Des écoliers yéménites organisent des funérailles fictives pour un élève tué par les Houthis

Des élèves se rassemblent pour pleurer leur ami tout en condamnant les raids des Houthis sur leurs camps (Photo fournie).
Des élèves se rassemblent pour pleurer leur ami tout en condamnant les raids des Houthis sur leurs camps (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 11 novembre 2022

Des écoliers yéménites organisent des funérailles fictives pour un élève tué par les Houthis

  • L'étudiant Romouch Saleh Amer fait partie des quatre civils tués lors d'un tir de missile des Houthis sur une installation militaire, mardi
  • Malgré les avertissements et les appels, les Houthis ont tiré des drones équipés d'explosifs contre Marib ces derniers jours

AL-MUKALLÂ: Des dizaines d'écoliers de la ville de Marib, dans le centre du Yémen, ont organisé jeudi des funérailles symboliques pour un élève tué mardi dans un tir de missile des Houthis, ainsi qu'une manifestation contre les agressions des Houthis contre les habitants de la ville.
Les élèves de l'école primaire Safia pour personnes déplacées de Marib se sont rassemblés pour pleurer leur camarade de classe Romouch Saleh Amer, 17 ans, qui faisait partie des quatre civils tués lors d'un tir de missile des Houthis sur une installation militaire mardi.
Les étudiants portaient des pancartes en hommage à leur ami et condamnaient également les raids des Houthis sur leurs camps.
«Les Houthis nous ont privés de notre ami Romouch. Où est notre droit à la sécurité ?» s'interroge un étudiant tenant une pancarte.
«Les enfants ont été tourmentés et intimidés par les Houthis. Les Houthis nous ont privé de notre scolarité», peut-on lire sur une autre pancarte en arabe.
Les camarades de classe ont pleuré sur un cercueil contenant les livres et les cahiers de l'étudiant décédé.
Mardi, les Houthis ont lancé deux missiles en direction d'une installation militaire dans la ville de Marib. L'un des missiles a percuté un dépôt de munitions, lançant des roquettes et des munitions dans le ciel.
Certaines roquettes volantes ont atterri dans les camps de personnes déplacées de la ville, tuant quatre civils, dont Amer, et en blessant 23 autres, selon l'unité exécutive du gouvernement internationalement reconnu pour les camps de personnes déplacées.
Au cours des sept dernières années, plus de deux millions de personnes ont fui le conflit ou la répression des Houthis dans leurs provinces d'origine pour se rendre à Marib.
La dernière attaque des Houthis contre Marib a suscité l'indignation des groupes de défense des droits et des activistes locaux et internationaux qui ont mis en garde contre les effets des frappes des Houthis sur la sécurité et la paix dans cette ville vitale, qui est devenue un refuge pour des milliers de civils pendant la guerre.
L'Organisation SAM pour les droits et les libertés, basée à Genève, a déclaré que les Houthis ont tiré plus de 115 missiles balistiques et 140 autres roquettes sur la ville de Marib depuis le début du conflit, tuant 255 civils, dont 25 enfants et 12 femmes, et en blessant 445 autres, dont 47 enfants et 10 femmes.
L'organisation a prévenu que les attaques des Houthis pourraient contraindre de nombreuses familles déplacées à fuir Marib pour des endroits plus sûrs.
«Les bombardements et les menaces des Houthis contre la ville de Marib ont mis des millions d'habitants en danger, étant donné la détérioration continue de la situation humanitaire et la mauvaise performance des programmes de l'ONU en raison du manque d'argent», a averti l'organisation.
Sans nommer les Houthis, l'organisation internationale Médecins sans frontières a exhorté les parties en conflit au Yémen à ne pas mener d'opérations militaires dans ou près des zones civiles, indiquant que la frappe de mardi a détruit une partie des infrastructures des personnes déplacées.
Malgré les avertissements et les appels, les Houthis ont tiré des drones équipés d'explosifs contre Marib et d'autres villes yéménites au cours des dernières quarante-huit heures.
Jeudi, un drone Houthi a pris pour cible une installation des garde-côtes yéménites dans la ville de Khokha, sur la mer Rouge, selon les médias locaux. Mercredi, l'armée yéménite a abattu un autre drone au-dessus de Marib.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.