Les pays du G20 lancent un fonds pour se préparer aux futures pandémies

Shinta Widjaja Kamdani, présidente du B20 Indonésie, prononce un discours lors de l'ouverture du sommet du B20 dans le cadre du dialogue du G20, à Nusa Dua, sur l'île balnéaire indonésienne de Bali, le 13 novembre 2022. (AFP)
Shinta Widjaja Kamdani, présidente du B20 Indonésie, prononce un discours lors de l'ouverture du sommet du B20 dans le cadre du dialogue du G20, à Nusa Dua, sur l'île balnéaire indonésienne de Bali, le 13 novembre 2022. (AFP)
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Publié le Dimanche 13 novembre 2022

Les pays du G20 lancent un fonds pour se préparer aux futures pandémies

  • Ce fonds est considéré comme l'une des rares avancées attendues à l'occasion du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 qui s'ouvre mardi sur l'île indonésienne de Bali
  • Les Etats-Unis ont contribué à hauteur de 450 millions de dollars, soit près d'un tiers du total

NUSA DUA: Les grandes économies du G20 ont annoncé dimanche, en amont de leur sommet en Indonésie, un fonds de 1,4 milliard de dollars pour se préparer aux futures pandémies, une somme jugée insuffisante par le pays hôte de la réunion.

Lors d'une conférence de presse, le président indonésien Joko Wikodo a expliqué que ce fonds, auquel participent 24 pays, membres ou non du G20, vise à "éviter une pandémie et à s'y préparer".

"Mais ce n'est pas suffisant", a déclaré M. Widodo, estimant que 31 milliards de dollars seraient nécessaires. "Nous devons nous assurer que la communauté puisse résister à une pandémie. Une pandémie ne peut plus prendre des vies et casser les articulations de l'économie mondiale".

Qui participe au sommet du G20?

Les chefs d'Etat ou de gouvernement des plus grandes économies mondiales se retrouvent mardi et mercredi sur l'île indonésienne de Bali pour un sommet du G20 assombri par la guerre en Ukraine.

Voici une liste des dirigeants attendus.

Joe Biden

Le président américain arrive au sommet avec l’objectif de réaffirmer le leadership américain et de rallier les Occidentaux derrière les efforts de Washington pour isoler la Russie en réponse à la guerre en Ukraine.

En prélude, il va rencontrer lundi le président chinois Xi Jinping pour la première fois depuis son entrée à la Maison Blanche.

Les deux hommes ont de nombreux sujets à aborder, après une aggravation des tensions sur le commerce, les droits de l'Homme dans la province chinois du Xinjiang et le statut de Taïwan.

Xi Jinping

Le sommet du G20 est un retour en fanfare sur la scène diplomatique pour Xi Jinping qui entame un troisième mandat à la tête de la deuxième plus grande économique mondiale.

Outre un entretien avec son homologue américain, il doit aussi rencontrer le président français Emmanuel Macron, moins de deux semaines après avoir accueilli le chancelier allemand à Pékin.

Sergueï Lavrov

Le ministre des Affaires étrangères russe dirigera la délégation venue de Moscou après la décision de Vladimir Poutine de ne pas se rendre à un sommet qui l'aurait exposé à une salve de critiques de ses homologues.

Le Kremlin a expliqué l’absence de Vladimir Poutine par une question d’agenda. En juillet, Sergueï Lavrov était parti au milieu d’une réunion des chefs de la diplomatie du G20 après des attaques nourries contre l'invasion de l'Ukraine.

Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien, dont le pays n’est pas membre du G20, participera au sommet virtuellement à l'invitation de l’Indonésie. Il devrait appeler les grandes puissances à renforcer leur réponse face à l’invasion de son pays par la Russie.

Dirigeants de l'UE

Le président français Emmanuel Macron participera au sommet et doit rencontrer à son tour le président chinois Xi Jinping. Le chancelier allemand Olaf Scholz qui dirige la plus grande économie de l’Union européenne sera sur place, tandis que l’Italie sera représentée par la nouvelle Première ministre Georgia Meloni, issue d'un mouvement post-fasciste, et l’Espagne par son Premier ministre Pedro Sanchez.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel renforceront la présence européenne au sommet.

Rishi Sunak

Le Premier ministre britannique, entré en octobre à Downing Street, va participer à son premier G20 et pouvoir rencontrer plusieurs dirigeants, notamment Joe Biden.

Narendra Modi

Le Premier ministre de l'autre géant asiatique, l'Inde, s'entretiendra avec de nombreux dirigeants, dont M. Biden, M. Macron et M. Sunak, premier dirigeant britannique d'origine indienne.

C'est à l'Inde que l'Indonésie passera le relai de la présidence du G20.

Joko Widodo

L’hôte du sommet sur l’île des Dieux rencontrera en aparté la plupart des dirigeants présents en tant que dirigeant du pays présidant le G20 cette année.

Jakarta espérait recentrer le sommet sur la coopération internationale pour favoriser la reprise économique après le choc de la pandémie de Covid. Mais l’offensive russe en Ukraine déclenchée en février a bouleversé la donne, replaçant les enjeux géopolitiques et sécuritaires au centre de la scène.

Reste du monde

Le Canada, l’Australie et le Japon seront représentés par leurs Premiers ministres respectifs Justin Trudeau, Anthony Albanese et Fumio Kishida. Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol sera aussi à Bali malgré les tensions avec la Corée du Nord.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, représentera l'Arabie saoudite. Le président des Emirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyane, "MBZ", dont le pays n'est pas membre du G20, sera également présent, en tant qu'invité.

Le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan fera le déplacement ainsi que le chef d’Etat du seul pays africain représenté au G20, l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa.

Le Brésil sera représenté par son ministre des Affaires étrangères Carlos Franca, le président sortant Jair Bolsonaro ayant décidé de ne pas faire le voyage après sa défaite aux élections.

Le Mexique envoie son chef de la diplomatie Marcelo Ebrard, tandis que le président argentin Alberto Fernandez mènera la délégation de Buenos Aires.

Le secrétaire-général de l’Onu Antonio Guterres participera en tant qu’observateur.

Ce fonds a été lancé par les ministres de la Santé et des Finances du G20 en présence du directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus et du président de la Banque mondiale David Malpass.

G20: attentats ou tsunami, Bali préparée à de multiples risques

L'Indonésie accueille mardi à Bali le sommet des dirigeants du G20 des plus grandes économies mondiales avec un déploiement de sécurité sans précédent dans cette "île des Dieux" exposée aux catastrophes naturelles.

Dix-sept chefs d'Etat et de gouvernement doivent discuter de solutions à une série de crises mondiales sur l'île hindouiste au sein du pays qui compte la plus grande population musulmane au monde.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré forfait et sera représenté par son ministre des Affaires étrangères, comme c'est le cas pour le Brésil et le Mexique.

Bali se prépare depuis des mois à accueillir les vingt délégations nationales, ainsi que celles d'autres hauts responsables de l'ONU, de la Fifa et du Comité olympique, pour assurer des conditions de sécurité optimales 20 ans après un attentat terroriste qui avait plus de 200 morts dans l'île.

"J'ai inspecté tous les détails (...). Nous avons vérifié tout et je veux annoncer que nous sommes prêts à accueillir nos invités pour le G20", a indiqué le président indonésien Joko Widodo cette semaine.

Pour le seul pays d'Asie du Sud-Est membre du G20, l'arrivée de milliers de participants est aussi un coup de pouce bienvenu à un secteur touristique laminé par deux ans de pandémie.

Militaires par milliers 

L'Operation de sécurité "Puri Agung" prévoit le déploiement de 18.000 militaires et policiers dans la zone de Nusa Dua, au sud de l'île.

Les chefs d'Etat et de gouvernement vont être rassemblés dans une vingtaine d'hôtels dont l'Apurva Kempinsky qui accueillera le sommet, dans un périmètre placé sous protection militaire, tandis que la police est chargé de la sécurité à l'extérieur.

Ont été déployés sur le site, 12 navires militaires, 13 hélicoptères et quatre avions de combat - des F16 et des Sukhoï - un appareil de reconnaissance Boeing, ainsi que deux avions cargo Hercules, dont un pour les évacuations médicales.

Les autorités ont installé des technologies de reconnaissance faciale, plus de 1.700 caméras de surveillance et des centaines de caméras piétons portées par des policiers.

Les Indonésiens se sont coordonnés notamment avec les responsables de sécurité chinois et américains et ont indiqué coopérer pour le renseignement avec les délégations.

Ceinture de feu du Pacifique 

L'île de Bali est située sur la Ceinture de feu du Pacifique, où les plaques tectoniques se rencontrent, avec un fort risque de séismes et d'éruptions volcaniques. L'archipel indonésien compte près de 130 volcans, dont trois sont situés sur l'île de Bali.

Le pays subit régulièrement des catastrophes naturelles dont l'une des pires a été le tsunami provoqué en 2014 par un séisme sous-marin au large de l'île de Sumatra qui a fait plus de 170.000 victimes en Indonésie seulement.

Quelque 1.500 membres des forces de sécurité seront affectés spécialement aux potentielles évacuations en cas de catastrophe naturelle.

La police a prévu toute une gamme de véhicules et d'hélicoptères pour évacuer les dirigeants en cas d'inondation ou de tremblement de terre.

Cerfs-volants interdits

Les autorités ont réprimé quelques tentatives de manifestations, avec l'arrêt d'une opération à vélo de Greenpeace et l'interpellation de plusieurs étrangers.

Les autorités balinaises ont aussi restreint la mobilité dans l'île avec une suspension des cérémonies religieuses et traditionnelles pendant le sommet, tandis que de nombreux résidents ont reçu l'ordre de travailler et d'étudier à domicile.

La compagnie nationale d'électricité a même interdit aux habitants de l'île d'utiliser des cerfs-volants pendant l'évènement, de peur qu'ils ne tombent sur des lignes électriques et ne provoquent des pannes.

Il est considéré comme l'une des rares avancées attendues à l'occasion du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 qui s'ouvre mardi sur l'île indonésienne de Bali, marqué par ailleurs par de profondes divisions sur l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont contribué à hauteur de 450 millions de dollars, soit près d'un tiers du total, la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen estimant que le fonds devait contribuer à "une architecture sanitaire mondiale plus saine et plus réactive".

Les autres principaux donateurs incluent la France, le Royaume-Uni, le Canada, l'Inde, la Chine, l'Australie et le Japon.

Musk ne sera pas présent en Indonésie pour une rencontre en marge du G20

Elon Musk, le nouveau propriétaire de Twitter, n'ira pas en Indonésie pour prendre part à une rencontre d'entrepreneurs organisée en marge du sommet du G20 mais il participera à une réunion virtuelle, a affirmé dimanche un ministre indonésien.

M. Musk, également propriétaire du constructeur automobile Tesla, devait s'exprimer lors de la conférence économique dite "B20" sur l'île indonésienne de Bali.

La semaine prochaine, le multimilliardaire doit se présenter devant un tribunal américain dans le cadre d'un action en justice concernant sa rémunération de 2018, d'un montant d'environ 56 milliards de dollars en stock-options.

"En ce qui concerne Elon Musk, il a un procès. Il doit être présent au tribunal", a déclaré à la presse Luhut Binsar Pandjaitan, le ministre indonésien en charge de la Coordination des affaires maritimes et des investissements.

Son ministère a indiqué que M. Musk, l'homme le plus riche de la planète, participera lundi, à la veille de l'ouverture du G20, à un échange virtuel d'une heure avec le magnat indonésien Anindya Bakrie sur "les perturbations futures de l'innovation technologique mondiale".

Le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, et le Premier ministre australien, Anthony Albanese, figurent parmi les participants du B20.

M. Pandjaitan a déclaré que M. Musk se rendra à Jakarta en décembre "à l'issue de sa procédure judiciaire".

Le président indonésien Joko Widodo s'est rendu au Texas pour rencontrer M. Musk au début de l'année afin de discuter de l'investissement de Tesla dans l'industrie du nickel de l'archipel.

L'Indonésie possède les plus grandes réserves de nickel au monde, et le pionnier de la voiture électrique s'y intéresserait car elles servent de composants pour les batteries.

Un actionnaire a contesté devant un tribunal du Delaware la rémunération spéciale de M. Musk, qui avait été à l'époque approuvée par les actionnaires.

Mais le plaignant a accusé le conseil d'administration d'avoir manqué à ses obligations.

L'affaire sera étudiée par la même juge qui, en octobre, a ajourné la procédure entre Twitter et M. Musk et donné jusqu'au 28 octobre aux deux parties pour que le patron de Tesla rachète le réseau social.

L'Indonésie, hôte du sommet du G20, a indiqué prévoir de contribuer, sans préciser le montant prévu. Le pays a été très durement touché par la pandémie de Covid-19, avec une violente vague mi-2021, quand son système de santé s'est retrouvé submergé et qu'il a rencontré des difficultés pour s'approvisionner en vaccins alors que les pays riches donnaient leurs doses à leurs populations.

"Ce nouveau fonds dédié est un outil important qui aidera les pays à revenu faible ou intermédiaire à mieux se préparer aux crises sanitaires mondiales", a souligné David Malpass.


France–Émirats arabes unis : vers une co-construction stratégique des industries de demain

De gauche à droite : Louis Margueritte, CEO de Business France, et Axel Baroux, Directeur Proche & Moyen-Orient de Business France (photo fournie).
De gauche à droite : Louis Margueritte, CEO de Business France, et Axel Baroux, Directeur Proche & Moyen-Orient de Business France (photo fournie).
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  • Le partenariat France–Émirats s’oriente vers une logique de co-construction industrielle, portée par l’IA, l’énergie, les infrastructures et les technologies avancées
  • Business France veut « passer d’une logique d’opportunités à une logique de transformation », notamment via Vision Golfe 2026

DUBAÏ: La relation économique entre la France et les Émirats arabes unis entre dans une nouvelle phase, plus stratégique et tournée vers la co-construction des industries de demain. C’est le message porté par Louis Margueritte, CEO de Business France, à l’occasion de sa visite dans le pays.

Selon lui, plusieurs secteurs structurent désormais cette dynamique bilatérale. Il souligne en particulier que « les industries avancées et les partenariats industriels, portés notamment par les initiatives locales, offrent de fortes opportunités de coopération ». À cela s’ajoutent les énergies et la transition énergétique, incluant la décarbonation et les modèles circulaires, ainsi que les technologies de pointe comme l’intelligence artificielle.

Les chaînes d’approvisionnement, la logistique et la résilience des infrastructures complètent ce socle stratégique, tandis que des secteurs comme la santé, les infrastructures, le tourisme et les services à forte valeur ajoutée continuent de soutenir la présence française aux Émirats.

La robustesse de la présence économique française repose sur un partenariat bilatéral structuré autour de la confiance et de la stabilité. Dans un environnement international incertain, les Émirats conservent une forte attractivité grâce à leur prévisibilité réglementaire, leur connectivité et leur capacité d’adaptation.

Pour Louis Margueritte, cette stabilité est un facteur clé de confiance : elle encourage les entreprises françaises à poursuivre et renforcer leurs investissements dans la région. Aujourd’hui, plus de 600 entreprises françaises sont implantées aux Émirats, couvrant des secteurs stratégiques comme l’énergie, la santé, les infrastructures, les technologies et les services.

Le dirigeant résume cette évolution en soulignant que « les Émirats ne sont plus seulement perçus comme un marché à fort potentiel, mais comme un véritable partenaire stratégique dans les grandes transformations économiques mondiales ».

Face aux mutations du commerce mondial, Business France adapte son action autour de trois priorités majeures : renforcer les partenariats d’investissement, accompagner les entreprises dans les secteurs liés aux grandes transitions économiques, et accélérer les connexions entre acteurs français et partenaires locaux.

L’objectif est de « passer d’une logique d’opportunités à une logique de transformation, avec des projets structurants, des partenariats durables et une création de valeur partagée sur le long terme ».

Dans cette approche, les économies du Golfe ne sont plus abordées de manière fragmentée, mais comme un écosystème interconnecté nécessitant une compréhension fine des dynamiques locales.

Le forum Vision Golfe 2026 s’inscrit pleinement dans cette stratégie. Organisé les 18 et 19 juin 2026 à Paris sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, l’événement vise à renforcer les liens économiques entre la France et les pays du Golfe.

Pour Louis Margueritte, la force du forum réside dans la qualité des interactions : « nous sélectionnons soigneusement les participants afin de garantir que décideurs publics, investisseurs, dirigeants et grands acteurs économiques puissent rencontrer les bons interlocuteurs, au bon niveau ».

Au-delà des conférences, Vision Golfe facilite des rendez-vous B2B et offre un environnement propice à la signature de contrats, au lancement de partenariats public-privé et au développement de collaborations industrielles concrètes.

Il insiste également sur la dimension expérientielle de l’événement : les échanges se poursuivent dans plusieurs lieux institutionnels emblématiques tels que Bercy, le Quai d’Orsay, le Sénat ou encore le Palais Galliera, favorisant des relations plus durables et stratégiques.

Les échanges commerciaux entre la France et les Émirats atteignent 10,8 milliards d’euros en 2025 (+27%), tandis que ceux avec l’ensemble du CCG s’élèvent à 24,9 milliards d’euros. Mais la relation ne se limite plus au commerce.

Elle évolue vers une coopération structurante fondée sur l’innovation, la durabilité et le capital humain. L’intelligence artificielle, la transition énergétique, la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire deviennent des axes centraux, tout comme la formation et le développement des compétences.

Cette transformation traduit une ambition commune : construire des solutions partagées et renforcer une coopération de long terme.


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
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  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".