Egypte: l'ONU demande «la libération immédiate» du militant Alaa Abdel Fattah

Cette photo d'archive prise le 17 mai 2019 montre le militant et blogueur égyptien Alaa Abdel Fattah alors qu'il donne une interview à son domicile au Caire. Le dissident égyptien emprisonné Alaa Abdel Fattah a cessé de boire de l'eau, a déclaré sa famille le 6 novembre 2022, intensifiant sa grève de la faim alors que les dirigeants mondiaux arrivent dans le pays pour le sommet sur le climat COP27. (AFP).
Cette photo d'archive prise le 17 mai 2019 montre le militant et blogueur égyptien Alaa Abdel Fattah alors qu'il donne une interview à son domicile au Caire. Le dissident égyptien emprisonné Alaa Abdel Fattah a cessé de boire de l'eau, a déclaré sa famille le 6 novembre 2022, intensifiant sa grève de la faim alors que les dirigeants mondiaux arrivent dans le pays pour le sommet sur le climat COP27. (AFP).
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Publié le Mardi 08 novembre 2022

Egypte: l'ONU demande «la libération immédiate» du militant Alaa Abdel Fattah

  • Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme «regrette profondément que les autorités égyptiennes n'aient toujours pas libéré le blogueur et militant» dont «la vie est en grand danger»
  • Volker Türk a évoqué le cas de Alaa Abdel Fattah avec les autorités égyptiennes vendredi

GENEVE : Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a réclamé mardi la libération du détenu politique le plus célèbre d'Egypte, Alaa Abdel Fattah, qui a cessé de s'alimenter et de boire.

M. Türk "regrette profondément que les autorités égyptiennes n'aient toujours pas libéré le blogueur et militant" dont "la vie est en grand danger", a indiqué Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat, lors du briefing régulier de l'ONU à Genève.

"Nous sommes extrêmements inquiets pour sa santé", a indiqué Mme Shamdasina, d'autant plus que la famille du militant n'a pas "pu être en contact avec lui ces deux derniers jours".

Volker Türk a évoqué le cas de Alaa Abdel Fattah avec les autorités égyptiennes vendredi, a précisé la porte-parole.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a fait de même avec les autorités egyptiennes en marge de la COP27 qui se tient à Charm El-Cheikh en Egypte.

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak et le président français Emmanuel Macron ont eux aussi profité de leur déplacement à la COP27 pour évoquer le cas de Alaa Abdel Fattah, un citoyen britannico-égyptien, qui est un icône de la révolution de 2011 en Egypte.

Depuis le 2 avril, Alaa Abdel Fattah, bête noire du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, n'ingérait qu'un verre de thé et une cuillère de miel par jour dans sa prison de Wadi al-Natroun, au nord-ouest du Caire.

Incarcéré plusieurs fois depuis 2006, il a totalement cessé de s'alimenter mardi dernier et de boire dimanche, alors que s'ouvrait la COP27 à Charm el-Cheikh, à l'autre bout du pays.

"Abdel Fattah est en grand danger. Sa grève de la soif met sa vie en danger", a déclaré le chef des droits de l'homme de l'ONU, cité dans un communiqué.

"Mon bureau et d'autres mécanismes des droits de l'homme des Nations unies ont soulevé le cas d'Abdel Fattah et les cas d'autres personnes arbitrairement privées de liberté et incarcérées après des procès inéquitables à plusieurs reprises", a souligné M. Türk.

Le Haut-Commissaire a noté que la reprise en avril 2022 du Comité de grâce présidentielle avait entraîné la libération de nombreuses personnes.

Mais, il a appelé les autorités "à libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement, y compris celles en détention provisoire, ainsi que les personnes injustement condamnées".

Le Haut-Commissaire a aussi encouragé les autorités à réviser toutes les lois qui restreignent l'espace civique et restreignent les droits à la liberté d'expression, de réunion et d'association.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.