La ministre pakistanaise de l’Information accuse Imran Khan d'inciter à la violence après une tentative d'assassinat

La ministre pakistanaise de l'Information, Marriyum Aurangzeb (D), a déclaré que l'ancien leader Imran Khan (G), blessé par balle en début de semaine, voulait « le chaos dans le pays ». (Reuters/File Photos)
La ministre pakistanaise de l'Information, Marriyum Aurangzeb (D), a déclaré que l'ancien leader Imran Khan (G), blessé par balle en début de semaine, voulait « le chaos dans le pays ». (Reuters/File Photos)
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Publié le Dimanche 06 novembre 2022

La ministre pakistanaise de l’Information accuse Imran Khan d'inciter à la violence après une tentative d'assassinat

  • Demander au Premier ministre Shehbaz Sharif de démissionner est « ridicule », selon la ministre de l'Information Marriyum Aurangzeb
  • Khan accuse Sharif, le ministre de l'Intérieur et le chef du contre-espionnage d'être responsables de la fusillade

DUBAΪ : La ministre pakistanaise de l'Information a accusé samedi l'ancien Premier ministre Imran Khan d'inciter à la violence après que son parti politique a appelé à une manifestation nationale en réponse à sa blessure par balle.

Khan a été blessé par balle à la jambe jeudi en saluant la foule depuis un conteneur monté sur un camion alors qu'il menait une marche de protestation vers Islamabad depuis Lahore afin de faire pression sur le gouvernement pour qu'il annonce des élections anticipées.

Khan, chef du parti Pakistan Tehreek-e-Insaf, a été démis de ses fonctions lors d'un vote de défiance du Parlement en avril. Depuis, il a souvent déclaré que son éviction faisait partie d'une « conspiration étrangère » soutenue par les États-Unis. Washington et les opposants de Khan, qui sont maintenant au pouvoir, nient cette affirmation.

Depuis la fusillade, Khan incrimine trois responsables : le Premier ministre Shehbaz Sharif, le ministre de l'Intérieur Rana Sanaullah et le directeur général du contre-espionnage de l'Inter-Services Intelligence, le général de division Faisal Naseer.

Il n'a toutefois pas fourni de preuves à l'appui de ses accusations, que le gouvernement et l'armée ont qualifiées de sans fondement et d'irresponsables.

Après que le parti de Khan a appelé ses partisans à se mobiliser samedi dans tout le pays pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une tentative d'assassinat et demander la démission de Sharif, la ministre pakistanaise de l'Information, Marriyum Aurangzeb, a déclaré que l'ancien dirigeant voulait « le chaos dans le pays ».

« C'est absurde, et totalement ridicule «, a-t-elle déclaré à Arab News dans une interview téléphonique samedi.

« Comment le premier ministre est-il lié à cet incident ? Khan incite à la violence au Pakistan et à la haine au Pakistan. »

L'attentat ayant eu lieu dans la province du Pendjab, gouvernée par le PTI, Aurangzeb a déclaré que Khan disposait de tout ce dont il avait besoin - administration, police et services de renseignement - pour mener une enquête, mais qu'il n'avait pas encore déposé ne serait-ce qu'un rapport d’information préliminaire, qui est la première étape de la procédure légale pour lancer une enquête.

« C’est un fait que 48 heures se sont écoulées depuis l'incident et que le rapport préliminaire n'a été enregistré dans aucun poste de police du Pendjab », a-t-elle déclaré, ajoutant que s'il le souhaitait, Khan pouvait demander à une agence internationale, comme Scotland Yard au Royaume-Uni, de l'aider dans son enquête.

Le gouvernement pakistanais a demandé une enquête immédiatement après l'attentat, a déclaré Aurangzeb.

« Dès que l'incident s'est produit, le Premier ministre pakistanais a appelé le ministre de l'Intérieur et a immédiatement demandé un rapport initial au secrétaire général du Pendjab et à l'IG (inspecteur général) du Pendjab », a-t-elle déclaré.

« Et le ministre de l'Intérieur a reçu l'ordre de mettre à disposition, toute l'assistance au gouvernement du Pendjab pour toute enquête et question de sécurité qu'ils souhaitent. »

Mais lors d'un point de presse à l'hôpital Shaukat Khanum Memorial de Lahore vendredi, Khan, assis dans un fauteuil roulant avec ses jambes bandées, a mis en doute la possibilité d'une enquête impartiale.

« Trois personnes ont élaboré le plan », a-t-il déclaré aux journalistes, en nommant Sharif, Sanaullah et Nasser.

« Tant que ces trois personnes n'auront pas démissionné, comment pourra-t-il y avoir une enquête ? ».  

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.