Les conservateurs britanniques font face à de nouvelles pressions concernant des allégations d'islamophobie

La présidente du Parti travailliste, Anneliese Dodds, appelle à plus d'action pour lutter contre l'islamophobie. (Getty Images)
La présidente du Parti travailliste, Anneliese Dodds, appelle à plus d'action pour lutter contre l'islamophobie. (Getty Images)
Short Url
Publié le Mardi 08 novembre 2022

Les conservateurs britanniques font face à de nouvelles pressions concernant des allégations d'islamophobie

  • La présidente du Parti travailliste a écrit une lettre à son homologue conservateur exigeant des réponses à une enquête interne
  • Les crimes de haine ciblant des musulmans en Grande-Bretagne ont augmenté de 28% l'année dernière, représentant 42% de tous les crimes de haine religieux enregistrés

LONDRES: Le Parti conservateur au pouvoir au Royaume-Uni a été accusé d'ignorer la montée de l'islamophobie dans le pays et dans ses rangs alors que de nouveaux chiffres montrent une augmentation des crimes de haine antimusulmans dans toute la Grande-Bretagne, a rapporté The Independent lundi.

Les chiffres du gouvernement montrent que les crimes de haine ciblant les musulmans au Royaume-Uni ont augmenté de 28% au cours de la dernière année, représentant 42% de tous les crimes de haine religieux enregistrés en 2021/2022.

Au cours des cinq dernières années, les musulmans ont représenté la plus forte proportion de victimes de crimes de haine religieux, selon ces chiffres.

Au sein du Parti conservateur, des interrogations subsistent sur le résultat d'une enquête concernant le député Mark Spencer, accusé d'islamophobie par un autre député.

Le mois dernier, le secrétaire du cabinet, Simon Case, a déclaré que l'enquête sur les actions de Spencer restait «en suspens».

Dans une lettre adressée au président du Parti conservateur, Nadhim Zahawi, la présidente du Parti travailliste, Anneliese Dodds, a remis en question l'inaction présumée du gouvernement face à l'islamophobie.

«Le fait de devoir à nouveau soulever la question de l'islamophobie directement auprès le président du Parti conservateur est très inquiétant», a-t-elle affirmé.

«Alors que les crimes de haine islamophobes sont en augmentation, les conservateurs doivent montrer qu'ils sont sérieux dans leur lutte contre cette haine insidieuse, tant dans la société qu'au sein de leur parti. Nier l’existence de ce problème n'est tout simplement pas suffisant.

Zahawi avait précédemment rejeté les critiques selon lesquelles les conservateurs souffraient d'un problème d'islamophobie, affirmant qu'il «ne voyait pas de racisme institutionnel au sein du parti».

Dans sa lettre, Dodds a soulevé la question des arguments définissant l'islamophobie au sein du Parti conservateur.

En 2018, un groupe parlementaire multipartite avait encouragé l'utilisation du terme islamophobie dans les communications gouvernementales, mais les conservateurs en avaient rejeté les conclusions.

Dodds a demandé à Zahawi si son parti mettrait fin à la «pratique bizarre consistant à refuser d'utiliser ce terme».

The Independent a rapporté la semaine dernière le fait que le gouvernement avait mis fin aux discussions sur l'utilisation de ce terme plus de trois ans après la publication des conclusions du groupe multipartite.

L'imam Qari Asim, un haut responsable musulman britannique qui a participé aux consultations avec le groupe parlementaire, avait précédemment mis en garde sur le fait que le gouvernement «n'était pas entré en contact avec lui».

Il a ajouté que les responsables «n'avaient absolument rien fait au cours des trois dernières années pour ouvrir la voie à l'établissement d'une nouvelle définition».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Short Url
  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.

 

 


Trump se moque du couple Macron lors d'un déjeuner

Short Url
  • "Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire"
  • Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup

WASHINGTON: Donald Trump s'en est pris mercredi à Emmanuel et Brigitte Macron lors d'un déjeuner, faisant suite à une série de remontrances contre les dirigeants de pays de l'Otan à qui il reproche de ne pas prendre part à la guerre contre l'Iran.

"Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire", a déclaré le président américain dans une vidéo postée brièvement sur la chaîne YouTube de la Maison Blanche qui en a ensuite fermé l'accès.

Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup.

Ces images avaient été largement exploitées sur les réseaux sociaux par des comptes hostiles au président français. Emmanuel Macron avait démenti toute "scène de ménage" et affirmé que cette petite chamaillerie n'était qu'un "moment de complicité".

La classe politique française s'est indignée jeudi matin de cette nouvelle déclaration irrespectueuse de Donald Trump.

"Franchement, c'est pas au niveau (...) On est en train de parler de l'avenir du monde, en ce moment en Iran, ça a des conséquences sur la vie de millions de personnes, des gens meurent sur les théâtres d'opérations et on a un président (américain) qui rigole, qui se moque des autres", a réagi la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet sur franceinfo.

"Vous connaissez l'ampleur de mes désaccords avec le président de la République, mais que Donald Trump se permette de lui parler comme ça et de parler comme ça de son épouse, je trouve ça absolument inacceptable", a réagi le coordinateur de la France insoumise (gauche radicale), Manuel Bompard, sur BFMTV.

M. Trump a aussi affirmé avoir demandé au chef de l'État français un soutien militaire dans le Golfe: "J'ai dit: +Emmanuel, on aimerait bien avoir un peu d'aide dans le Golfe, même si on bat tous les records en matière d'élimination des méchants et de destruction de missiles balistiques+".

Puis, imitant son homologue avec un accent français: "+Non, non, non… on ne peut pas faire ça, Donald. On pourra le faire une fois la guerre gagnée+".