«Abruti» à un député: Hanouna et TPMP au centre d'une nouvelle polémique

L'animateur de télévision français Cyril Hanouna pose lors d'une séance photo à Paris, le 30 septembre 2021. (Photo, AFP)
L'animateur de télévision français Cyril Hanouna pose lors d'une séance photo à Paris, le 30 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 12 novembre 2022

«Abruti» à un député: Hanouna et TPMP au centre d'une nouvelle polémique

L'animateur de télévision français Cyril Hanouna pose lors d'une séance photo à Paris, le 30 septembre 2021. (Photo, AFP)
  • Au lendemain de cet incident d'une violence verbale rare, M. Boyard a réclamé vendredi une commission d'enquête parlementaire sur «les ingérences de Vincent Bolloré» dans les médias dont il est propriétaire
  • «Nous ne ferons aucun commentaire, ni C8 ni Cyril Hanouna», a déclaré la chaîne

PARIS: "Abruti", "tocard", "bouffon": après avoir pris à partie en direct le député LFI Louis Boyard, l'animateur Cyril Hanouna est au centre d'une nouvelle polémique, qui suit de trois semaines ses propos contestés sur la justice et l'affaire Lola. 

Au lendemain de cet incident d'une violence verbale rare, M. Boyard a réclamé vendredi une commission d'enquête parlementaire sur "les ingérences de Vincent Bolloré" dans les médias dont il est propriétaire. C'est le cas de C8 (groupe Canal+), chaîne où est diffusée l'émission de Cyril Hanouna "Touche pas à mon poste" (TPMP). 

Dans un communiqué, l'élu du Val-de-Marne a dénoncé "une tentative d'intimidation mais aussi (une) manifestation claire des méthodes de censure qui sont employées pour museler quiconque s'attaquerait à l'empire de ce milliardaire". L'incident a éclaté après qu'il a mis en cause Vincent Bolloré lors de l'émission de jeudi soir. 

La présidente des députés LFI, Mathilde Panot, a pour sa part annoncé avoir saisi le régulateur des médias, l'Arcom. Dans sa lettre de saisine, elle écrit que l'incident fait "craindre un tournant inquiétant". 

"Nous sommes saisis et nous allons examiner la séquence au regard des obligations de l'éditeur", avait indiqué plus tôt l'Arcom, sans préciser si la saisine émanait de LFI ou de téléspectateurs. 

"Nous ne ferons aucun commentaire, ni C8 ni Cyril Hanouna", a enfin déclaré la chaîne. 

« Hypocrisie » 

L'algarade d'une dizaine de minutes a eu lieu lors d'une séquence consacrée au bateau de migrants Ocean Viking. 

Invité en plateau, Louis Boyard, député depuis juin et ancien chroniqueur de l'émission, a accusé les "cinq personnes les plus riches" de France d'"appauvrir l'Afrique". Il a cité Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Canal+. 

"Bolloré t'a donné de l'argent puisque t'étais chroniqueur ici (et) ça te dérangeait pas", a répliqué Cyril Hanouna, en reprochant au député d'avoir voulu "faire un coup d'éclat". 

Le ton est vite monté. "T'es un irresponsable Cyril, tu fais du mal à la France, tu fais monter le racisme et on a même pas le droit de critiquer Bolloré sur ta chaîne", a lancé M. Boyard. 

"Toi t'es une merde", a renchéri l'animateur, après avoir traité le député d'"abruti", de "bouffon" et de "tocard". M. Boyard est parti sous les huées du public. 

"Cette séquence (...) est bien la preuve que sur TPMP, on peut tout dire, et inviter tout le monde", a ensuite twitté M. Hanouna. 

Pour le spécialiste en communication politique Philippe Moreau Chevrolet, l'incident est "symptomatique d'une très grande violence vis-à-vis du politique". 

Pour autant, il existe "une hypocrisie du milieu politique" envers M. Hanouna, relève M. Moreau Chevrolet, scénariste en 2020 de la BD "Le président", dans laquelle il imaginait l'animateur en candidat à l'élection présidentielle. 

« Audience populaire » 

Des responsables de LFI participent régulièrement à TPMP. Ainsi, Mathilde Panot y était le 3 novembre. 

"Il y a un vrai piège démocratique: ils ont besoin de participer à TPMP pour exister en tant que force contestataire, parce que c'est l'un des seuls endroits à la télévision où on peut dire ce qu'on veut, y compris des positions dures, avec une audience populaire, de chômeurs, de gens au RSA", commente le politologue. 

Plus largement, des responsables d'autres bords, dont des ministres (Marlène Schiappa), ont défilé ces derniers mois dans cette émission, accusée de chercher le buzz. 

"On peut avoir une vision pure en décidant de ne pas y aller, mais alors on se prive d'un vecteur", a pour sa part expliqué le député LFI Manuel Bompard. 

TPMP est un succès d'audience, avec 1,8 million de téléspectateurs en moyenne et des pics à plus de 2 millions. 

Fin octobre, Cyril Hanouna avait provoqué une autre polémique en appelant à un procès sommaire pour la meurtrière de la jeune Lola. 

Ses positions avaient été qualifiées de "négation de l'Etat de droit" par le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti. Là encore, l'Arcom est saisie. 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.