JO-2024 de Paris: les «Phryges», des bonnets phrygiens en guise de mascotte

Des peluches portant les nouvelles mascottes des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 sont exposées lors de leur présentation officielle à Saint-Denis, au nord de Paris, le 14 novembre 2022. (AFP).
Des peluches portant les nouvelles mascottes des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 sont exposées lors de leur présentation officielle à Saint-Denis, au nord de Paris, le 14 novembre 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 14 novembre 2022

JO-2024 de Paris: les «Phryges», des bonnets phrygiens en guise de mascotte

  • La «phryge» des Jeux olympiques est chaussée de baskets
  • Ces peluches de couleur rouge ont été présentées officiellement lundi et arriveront cette semaine dans la boutique officielle des produits dérivés qui ouvre ses portes le même jour dans le quartier des Halles à Paris

PARIS : Les JO de Paris 2024 ont dévoilé lundi leurs mascottes: deux bonnets phrygiens dénommés "Phryges", un symbole républicain pur jus pour incarner la peluche emblème de l'édition olympique française.

Ces peluches de couleur rouge ont été présentées officiellement lundi et arriveront cette semaine dans la boutique officielle des produits dérivés qui ouvre ses portes le même jour dans le quartier des Halles à Paris.

Ces peluches sont fabriquées en Chine pour la quasi-totalité, "comme la très grande majorité des peluches vendues en France", soulignent les organisateurs des JO de Paris.

Le marché a été confié aux entreprises françaises Gispy et Doudou et Compagnie qui se le partage respectivement à 60% et 40%. Doudou et Compagnie prévoit de produire 15% de son quota dans son usine à Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) qui s'agrandira pour l'occasion.

Pour cette partie de la production française, le rembourrage, l'assemblage, et la couture seront réalisés en Bretagne mais les matières premières et les préparations des pièces détachées en Chine.

Aucun chiffre n'a été donné concernant le volume de mascottes produites, si ce n'est qu'elles doivent représenter financièrement "entre 20 et 25%" des revenus des produits sous licence dont elles seront l'élément phare.

Au total, les revenus dits de "merchandising" sont censés rapporter 127 millions d'euros, selon les chiffres du budget 2021 du comité d'organisation (Cojo). Une révision budgétaire doit intervenir d'ici fin décembre pour trouver des économies alors que le budget global du Cojo est touché par l'inflation.

Mascottes olympiques: quand la faune fait recette

La première mascotte olympique était grenobloise pour les JO d'hiver de 1968. Depuis, chaque édition des JO d'été ou d'hiver a sa mascotte et c'est souvent une figure animale qui sans surprise devient la peluche officielle.

Pour les JO de Tokyo, qui ont finalement eu lieu à l'été 2021, la mascotte, une version bleu indigo pour le garçon et une version rose pour la fille, avait des allures de personnages de manga. Quelques mois plus tard, c'est un panda qui a accompagné les festivités des JO d'hiver de Pékin en 2022. En plein retour de Covid, la mascotte a même été en rupture de stock.

D'après des chiffres donnés par le comité d'organisation des JO de Paris (Cojo), les mascottes sont à 65% des animaux et majoritairement des ours. Ce qui a été le cas aux JO d'hiver de Sotchi (Russie) avec un ours polaire, aussi accompagné d'un lièvre et d'un léopard. Un ours était déjà là à Moscou en 1980. C'est un tigre qui avait été choisi comme mascotte des JO de Séoul en 1988 et un castor à Montréal en 1976.

Chaque mascotte a son petit nom, ainsi à Londres en 2012, elle s'appelait "Wenlock".

La première mascotte des JO d'été a été celle des tragiques JO de Munich en 1972 et représentait un teckel coloré.

L'esprit français

Outre la boutique en ligne officielle et celle des Halles, les mascottes seront vendues chez Carrefour qui est un des sponsors des JO, mais aussi dans les magasins de jouets spécialisés.

La "phryge" des Jeux olympiques est chaussée de baskets. La mascotte se décline aussi en version paralympique, avec une des deux jambes constituée d'une lame, prothèse caractéristique de certains athlètes paralympiques. D'après les chiffres donnés par le comité d'organisation 65% des mascottes sont des figures animales et quand c'est le cas ce sont majoritairement des ours.

"C'est un jour spécial pour Paris 2024, c'est toujours un temps fort de la vie d'un comité olympique et paralympique", a affirmé le président du comité d'organisation Tony Estanguet.

Le bonnet phrygien est "connu dans le monde entier" et est présent dans l'art, dans les mairies, sur les timbres", a-t-il ajouté.

Point d'animal cette fois, comme le panda qui a fait un tabac aux derniers JO d'hiver de Pékin. "On a eu envie de se démarquer et de ne pas choisir un animal mais un idéal", a souligné Estanguet.

En choisissant le bonnet phrygien qui coiffe Marianne, le comité d'organisation a une nouvelle fois enfourché la rhétorique républicaine et révolutionnaire, comme il l'avait fait pour le tracé du marathon qui emprunte le trajet de la marche des femmes du 5 octobre 1789.

"On veut que ces mascottes incarnent l'esprit français", explique le comité d'organisation. Ses yeux sont bleus et de l'un deux partent deux rubans aux couleurs du drapeau français façon cocarde.

Ces derniers mois, les organisateurs ont expliqué qu'ils avaient consulté des historiens pour le "récit qu'ils construisent" autour des JO, également en vue de la cérémonie d'ouverture inédite sur la Seine sur laquelle le comité mise beaucoup. C'est ainsi qu'on peut voir défiler à toute vitesse dans leur dernier clip, sur le slogan des JO, ("Ouvrons grand les Jeux") l'histoire du XXe siècle cette fois-ci: Simone Veil à la tribune de l'Assemblée ou encore aussi des étudiants lançant des pavés en mai 68, images glissées entre deux exploits sportifs.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.