Tanzanie: 19 morts dans le crash d'un avion qui s'est abîmé dans le lac Victoria

Des vidéos diffusées sur les médias locaux montrent l'avion en grande partie submergé alors que les sauveteurs à l'eau tentent de récupérer des survivants. (Réseaux sociaux/NTV)
Des vidéos diffusées sur les médias locaux montrent l'avion en grande partie submergé alors que les sauveteurs à l'eau tentent de récupérer des survivants. (Réseaux sociaux/NTV)
 Les secouristes tentent de soulever l'avion hors de l'eau à l'aide de câbles et de grues. (Réseaux sociaux/NTV)
Les secouristes tentent de soulever l'avion hors de l'eau à l'aide de câbles et de grues. (Réseaux sociaux/NTV)
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Publié le Dimanche 06 novembre 2022

Tanzanie: 19 morts dans le crash d'un avion qui s'est abîmé dans le lac Victoria

  • Un responsable local, le commissaire régional Albert Chalamila, avait auparavant indiqué que 26 personnes avaient pu être secourues sur les 43 personnes à bord, dont 39 passagers, les deux pilotes et deux membres d'équipage
  • Les survivants ont été admis à l'hôpital de la ville

DAR ES SALAAM: Dix-neuf personnes ont été tuées dans l'accident d'un avion de ligne qui s'est abîmé dimanche dans le lac Victoria, en Tanzanie, alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Bukoba, dans le nord-ouest du pays, en provenance de la capitale économique Dar es Saalam.

"Tous les Tanzaniens sont avec vous en deuil après la mort de 19 personnes dans l'accident", a déclaré le Premier ministre Kassim Majaliwa, en s'adressant sur place à la foule massée à l'aéroport de Bukoba. L'appareil, de type ATR 42-500, appartenait à la compagnie privée locale Precision Air.

Un responsable local, le commissaire régional Albert Chalamila, avait auparavant indiqué que 26 personnes avaient pu être secourues sur les 43 personnes à bord, dont 39 passagers, les deux pilotes et deux membres d'équipage. Les survivants ont été admis à l'hôpital de la ville, avait-il dit.

Mais Precision Air a indiqué dans un communiqué que 24 personnes avaient survécu à l'accident, survenu peu avant 06H00 GMT.

Une source au sein de la compagnie a quant à elle précisé à l'AFP que deux autres personnes hospitalisées n'étaient pas à bord de l'avion parti de Dar es Salaam à destination de Bukoba, située au bord du lac Victoria, le plus grand en Afrique et celui où le Nil prend sa source.

"Il y a deux personnes qui ont été blessées lors des opérations de sauvetage qui ont été comptées parmi les survivants mais elles n'étaient pas des passagers", a indiqué cette source sous le couvert de l'anonymat.

L'avion "s'est écrasé dans l'eau à environ 100 mètres de l'aéroport", a déclaré le commandant de la police régionale William Mwampaghale aux journalistes à l'aéroport de Bukoba.

Des vidéos diffusées sur les médias locaux montraient l'avion en grande partie submergé alors que les sauveteurs, dont des pêcheurs, tentaient de récupérer des survivants. Les secouristes essayaient de le soulever à l'aide de câbles et de grues.

«Solidaires»

La présidente Samia Suluhu Hassan a exprimé ses condoléances aux personnes touchées par l'accident. "Gardons notre calme pendant que les opérations de sauvetage se poursuivent et prions afin que Dieu nous vienne en aide", a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a également adressé ses condoléances, tout comme le secrétaire général du bloc régional de la Communauté de l'Afrique de l'Est, Peter Mathuki.

"Nos cœurs et nos prières sont tournés vers les familles des passagers (...) et nous sommes solidaires envers le gouvernement et le peuple de #Tanzanie", a-t-il déclaré sur Twitter.

"La Communauté de l'Afrique de l'Est se joint à Mama Samia Suluhu Hassan, aux familles et amis de tous ceux qui ont été touchés par l'accident de Precision Air et adressent leurs condoléances", a déclaré Peter Mathuki sur Twitter.

Precision Air, la plus grande compagnie aérienne privée de Tanzanie, a publié une brève déclaration confirmant l'accident.

La compagnie, qui appartient en partie à Kenya Airways, a été fondée en 1993 et exploite des vols intérieurs et régionaux ainsi que des charters privés vers des destinations touristiques populaires telles que le parc national du Serengeti et l'archipel de Zanzibar.

Sa flotte est constituée de neuf avions, dont trois ATR 42-500, un ATR 42-600 et cinq ATR 72-500.

L'ATR-42 est fabriqué par la société franco-italienne ATR et assemblé à Toulouse dans le sud de la France.

L'accident survient cinq ans après la mort de onze personnes lorsqu'un avion appartenant à une société de safari s'était écrasé dans le nord de la Tanzanie.

En mars 2019, un vol d'Ethiopian Airlines d'Addis Abeba à Nairobi s'était écrasé six minutes après le décollage dans un champ au sud-est de la capitale éthiopienne, tuant les 157 personnes à son bord.

En 2007, un vol de Kenya Airways entre la ville ivoirienne d'Abidjan et Nairobi, la capitale du Kenya, s'était écrasé dans un marais après le décollage, tuant ses 114 passagers.

En 2000, un autre vol de Kenya Airways d'Abidjan à Nairobi s'était écrasé dans l'océan Atlantique quelques minutes après le décollage, tuant 169 personnes tandis que 10 autres avaient survécu.


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
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  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.