Accident d'avion en Tanzanie : l'épave extraite du lac Victoria

Les sauveteurs recherchent des survivants après qu'un vol Precision Air qui transportait 43 personnes a plongé dans le lac Victoria alors qu'il tentait d'atterrir dans la ville lacustre de Bukoba, en Tanzanie, le 6 novembre 2022 (Photo, AFP).
Les sauveteurs recherchent des survivants après qu'un vol Precision Air qui transportait 43 personnes a plongé dans le lac Victoria alors qu'il tentait d'atterrir dans la ville lacustre de Bukoba, en Tanzanie, le 6 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 novembre 2022

Accident d'avion en Tanzanie : l'épave extraite du lac Victoria

  • «Nous avons complètement sorti l'avion de l'eau et maintenant l'enquête professionnelle sur la cause de l'accident est en cours», a déclaré l'Autorité aéroportuaire de Tanzanie (TAA) dans un communiqué
  • Le vol PW494 de la compagnie Precision Air, en provenance de la capitale économique Dar es Salaam, s'est écrasé avec 43 personnes à son bord. L'accident est dû au mauvais temps, selon la police

DAR ES SALAAM: Les autorités tanzaniennes ont annoncé mardi que l'épave d'un avion qui s'était abîmé dimanche dans le lac Victoria, a été extraite de l'eau, après l'une des catastrophes aériennes les plus meurtrières de l'histoire du pays. 

Dix-neuf personnes sont mortes lorsque l'avion de Precision Air a plongé dans les eaux du plus grand lac d'Afrique, à une centaine de mètres de l'aéroport de Bukoba, dans le nord-ouest du pays, déclenchant des opérations de sauvetage intensives de secouristes, pêcheurs et habitants pour tenter de récupérer des survivants. 

Le vol PW494 de la compagnie Precision Air, en provenance de la capitale économique Dar es Salaam, s'est écrasé avec 43 personnes à son bord. L'accident est dû au mauvais temps, selon la police. 

"Nous avons complètement sorti l'avion de l'eau et maintenant l'enquête professionnelle sur la cause de l'accident est en cours", a déclaré l'Autorité aéroportuaire de Tanzanie (TAA) dans un communiqué. 

"L'aéroport de Bukoba sera rouvert prochainement pour permettre aux opérations aériennes de se poursuivre comme d'habitude", a-t-elle ajouté. 

Des images vidéo diffusées par des médias locaux montrent l'épave tordue de l'avion tirée par une grue, son nez tombant vers le sol, avant d'être déposé sur l'herbe. 

Precision Air, la plus grande compagnie aérienne privée de Tanzanie, a indiqué que l'appareil accidenté était un ATR 42-500, fabriqué par la société franco-italienne ATR, et avait à son bord 43 personnes - 39 passagers, dont un bébé, et quatre membres d'équipage. Vingt-quatre personnes ont survécu à l'accident. 

Un ressortissant kényan et un Britannique figurent parmi les victimes, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gerson Msigwa, devant des journalistes à Bukoba. 

"Nous sommes en communication avec les ambassades respectives pour acheminer les corps", a-t-il déclaré. 

M. Msigwa a ajouté que des enquêteurs d'ATR sont attendus mardi en Tanzanie pour y rejoindre leurs homologues de Precision Air et de la TAA, déjà sur place. 

Le Premier ministre tanzanien Kassim Majaliwa et plusieurs ministres ont assisté lundi avec des centaines de personnes au stade Kaitaba de Bukoba à une cérémonie de prières menée par des religieux musulmans et chrétiens, avant la remise des corps des victimes à leurs familles. 

Propriété de la compagnie nationale kényane Kenya Airways, Precision Air a été fondée en 1993 et exploite des vols intérieurs et régionaux ainsi que des charters privés vers des destinations touristiques comme le parc national du Serengeti et l'archipel de Zanzibar. 

Cet accident survient cinq ans après la mort de 11 personnes dans le crash d'un avion appartenant à une société de safari dans le nord de la Tanzanie. 

En 1999, une douzaine de personnes, dont dix touristes américains, avaient été tuées dans un accident d'avion dans le nord de la Tanzanie alors qu'elles effectuaient un vol entre le parc national du Serengeti et l'aéroport du Kilimandjaro. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.