"Les salaires sont encore super bas", alors que les prix des produits "essentiels" ont bondi, déplore María Luisa Ortega, employée du secteur des services. Pour cette femme de 57 ans, il est nécessaire "d'aligner les salaires sur l'inflation". 

Cette manifestation survient alors que le gouvernement espagnol négocie avec les syndicats de salariés et les organisations patronales une nouvelle hausse du salaire minimum (SMI), actuellement de 1 000 euros bruts par mois sur 14 mois. 

Le parti de gauche radicale Podemos, allié du Parti socialiste de Pedro Sánchez au sein de la coalition au pouvoir, milite pour une forte revalorisation de ce salaire minimum, de l'ordre de 10%, pour prendre en compte l'inflation. Une hausse à laquelle s'oppose le patronat, qui se dit inquiet pour la trésorerie des entreprises, notamment les plus petites. 

Le gouvernement de M. Sánchez s'est engagé à porter le salaire minimum à 60% du salaire moyen d'ici à la fin de la législature, en décembre 2023, afin de hisser le salaire minimum espagnol au niveau de celui de ses voisins européens. 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Short Url
  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

Short Url
  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.