Egypte: la famille d'Alaa Abdel Fattah réclame preuves de vie et soins

Sur cette photo d'archive prise le 23 mai 2015, l'activiste et blogueur égyptien Alaa Abdel Fattah regarde de derrière la cage de l'accusé lors de son procès pour insulte à la justice, dans la capitale Le Caire. (Photo de Khaled DESOUKI / AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 23 mai 2015, l'activiste et blogueur égyptien Alaa Abdel Fattah regarde de derrière la cage de l'accusé lors de son procès pour insulte à la justice, dans la capitale Le Caire. (Photo de Khaled DESOUKI / AFP)
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Publié le Mercredi 09 novembre 2022

Egypte: la famille d'Alaa Abdel Fattah réclame preuves de vie et soins

  • Cela fait deux jours que l'administration pénitentiaire n'a plus remis à la mère des messages de son fils, s'alarme la tante d'Alaa Abdel Fattah, la célèbre écrivaine Ahdaf Soueif
  • Mardi, à la COP27, après Paris et Londres, l'ONU et Berlin ont réclamé la «libération immédiate» d'Alaa Abdel Fattah

LE CAIRE: La famille du détenu politique égypto-britannique Alaa Abdel Fattah, dont la communauté internationale a réclamé la libération, a demandé mercredi des informations sur sa santé face aux "rumeurs disant qu'il est nourri de force" après sept mois de grève de la faim.

Icône de la révolution de 2011 en Egypte qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak -un mouvement populaire que le président actuel Abdel Fattah al-Sissi dénonce- Alaa Abdel Fattah a été arrêté fin 2019.

Le détenu, qui fêtera ses 41 ans le 18 novembre, a été condamné à cinq ans de prison pour diffusion de "fausses informations" après avoir reposté sur Facebook un texte accusant un officier de police de torture.

Le 2 avril, il a décidé de ne plus avaler qu'un verre de thé et une cuillère de miel. Il y a une semaine, il a totalement cessé de se nourrir et, depuis l'ouverture de la COP27 dimanche à Charm el-Cheikh en Egypte, il ne boit plus non plus, selon ses proches.

Depuis qu'il a cessé de boire dimanche, sa mère Laila Soueif se rend chaque jour à la prison de Wadi Natroun, à 100 kilomètres au nord du Caire, où il est détenu. Elle n'a pas jusqu'à présent pu obtenir de preuve de vie ni faire passer livres et vêtements à son fils.

Pour le troisième jour consécutif, elle a repris la route de la prison mercredi, a indiqué sa fille Mona Seif sur Twitter. "Pour essayer d'obtenir quoi que ce soit qui prouve qu'Alaa est vivant, conscient et n'a pas subi plus de violations que celles qu'il subit déjà depuis des années."

Cela fait deux jours que l'administration pénitentiaire n'a plus remis à la mère des messages de son fils, s'alarme la tante d'Alaa Abdel Fattah, la célèbre écrivaine Ahdaf Soueif, alors que circulent "des rumeurs selon lesquelles il serait nourri de force et sous sédatif".

Il faut, écrit-elle sur Twitter, qu'il soit "transféré en urgence à l'hôpital universitaire de Qasr al- Aini", le plus grand établissement public de santé du Caire, pour "que d'autres représentants que ceux de l'Etat aient accès à lui, comme ses avocats ou un représentant de l'ambassade britannique".

L'Etat égyptien est régulièrement accusé de violer les droits humains, notamment des prisonniers.

Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri, président de la COP27, a répété ces derniers jours qu'Alaa Abdel Fattah "bénéficie de tous les soins nécessaires".

Mais pour Ahdaf Soueif, "l'hôpital de la prison n'a probablement pas l'équipement nécessaire pour le cas rare d'un patient qui a vécu pendant six mois avec seulement 100 calories par jour".

Mardi, à la COP27, après Paris et Londres, l'ONU et Berlin ont réclamé la "libération immédiate" d'Alaa Abdel Fattah.

Et ce, a dit le chancelier allemand Olaf Scholz, pour éviter "une issue mortelle" à sa grève de la faim entamée pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers politiques en Egypte.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.