Mission vers la Lune, jour 3: tout va bien pour le vaisseau Orion

La fusée lunaire non habitée Artemis I décolle du pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy de la NASA à Cap Canaveral, en Floride, le 16 novembre 2022. (AFP).
La fusée lunaire non habitée Artemis I décolle du pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy de la NASA à Cap Canaveral, en Floride, le 16 novembre 2022. (AFP).
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Publié le Samedi 19 novembre 2022

Mission vers la Lune, jour 3: tout va bien pour le vaisseau Orion

  • Orion se trouve déjà à quelque 320 000 km de la Terre, et se prépare à effectuer à l'aide de ses moteurs la première des quatre poussées principales programmées durant la mission
  • Cette manoeuvre, qui aura lieu tôt lundi matin, rapprochera le vaisseau à environ 100 km seulement de la surface lunaire, afin de profiter de sa force gravitationnelle

WASHINGTON : Au troisième jour de sa mission spatiale, les performances du vaisseau Orion, en route pour la Lune après son décollage depuis la Floride, "dépassent les attentes", s'est félicitée la Nasa vendredi.

Cette nouvelle capsule doit emmener dans les prochaines années des astronautes sur la Lune -- les premiers à en fouler la surface depuis la dernière mission Apollo en 1972. Ce premier vol test, sans équipage à bord, doit d'abord servir à s'assurer que le véhicule est sûr.

"Aujourd'hui, nous nous sommes réunis pour passer en revue les performances du vaisseau Orion (...), et il dépasse les attentes", a déclaré lors d'une conférence de presse Mike Sarafin, en charge de cette mission nommée Artémis 1.

Les quatre panneaux solaires du vaisseau, longs d'environ 4 mètres, se sont déployés correctement et "fournissent davantage d'énergie" qu'attendu, s'est réjoui Jim Geffre, responsable pour Orion au centre spatial Johnson de Houston. C'est là, au Texas, que se trouve le centre de contrôle d'où le vaisseau est piloté.

Orion se trouve déjà à quelque 320 000 km de la Terre, et se prépare à effectuer à l'aide de ses moteurs la première des quatre poussées principales programmées durant la mission.

Cette manoeuvre, qui aura lieu tôt lundi matin, rapprochera le vaisseau à environ 100 km seulement de la surface lunaire, afin de profiter de sa force gravitationnelle. Comme cela aura lieu derrière la face cachée de la Lune, il est prévu que la Nasa perde le contact avec le vaisseau durant environ 35 minutes.

"Nous allons passer au-dessus de certains des sites d'atterrissage d'Apollo", a souligné Jeff Radigan, directeur de vol à la Nasa, même si ceux-ci seront dans l'ombre. Une vidéo du survol sera par la suite diffusée.

Quatre jours plus tard, une seconde poussée des moteurs placera Orion sur une orbite distante autour de la Lune. Le vaisseau ira jusqu'à 64.000 km derrière elle - un record pour une capsule habitable.

Il entamera ensuite le chemin retour vers la Terre, avec un amerrissage dans l'océan Pacifique prévu le 11 décembre, soit après un peu plus de 25 jours de vol.

De la réussite de cette mission dépendent le futur d'Artémis 2, qui emmènera des astronautes faire le tour de la Lune sans s'y poser, puis d'Artémis 3, qui marquera enfin le retour d'humains sur la surface lunaire. Ces missions doivent officiellement avoir lieu en 2024 et 2025, respectivement.

Mike Sarafin a par ailleurs précisé vendredi que 10 micro-satellites scientifiques avaient bien été déployés lors du décollage de la fusée, mais que la moitié d'entre eux expérimentaient des soucis techniques ou de communication. Ces expériences, menées séparément par des équipes indépendantes, n'ont pas d'impact sur la mission principale.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.