Corée du Sud: un bombardier américain B-1B rejoint les exercices aériens conjoints

Dans ce document, une photo prise le 30 juillet 2017 et publiée par l'US Air Force montre un B-1B Lancer de l'US Air Force participant à une mission de 10 heures depuis la base aérienne d'Andersen, à Guam, dans l'espace aérien japonais et au-dessus de la péninsule coréenne. (AFP)
Dans ce document, une photo prise le 30 juillet 2017 et publiée par l'US Air Force montre un B-1B Lancer de l'US Air Force participant à une mission de 10 heures depuis la base aérienne d'Andersen, à Guam, dans l'espace aérien japonais et au-dessus de la péninsule coréenne. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 05 novembre 2022

Corée du Sud: un bombardier américain B-1B rejoint les exercices aériens conjoints

  • Le B-1B est un bombardier supersonique peu détectable par les radars, capable de voler à très basse altitude et d'emporter des armes nucléaires
  • L'état-major inter-armées avait également annoncé que les avions mobilisés pour les exercices militaires sont également «prêts» à décoller

SEOUL: Un bombardier américain B-1B va participer samedi aux exercices aériens en cours en Corée du Sud menés conjointement par Séoul et Washington, a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de la Défense sud-coréen.

"B-1B est programmé pour participer à l'entraînement de l'après-midi", a précisé ce responsable, sans donner plus de détail sur cette démonstration de force après une campagne de lancement de missiles par la Corée du Nord.

Le B-1B est un bombardier supersonique peu détectable par les radars, capable de voler à très basse altitude et d'emporter des armes nucléaires.

L'armée sud-coréenne avait annoncé vendredi avoir déployé quelque 80 avions furtifs, après avoir détecté 180 avions de combat nord-coréens, nouvel épisode de la spectaculaire montée des tensions dans la péninsule coréenne où Séoul et Washington conduisent des exercices militaires conjoints.

L'état-major inter-armées avait également annoncé que les avions mobilisés pour les exercices militaires sont également "prêts" à décoller.

Ces exercices aériens conjoints ont été prolongés jusqu'à samedi après le tir apparemment raté jeudi d'un missile balistique intercontinental (ICBM) par la Corée du Nord.

Au Conseil de sécurité, les Etats-Unis ont dénoncé vendredi les tirs répétés de missiles par la Corée du Nord qui "tournent en ridicule" le Conseil de sécurité de l'ONU, avec la complicité de la Russie et de la Chine proches de Pyongyang.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a exhorté, par la voix de son porte-parole, à ce que "la Corée du Nord s'abstienne immédiatement de tout acte de provocation et se conforme pleinement à ses obligations découlant des résolutions du Conseil de sécurité".

Il s'est dit "profondément préoccupé par les tensions sur la péninsule coréenne et la poussée d'une rhétorique de confrontation", a insisté son porte-parole Stéphane Dujarric.

Pyongyang a tiré une trentaine de missiles mercredi et jeudi, dont un a terminé sa course près des eaux territoriales du Sud pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée en 1953.

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a parlé d'une "invasion territoriale de fait".

La Corée du Nord considère depuis toujours les manœuvres militaires américano-sud-coréennes comme des répétitions générales à une invasion de son territoire ou à un renversement de son régime.


Ethiopie: une attaque dans une église orthodoxe fait deux morts

Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Short Url
  • Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center
  • L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la «persécution» des chrétiens orthodoxes

NAIROBI: Deux jeunes chrétiens orthodoxes ont été tués samedi lors d'une attaque dans une église de cette obédience dans le sud de l'Ethiopie, a annoncé un média lié à ce culte.

Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center (TMC), organe de l'église ortodoxe dans ce pays. Abune Henok, l'archevêque du diocèse d'Addis Abeba, y a qualifié cette attaque de "honteuse et déchirante".

Le TMC a accusé les forces de sécurité d'avoir mené cette attaque dans la ville située à environ 250 kilomètres au sud de la capitale.

Il était impossible dans l'immédiat de vérifier ces informations de manière indépendante.

L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la "persécution" des chrétiens orthodoxes, selon le TMC.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions au sein de l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo, après que des évêques rebelles ont créé le mois dernier leur propre synode dans la région d'Oromia, la plus peuplée du pays.

L'unité de cette Eglise, l'une des plus anciennes au monde et qui compte environ 40% des 115 millions d'Ethiopiens, est dès lors menacée.

L'Eglise Tewahedo, dirigée par le patriarche Abune Mathias depuis une décennie, a déclaré la scission illégale et excommunié les évêques impliqués.

L'Eglise a également accusé le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed d'interférer dans ses affaires et de faire des déclarations qui de fait reconnaissent le "groupe illégitime".

M. Abiy, lui-même issu de la communauté Oromo, a appelé cette semaine les responsables au dialogue et affirmé que les deux parties avaient "leur propre vérité".

Les prêtres dissidents accusent l'Eglise de discrimination et d'hégémonie linguistique et culturelle, en faisant valoir qu'elle ne s'adresse pas aux congrégations en Oromia dans leur langue maternelle, des plaintes balayées par le patriarcat.

Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a publié vendredi une déclaration exprimant sa "profonde inquiétude" face aux tensions au sein de l'institution éthiopienne.

"Nous appelons tous les dirigeants politiques d'Ethiopie à soutenir l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo dans ses efforts pour parvenir à l'unité et à la paix entre ses membres", a déclaré le secrétaire général du COE, Jerry Pillay.


Chili: 16 morts dans des incendies de forêts, selon un nouveau bilan

Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
Short Url
  • Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes
  • Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC

CONCEPCION, Chili: Au moins 16 personnes sont mortes dans plus de 250 incendies de forêt survenus dans le centre du Chili, où sévit une intense vague de chaleur, selon un nouveau bilan présenté samedi par les autorités.

Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred).

Selon lui, 24 autres personnes ont été blessées et 88 habitations ont été détruites.

Un précédent bilan faisait état vendredi de 13 morts. Parmi eux, un pilote de nationalité bolivienne et un mécanicien de nationalité chilienne qui se sont écrasés dans un hélicoptère qui luttait contre les feux, selon le Senapred.

Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC, ce qui fait craindre aux autorités une catastrophe comme celle de 2017.

Cette année là, un gigantesque incendie de forêt avait fait 11 morts, quelque 6 000 sinistrés, détruit plus de 1 500 maisons et ravagé 467 000 hectares de terres.


Ethiopie: le gouvernement annonce l'envoi de fonds au Tigré

Dans cette photo d'archive prise le 05 juin 2022, Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, observe une minute de silence lors d'une cérémonie en l'honneur des membres de la police fédérale à Addis-Abeba, en Éthiopie. (Photo, AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 05 juin 2022, Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, observe une minute de silence lors d'une cérémonie en l'honneur des membres de la police fédérale à Addis-Abeba, en Éthiopie. (Photo, AFP)
Short Url
  • 90 millions de dollars seront envoyés vers la capitale du Tigré afin d'y faire redémarrer les services bancaires dans cette région ravagée par la guerre
  • Vendredi, le Premier ministre avait rencontré pour la première fois des chefs tigréens depuis un accord de paix signé en novembre

NAIROBI: Le gouvernement éthiopien a annoncé samedi qu'il avait commencé à envoyer l'équivalent d'environ 90 millions de dollars vers la capitale du Tigré afin d'y faire redémarrer les services bancaires dans cette région ravagée par la guerre.

"Conformément à la décision prise par le Premier ministre Abiy, la Banque nationale a commencé à envoyer cinq milliards de birr à Mekele pour les distribuer à partir de lundi", a tweeté Redwan Hussein, conseiller à la sécurité nationale d'Abiy Ahmed.

Il a ajouté qu'à partir de samedi, la compagnie aérienne nationale Ethiopian Airlines augmentait le nombre de ses vols vers la région, passant de trois à cinq par jour.

Vendredi, le Premier ministre avait rencontré pour la première fois des chefs tigréens depuis un accord de paix signé en novembre, après un conflit sanglant ayant opposé le gouvernement fédéral aux rebelles de cette région du nord de l'Ethiopie.

L'accord de paix du 2 novembre à Pretoria, en Afrique du Sud, prévoit notamment un désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et la réouverture des accès et communications vers cette région coupée du monde depuis mi-2021.

Depuis l'accord signé dans la capitale sud-africaine, les combats se sont arrêtés et les livraisons d'aide au Tigré ont repris, sachant que cette région fait de longue date face à de graves pénuries de nourriture, de carburant, d'argent et de médicaments.

La guerre, qui avait éclaté en novembre 2020, a déplacé plus de deux millions de personnes et placé des centaines de milliers de personnes dans des conditions proches de la famine, selon l'ONU. Les Etats-Unis évaluent le nombre de morts à 500.000.