Au Maghreb, le foot comme source d'espoir et échappatoire

Les fans de l'équipe tunisienne de football célèbrent après avoir remporté le match retour du match de football de qualification africaine pour la Coupe du monde du Qatar 2022 entre la Tunisie et le Mali le 29 mars 2022 à Tunis. (Photo de SOFIENE HAMDAOUI / AFP)
Les fans de l'équipe tunisienne de football célèbrent après avoir remporté le match retour du match de football de qualification africaine pour la Coupe du monde du Qatar 2022 entre la Tunisie et le Mali le 29 mars 2022 à Tunis. (Photo de SOFIENE HAMDAOUI / AFP)
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Publié le Jeudi 10 novembre 2022

Au Maghreb, le foot comme source d'espoir et échappatoire

  • Issue d'un quartier populaire de Tunis, l'adolescente suivra les aventures des "Aigles de Carthage" pendant la Coupe du monde, la Tunisie étant l'un des deux pays nord-africains qualifiés avec le Maroc
  • Mais ce qui l'intéresse en premier lieu, et cela depuis qu'elle regardait toute petite ses cousins taper dans le ballon, c'est sa propre carrière qu'elle prévoit hors de Tunisie

TUNIS: Une ado tunisienne en quête d'une carrière en France, un Algérien et un Marocain qui rêvent à la fois de jouer en Europe et en sélection nationale, le football constitue une source d'espoir et une échappatoire pour la jeunesse du Maghreb.

A quelques semaines du Mondial 2022 au Qatar, l'AFP a interrogé de jeunes athlètes et supporteurs de football sur ce que représente ce sport pour eux, dans une région où la moitié de la population a moins de 30 ans sur fond de graves difficultés économiques.

La première partie de la série s'est concentrée sur des artistes au Liban, en Syrie, en Jordanie, dans la bande de Gaza, en Israël et en Irak.

«Je veux atteindre mon but»

"Ma vie aujourd'hui c'est l'entraînement. J'ai quitté l'école parce que je veux me concentrer sur le foot". Eya Mejri, 17 ans, s'est fixée pour unique objectif de devenir footballeuse professionnelle et s'entraîne de longues heures tous les jours.

Issue d'un quartier populaire de Tunis, l'adolescente suivra les aventures des "Aigles de Carthage" pendant la Coupe du monde, la Tunisie étant l'un des deux pays nord-africains qualifiés avec le Maroc.

Mais ce qui l'intéresse en premier lieu, et cela depuis qu'elle regardait toute petite ses cousins taper dans le ballon, c'est sa propre carrière qu'elle prévoit hors de Tunisie.

"Il n'y a pas d'avenir dans le football en Tunisie", décrète Eya, désireuse de quitter au plus vite le petit pays de 12 millions d'habitants, en proie à de graves difficultés économiques.

Elle rêve d'intégrer l'Olympique lyonnais d'ici cinq ans et de faire ensuite venir sa famille. "Je veux atteindre mon but".

«Il faut travailler»
Au pas de course sur la plage ou dans les bois avec son coach, la vie d'Abdelmajid Kourtel, 21 ans, se résume à ses entraînements pour son équipe de deuxième division de l'Olympique de Medea, localité à environ 70 km au sud-ouest d'Alger.

"Ma vie quotidienne est cool. Le pays où je vis, l'Algérie, est beau. Malgré tout, on manque de pas mal de choses", dit le jeune footballeur qui espère décrocher un contrat de professionnel quelque part en Europe d'ici un an.

"Il faut travailler. Tout passe par le travail et une formation sérieuse. Le reste dépend de Dieu", dit-il.

D'ici cinq ans, il espère intégrer l'équipe nationale, absente à son grand regret du Mondial 2022, où il soutiendra donc le Brésil.

«Très motivé»

Toujours sur la côte méditerranéenne mais plus à l'ouest, Mahmoud El Kaysoumi, 20 ans, a des aspirations similaires.

Après avoir signé avec la prestigieuse Union Sportive de Tanger, il a hâte de prouver sa valeur sur le terrain.

A court terme, il aimerait jouer pour un club européen mais compte revenir au Maroc par la suite.

"Je voudrais passer par l'Europe mais aussi être sélectionné en équipe nationale pour servir mon pays. Je suis très motivé", dit le jeune homme qui sera à fond derrière les "Lions de l'Atlas" au Qatar.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.


Plus d’un million de Libanais risquent de souffrir de la faim d’ici août, avertit l’ONU

Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
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  • Les récents progrès en matière de sécurité alimentaire ont été anéantis par une forte escalade de la violence, replongeant le Liban dans un état de crise, selon des analystes
  • Cette situation intervient alors que les autorités israéliennes émettent un nouvel ordre de déplacement visant 16 zones du sud du Liban, enjoignant les habitants à se rendre dans la ville voisine de Saïda

​​​​​​NEW YORK : Plus d’un million de personnes au Liban risquent de faire face à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir, alors que la violence, les déplacements massifs et les difficultés économiques aggravent une situation humanitaire déjà fragile, a averti l’ONU mercredi.

Cette annonce intervient le même jour où les autorités israéliennes ont émis un nouvel ordre de déplacement pour 16 zones situées au sud du fleuve Litani, demandant aux habitants de se relocaliser dans la ville voisine de Saïda.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que ce nouvel ordre accentue les pressions liées aux déplacements à travers le pays, alors que les civils continuent de payer le prix des hostilités en cours.

Les femmes et les enfants restent particulièrement touchés, a-t-il ajouté, avec des rapports faisant état d’une hausse des détresses psychologiques. Beaucoup font face à des difficultés accrues liées au déplacement, à la séparation familiale et à la dégradation des conditions économiques. Les abris surpeuplés augmentent également le risque de violences basées sur le genre, aggravant encore la vulnérabilité des populations déplacées.

« Nous et nos partenaires répondons aux besoins croissants là où l’accès le permet », a déclaré Dujarric aux journalistes à New York, tout en soulignant que les opérations humanitaires restent limitées par un accès restreint aux zones touchées.

La crise est encore aggravée par la détérioration des conditions de sécurité alimentaire. Une nouvelle analyse de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et du Programme alimentaire mondial conclut que les progrès récents ont été inversés par la récente escalade de la violence, replongeant le Liban dans une situation de crise.

Les dernières données de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire indiquent qu’environ 1,24 million de personnes — soit près d’une sur quatre parmi celles évaluées — devraient faire face à une insécurité alimentaire de « phase 3 » (niveau de crise) ou pire d’ici août. Cela signifie que les ménages sont contraints d’adopter des stratégies d’adaptation sévères, comme sauter des repas ou vendre des biens essentiels pour pouvoir se nourrir.

Malgré l’ampleur de la crise, le financement des efforts humanitaires reste gravement insuffisant. L’appel éclair pour le Liban n’a jusqu’à présent recueilli qu’un peu plus de 117 millions de dollars, soit seulement 38 % des 308 millions nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents.

Dujarric a averti que sans un soutien financier immédiat supplémentaire et un meilleur accès humanitaire, la situation risque de se détériorer davantage, exposant des millions de personnes à un risque accru de faim et de précarité dans les mois à venir. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com