Libye: les forces pro-GNA disent craindre l'échec du cessez-le-feu

Un parachutiste débarque lors d'un événement organisé par des membres de la "Saiqa" (forces spéciales) de l'armée nationale libyenne (LNA) autoproclamée, loyale à l'homme fort de l'Est Khalifa Haftar. (Abdullah DOMA / AFP)
Un parachutiste débarque lors d'un événement organisé par des membres de la "Saiqa" (forces spéciales) de l'armée nationale libyenne (LNA) autoproclamée, loyale à l'homme fort de l'Est Khalifa Haftar. (Abdullah DOMA / AFP)
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Publié le Jeudi 12 novembre 2020

Libye: les forces pro-GNA disent craindre l'échec du cessez-le-feu

  • La Libye est déchirée entre le Gouvernement d'union nationale (GNA) basé dans l'Ouest à Tripoli, reconnu par l'ONU et soutenu, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est
  • "Nous attirons l'attention de la mission onusienne sur le fait que ce qui se déroule jusqu'à présent lors des réunions de la Commission conjointe ne va pas dans le sens d'un cessez-le-feu permanent", a indiqué le porte-parole des forces pro-GNA Mohamad Gn

TRIPOLI: Les forces du gouvernement d'union nationale (GNA) ont mis en garde jeudi contre les risques de voir rompu l'accord de cessez-le-feu permanent récemment signé entre les deux camps rivaux en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011.

La Libye est déchirée entre le Gouvernement d'union nationale (GNA) basé dans l'Ouest à Tripoli, reconnu par l'ONU et soutenu, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est, soutenu par la Russie notamment. 

Après l'échec de l'offensive lancée par le maréchal Haftar en avril 2019 pour s'emparer de la capitale, les combats ont cessé depuis juin 2020. Un cessez-le-feu permanent a été conclu en octobre et des pourparlers interlibyens se déroulent depuis lundi en Tunisie, sous l'égide de l'ONU, pour tenter de sortir ce pays d'une grave crise politique et économique qui perdure. 

Parallèlement à ces discussions, des pourparlers se tiennent entre militaires à Syrte en Libye, sur la concrétisation du cessez-le-feu permanent.

« Nous attirons l'attention de la mission onusienne sur le fait que ce qui se déroule jusqu'à présent lors des réunions de la Commission conjointe ne va pas dans le sens d'un cessez-le-feu permanent », a indiqué le porte-parole des forces pro-GNA Mohamad Gnounou dans un communiqué. 

Il fait référence aux discussions en cours à Syrte réunissant cinq responsables militaires des deux camps rivaux composant la Commission militaire conjointe, selon le format 5+5.

« Les mouvements militaires autour de Syrte et Joufra supposent qu'il n'y a pas de volonté d'évacuer la zone des milices armées et la mission onusienne ne l'ignore pas », a-t-il souligné. « On ne peut considérer ce qui se passe à Syrte comme un pas en avant », a-t-il averti. 

L'accord de cessez-le-feu permanent signé le mois dernier entre les deux principales parties au conflit prévoit notamment le départ des mercenaires étrangers et le démantèlement des milices, sans quoi « les négociations risquent de ne pas porter leur fruit », a affirmé encore le porte-parole des forces pro-GNA. 

« Nous ne voulons pas l'échec du dialogue politique à cause de ces agissements », a-t-il insisté.

L'ONU a annoncé mercredi que les participants libyens au dialogue politique en cours à Tunis étaient parvenus à une feuille de route préliminaire prévoyant des élections « crédibles » dans un délai de 18 mois. 

Ce dialogue politique ne fait cependant pas l'unanimité en Libye, où certaines forces politiques ou militaires s'estiment pas assez représentées.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.