Au salon du «Made in France», des cadeaux français mais chers

Le salon MIF Expo - Salon du Made in France se tient à Paris, Porte de Versailles, du 10 au 13 novembre 2022. (Photo, Twitter, @MIF_Expo)
Le salon MIF Expo - Salon du Made in France se tient à Paris, Porte de Versailles, du 10 au 13 novembre 2022. (Photo, Twitter, @MIF_Expo)
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Publié le Jeudi 10 novembre 2022

Au salon du «Made in France», des cadeaux français mais chers

Le salon MIF Expo - Salon du Made in France se tient à Paris, Porte de Versailles, du 10 au 13 novembre 2022. (Photo, Twitter, @MIF_Expo)
  • Jeudi matin à l'ouverture des portes, malgré une grève massive des transports en commun dans la capitale, les visiteurs étaient déjà nombreux à fouler les allées du salon MIF Expo
  • Du bleu, du blanc, du rouge. Une ribambelle de coqs suspendus à droite et à gauche. C'est bien le fabriqué en France qui est mis à l'honneur, tous secteurs d'activités et territoires confondus

PARIS: Des cadeaux, des cadeaux… À Paris, le salon du "Made in France" est pour certains l'occasion rêvée de faire des emplettes de "qualité", à condition toutefois de pouvoir mettre la main au porte-monnaie. 

Jeudi matin à l'ouverture des portes, malgré une grève massive des transports en commun dans la capitale, les visiteurs étaient déjà nombreux à fouler les allées du salon MIF Expo, qui se tient Porte de Versailles jusqu'à lundi pour sa 10e édition. 

Du bleu, du blanc, du rouge. Une ribambelle de coqs suspendus à droite et à gauche. C'est bien le fabriqué en France qui est mis à l'honneur, tous secteurs d'activités et territoires confondus. 

Au pavillon "Made in 95", dédié aux créations réalisées dans le Val-d'Oise, Jacqueline et Marie-Hélène, deux fidèles amies aux cheveux gris venues du 15e arrondissement de Paris, s'attardent sur de petites lingettes démaquillantes carrées aux motifs colorés. 

"J'en cherchais justement pour les envoyer en Angleterre chez ma fille !", se réjouit Jacqueline Twidale, 75 ans. "C'est plus cher, mais ça vaut la peine. Et puis si c'est pour un cadeau, on est toujours prêt à payer un peu plus", ajoute la retraitée. 

Au stand Tiroir & coton, une boîte de ces sept lingettes, faites à la main et réutilisables, est vendue 15 euros. "J'essaye de rester raisonnable sur les prix, mais il faut tout de même que je vive !", confie la créatrice Cécile Jean-Charles, qui fait partie des quelque 900 exposants du salon parisien. 

Marie-Hélène, elle, se laisserait plutôt tenter par le torchon vert d'eau à huit euros, 100% coton nid d'abeille - très absorbant - et lui aussi fait main : "Au lieu d'épuiser des centaines de rouleaux d'essuie-tout, c'est un truc qui va me durer ! Et puis c'est fabriqué pas loin, c'est éthique", avance-t-elle. 

Les deux acolytes achètent en vue des fêtes pour leurs frères, sœurs, enfants, petits-enfants, amis... 

Mais en ces temps d'inflation, les emplettes du jour de Jacqueline ne dépasseront pas plus... d'une centaine d'euros. 

« Je peux me le permettre » 

De son côté, Nathalie Duneau a trouvé son bonheur chez Repulp Design, une jeune pousse française qui fabrique des tasses à café à partir de pelures d'agrumes. Elle en a acheté deux pour 35 euros et les offrira à ses beaux-parents pour Noël. 

"Forcément, c'est cher car il y a le côté français, écologique, original et ce sont aussi de petits tirages. Mais je suis prête à payer plus, aussi parce que je peux me le permettre", argumente cette directrice marketing de 52 ans, qui réside à Boulogne-Billancourt, près de Paris. 

Comme l'an dernier, elle prend de l'avance sur ses achats, et fait le plein d'idées pour de futurs cadeaux. Pas de budget maximum, mais "autant que ce que je vais pouvoir porter", plaisante-t-elle. 

Poussé par les politiques, a fortiori depuis la pandémie de Covid-19, le fabriqué en France a la cote: près de 100 000 visiteurs sont attendus au salon cette année, alors qu'ils n'étaient que 15 000 pour 70 exposants en 2012 à sa première édition. 

À cette époque, Axel Da Rocha était encore à l'école primaire, mais jeudi, cet étudiant orléanais de 19 ans a fait le déplacement pour "découvrir des produits de qualité qu'on ne trouve pas en grande surface". 

"Ce ne sont pas des produits que j'achèterais tous les jours", reconnaît-il. "J'ai un budget qui reste quand même pas adapté au Made In France pour le moment." 

Mais aujourd'hui, il a par exemple craqué pour une appétissante pâte à tartiner chocolat/spéculoos de Saint-Etienne (Loire), à 9 euros le pot, qu'il dégustera soit "à la cuillère" ou lors d'une occasion très spéciale en famille : "quand Maman fera des crêpes". 


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.


Pétrole en repli, bourses d'Asie prudentes: le marché guette des signaux concrets d'apaisement au Moyen-Orient

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
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  • Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février
  • Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens

TOKYO: Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi en Asie, dans des marchés guettant les signaux tangibles sur de potentielles négociations entre Etats-Unis et Iran, tandis que Tokyo et Séoul reprenaient leur souffle au lendemain d'une envolée.

Recul du pétrole, prudence sur le Moyen-Orient

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, référence du marché américain, reculait de 1,49% à 93,28 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, cédait 1,11% à 98,29 dollars.

Les cours de l'or noir ont effacé leurs gains de la veille, le marché restant dans l'attente de signaux concrets sur de potentielles négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

Certes, le président américain Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

Donald Trump a en outre annoncé un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT.

Mais le marché doit composer avec des signaux contradictoires: le ministre américain de la Défense a ainsi dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix".

L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier. Et l'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des "actes d'agression" et des bombardements en violation de la trêve.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a par ailleurs indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

"Pour l'heure, le fait qu'aucune nouvelle série de pourparlers n'ait été programmée n'a qu'un impact modéré sur les marchés financiers (...) et le prix du pétrole reste inférieur à 100 dollars le baril",constate Kathleen Brooks, analyste de XTB.

"Toutefois, tant que le détroit d'Ormuz ne sera pas pleinement opérationnel, le prix du pétrole continuera de s'échanger avec une prime substantielle", prévient-elle.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février.

Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

La monnaie américaine montait légèrement (+0,19%) à 159,47 yens pour un dollar, tandis que l'or se stabilisait à 4.789 dollars l'once.

"S'il existe effectivement une voie rapide et crédible vers une résolution, l'optimisme récent pourrait persister, confortant la perspective à moyen terme d'un affaiblissement du dollar", observe Lloyd Chan, de MUFG.

"En revanche, si la diplomatie échoue et que l'optimisme s'estompe, le dollar pourrait rester soutenu plus longtemps", portée par les tensions inflationnistes.

Les Bourses d'Asie soufflent

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points.

A Séoul, l'indice Kospi a lâché 0,55%. La Bourse de Taipei a reculé de 0,88%, Sydney de 0,09%. L'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 06H30 GMT.

Guettant les signaux contradictoires au Moyen-Orient, les places asiatiques reprenaient leur souffle et faisaient une pause après avoir bondi la veille, le Nikkei s'élevant même à un sommet record en clôture.

"Compte tenu du nouveau record historique atteint par le Nikkei (jeudi), la prudence pourrait de nouveau s'imposer à ces niveaux élevés de valorisation", prévenaient les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

TSMC trébuche, les investisseurs prudents

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Il a vu pourtant son titre chuter de 2,64% vendredi à la Bourse de Taipei.

Ce repli reflète des prises de bénéfices, mais aussi l'inquiétude des investisseurs quant à la forte dépendance du groupe vis-à-vis d'un petit nombre de clients géants spécialisés dans l'IA.

"Les investisseurs sont amenés à se demander si une part trop importante des résultats de l'entreprise ne repose pas sur la capacité d'un groupe restreint d'+hyperscalers+ et de concepteurs de puces IA à maintenir leurs dépenses au rythme actuel", note Charu Chanana, de Saxo Markets. "Ce marché est difficile à impressionner".