Budget: Borne surmonte une nouvelle motion de censure et clôt un premier chapitre houleux

"J'appelle solennellement à la solidarité de tous les parlementaires. Il ne doit pas avoir d'opposition de façade, aucun d'entre nous ne doit servir de bouée de sauvetage à ce gouvernement", avait dit M. Ratenon dans l'hémicycle. (AFP).
"J'appelle solennellement à la solidarité de tous les parlementaires. Il ne doit pas avoir d'opposition de façade, aucun d'entre nous ne doit servir de bouée de sauvetage à ce gouvernement", avait dit M. Ratenon dans l'hémicycle. (AFP).
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

Budget: Borne surmonte une nouvelle motion de censure et clôt un premier chapitre houleux

  • Riposte à la quatrième utilisation de l'article 49.3 de la Constitution par la Première ministre Elisabeth Borne, la motion n'a recueilli que 188 voix, loin de la majorité absolue de 289 députés
  • Son rejet vaut adoption en première lecture de l'ensemble du budget pour 2023 de l'Etat, comme déjà lundi celui de la Sécu

PARIS : L'Assemblée nationale a largement rejeté vendredi une motion de censure des députés Insoumis, une nouvelle fois soutenue par le RN mais privée des voix socialistes, permettant à l'exécutif de clore un premier chapitre de débats budgétaires houleux.

Riposte à la quatrième utilisation de l'article 49.3 de la Constitution par la Première ministre Elisabeth Borne, la motion n'a recueilli que 188 voix, loin de la majorité absolue de 289 députés.

Son rejet vaut adoption en première lecture de l'ensemble du budget pour 2023 de l'Etat, comme déjà lundi celui de la Sécu. Le projet de budget passe ainsi au Sénat, qui l'examinera à partir du 17 novembre en séance, dans une version remodelée par le gouvernement.

Le vote a eu lieu vendredi soir dans un hémicycle encore ébranlé par le tollé autour des propos d'un élu RN à l'encontre d'un collègue Insoumis, jugés racistes par la grande majorité des députés, et qui lui ont valu une exclusion de 15 jours.

Le groupe d'extrême droite, qui a choisi de ne pas déposer cette fois sa propre motion, a toutefois apporté ses voix à celles de LFI. Une motion "n'est pas l'approbation d'un projet politique", a justifié la députée RN Laure Lavalette.

Ce soutien n'a pas manqué d'alimenter les dénonciations par la majorité présidentielle d'une "collusion" de la gauche avec l'extrême droite.

"Je ne confonds pas La France Insoumise et le Rassemblement national", a lancé Elisabeth Borne dans l'hémicycle. Mais, après l'"injure abjecte" du député RN, "les voix du RN se joindront à celles" de LFI "une fois de plus", a-t-elle déploré juste avant le vote, jugeant que "l’ambivalence insoumise atteint son paroxysme".

Le PS dit non

Les députés LFI avaient pris soin de préciser dans leur motion que leur "projet" et leur "vision de la société" les "placent en opposition frontale avec l'extrême droite".

"Il ne doit pas y avoir d'opposition de façade, aucun d'entre nous ne doit servir de bouée de sauvetage à ce gouvernement", a toutefois lancé à "tous les parlementaires" l'insoumis Jean-Hugues Ratenon, à l'ouverture des débats, exhortant à ne pas craindre le "chantage à la dissolution".

Aucun socialiste n'a toutefois apporté sa voix à la motion LFI, "pour ne pas en banaliser l'usage", a fait valoir leur orateur Jérôme Guedj. Au total, 51 voix ont manqué parmi les 151 députés Nupes (PS, EELV, PCF, LFI).

La motion n'avait quoi qu'il en soit aucune chance d'être adoptée, faute de soutien des députés LR. "Si nous le jugeons utile le moment venu, nous déposerons notre propre motion de censure", a assuré la députée LR Véronique Louwagie.

Dans leur texte, les Insoumis reprochaient au gouvernement un "mépris du pouvoir parlementaire". Outre un budget jugé insuffisant, ils fustigaient le fait que l'exécutif, privé de majorité absolue, ait écarté de nombreux amendements que les oppositions avaient réussi à faire adopter.

La Première ministre a elle défendu bec et ongles son texte, mettant en avant "des moyens massifs pour atteindre le plein emploi", "des investissements majeurs pour la transition écologique", et des hausses de budget pour les ministères régaliens. Elle a par ailleurs assuré avoir tenu compte de certains votes de l'Assemblée.

Budget remodelé

Dans la partie "dépenses", l'exécutif a surtout retenu des amendements portés par le camp présidentiel, comme la hausse des salaires des accompagnants d'élèves handicapés ou un soutien à l'hébergement d'urgence.

Mais il a notamment écarté les 12 milliards d'euros pour la rénovation thermique des logements, votés contre son avis.

Dans la partie "recettes", le gouvernement a également écarté des amendements votés, comme celui du PS pour un crédit d'impôt pour tous les résidents en Ehpad.

Il n'avait pas retenu non plus un amendement pour une taxation des "superdividendes", proposition de son allié Modem qui avait recueilli des soutiens des oppositions et jusqu'au sein de Renaissance.

Le gouvernement justifie le tri effectué par le caractère "irresponsable" de plusieurs votes. Selon Elisabeth Borne, certaines mesures auraient ainsi eu pour conséquence d'"abolir", en le privant de financement, le "bouclier tarifaire", mesure phare du projet de loi de finances devant limiter à 15% les hausses des prix réglementés du gaz et de l'électricité.

Selon la gauche, le gouvernement aurait pu trouver de nouveaux financements.


Orages : tous les modes de transports fortement perturbés dans le sud de la France

Les orages qui ont frappé lundi soir le sud de la France ont provoqué de très fortes perturbations dans tous les modes de transports, d'ouest en est, que ce soit sur les routes, le rail et dans le ciel, a indiqué le ministère des Transports dans un point de situation. (AFP)
Les orages qui ont frappé lundi soir le sud de la France ont provoqué de très fortes perturbations dans tous les modes de transports, d'ouest en est, que ce soit sur les routes, le rail et dans le ciel, a indiqué le ministère des Transports dans un point de situation. (AFP)
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  • Dans le domaine ferroviaire, "les orages entraînent de nombreuses perturbations sur plusieurs axes", avec notamment une interruption du trafic "entre Narbonne et Sète depuis 18h30"
  • Côté TER, le trafic est "fortement perturbé" en région Nouvelle-Aquitaine, "avec de nombreuses suppressions", selon le ministre qui table sur un retour à la normale pour mardi matin

PARIS: Les orages qui ont frappé lundi soir le sud de la France ont provoqué de très fortes perturbations dans tous les modes de transports, d'ouest en est, que ce soit sur les routes, le rail et dans le ciel, a indiqué le ministère des Transports dans un point de situation.

Dans le domaine ferroviaire, "les orages entraînent de nombreuses perturbations sur plusieurs axes", avec notamment une interruption du trafic "entre Narbonne et Sète depuis 18h30", a indiqué sur X le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ajoutant qu'"une vingtaine de trains dont 6 TGV sont retardés jusqu’à 2h".

Côté TER, le trafic est "fortement perturbé" en région Nouvelle-Aquitaine, "avec de nombreuses suppressions", selon le ministre qui table sur un retour à la normale pour mardi matin.

En Indre-et-Loire, à Saint-Pierre-des-Corps, sur la LGV Atlantique, "le trafic est interrompu depuis 19h10 en raison d'une perte d’alimentation électrique", et un TGV, un Ouigo et une dizaine de TER "sont retardés jusqu’à 1 h", indique M. Tabarot, qui exprime son "soutien aux voyageurs dont les déplacements sont perturbés" et aux agents "mobilisés pour rétablir les conditions de circulation".

Sur les routes, "des restrictions de circulation, avec notamment des abaissements de vitesse maximale autorisée, ont été prises sur l’ensemble des autoroutes et routes nationales en zone Sud", a indiqué le ministre, appelant "chacun à faire preuve de la plus grande prudence dans ses déplacements".

Enfin, en raison de la forte activité orageuse, le trafic aérien est également "perturbé" dans les aéroports de Bordeaux, Toulouse, Marseille et Nice, ainsi que sur les aéroports parisiens, a indiqué M. Tabarot, faisant état de "retards et (...) annulations de vols.


L'Arabie saoudite et la France appellent à la diplomatie avec l'Iran, réaffirment leur soutien à un État palestinien 

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont abordé plusieurs points chauds de la région dans une déclaration commune publiée lundi à Paris. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont abordé plusieurs points chauds de la région dans une déclaration commune publiée lundi à Paris. (SPA)
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  • Riyad et Paris appellent à une navigation sans restriction dans le détroit d'Ormuz et à une solution négociée au conflit nucléaire avec l'Iran
  • Soutien à la création d'un État palestinien, à la souveraineté du Liban, au redressement de la Syrie et au renforcement des liens en matière de défense et d'économie

PARIS : L’Arabie saoudite et la France ont appelé à une solution négociée concernant l’Iran, au rétablissement d’une navigation sans restriction dans le détroit d’Ormuz et à la poursuite des efforts en faveur de la création d’un État palestinien, alors que le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont présenté une vision commune globale pour la sécurité au Moyen-Orient et un partenariat stratégique élargi.

Dans une déclaration commune publiée à l’issue de leur rencontre à Paris lundi, les deux dirigeants ont souligné que la stabilité au Moyen-Orient devait reposer sur la souveraineté des États, le respect du droit international et la recherche de solutions politiques et diplomatiques aux conflits et aux menaces pour la sécurité.

L’Iran occupait une place prépondérante dans cette déclaration, Riyad et Paris soulignant la nécessité d’une solution négociée pour éviter toute nouvelle escalade et garantir la sécurité régionale.


Le président français Emmanuel Macron, au centre à droite, et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, au centre à gauche, assistent à une réunion au Cercle de l’Union interalliée à Paris, en France, le lundi 24 août 2026. (AP)
Les deux parties ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une solution diplomatique garantissant le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et ont appelé Téhéran à reprendre une coopération totale avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Ils ont également condamné les attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz et les menaces pesant sur la sécurité des voies navigables, soulignant la nécessité de rétablir la navigation dans ce passage stratégique dans les conditions qui prévalaient avant le 28 février 2026.

Les deux pays ont spécifiquement appelé à la liberté de navigation, à un trafic maritime régulier et à l’absence de péages ou de restrictions, directs ou indirects, au passage, conformément au droit international.


Le prince héritier saoudien arrive à l'Élysée pour une rencontre avec Macron

Le président français Emmanuel Macron serre la main du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à son arrivée pour une rencontre à l'Élysée, à Paris, le 24 août 2026. (Reuters)
Le président français Emmanuel Macron serre la main du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à son arrivée pour une rencontre à l'Élysée, à Paris, le 24 août 2026. (Reuters)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a été reçu lundi à l’Élysée, à Paris, par le président français Emmanuel Macron
  • Auparavant, le prince héritier avait rencontré le Premier ministre français Sébastien Lecornu à l’Hôtel des Invalides, dans la capitale française

PARIS : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a été reçu lundi à l’Élysée, à Paris, par le président français Emmanuel Macron.

Auparavant, le prince héritier avait rencontré le Premier ministre français Sébastien Lecornu à l’Hôtel des Invalides, dans la capitale française.

Après avoir passé en revue la garde d'honneur, le prince héritier s'est rendu à l'Élysée où il sera reçu par le président français Emmanuel Macron.

Les deux dirigeants tiendront des entretiens et une réunion du Conseil de partenariat stratégique aura lieu.