Jbaliqs et la nouvelle génération qui redéfinit l’Algérianisme en musique

Personnage haut en couleurs, il s'est surnommé Jbaliqs en référence à la série algérienne phare Achour El Acher et se plaît à revêtir des tenues vestimentaires traditionelles d’un autre temps (Photo, Instagram: Jbaliqs).
Personnage haut en couleurs, il s'est surnommé Jbaliqs en référence à la série algérienne phare Achour El Acher et se plaît à revêtir des tenues vestimentaires traditionelles d’un autre temps (Photo, Instagram: Jbaliqs).
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Jbaliqs et la nouvelle génération qui redéfinit l’Algérianisme en musique

  • De son vrai nom Wassim Benyoucef Bendali, Jbaliqs est photographe, comédien, mais avant tout musicien
  • «L’Algérianisme représente aussi pour moi l’unicité»

ALGER: Fut un temps, le terme «Algérianisme» faisait référence au mouvement intellectuel et culturel franco-français qui défendait l'histoire de l'Algérie française et la culture des pieds-noirs.

De nos jours, la jeunesse talentueuse aux multiples facettes d’Alger récupère et se réapproprie cette terminologie. Arab news en français est partie à la rencontre de l’un d’entre eux. 

De son vrai nom Wassim Benyoucef Bendali, Jbaliqs est photographe, comédien, mais avant tout musicien. 
 

« C’est une entreprise de réappropriation, j'ai voulu redéfinir ce mot comme je l’entends. C’est pour montrer notre identité dans sa pluralité la plus complexe» a déclaré l’artiste. 

«L’Algérianisme représente aussi pour moi l’unicité. Et dans un élan patriotique, pour accorder nos violons et se mettre au diapason, je me suis dit que l’Algérianisme allait être cette conjoncture artistique et culturelle».

Personnage haut en couleurs, il s'est surnommé Jbaliqs en référence à la série algérienne phare Achour El Acher et se plaît à revêtir des tenues vestimentaires traditionnelles d’un autre temps.  

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En phase avec son époque, le jeune homme slalome entre les langues (Photo, Instagram @jbaliqs).

Instituteur de son métier, il prend plaisir à partager l’étendue de ses talents sur les réseaux sociaux. 

Diplômé en science du langage à la faculté de Bouzareah, le jeune homme a appris à manier plusieurs instruments et a étudié le théâtre au conservatoire d’Alger.

Il reprend à sa manière bien spécifique les chansons d’artistes algériens éternels tel que Dahmane El Harrachi. 

En phase avec son époque, Jbaliqs slalome avec aisance et originalité entre les langues, l’arabe, le français, l’anglais et la darja. Fusionnant de temps en temps les langues, il s’amuse à ajouter des accents arabes aux lettres latines.

Son travail est imprégné de la sociologie de la linguistique propre à l’Algérie, que l’on devine dans ce creuset de cultures mais également dans les chansons qu’il interprète avec sa famille et ses proches.

Dans les vidéos qu’il publie, se mêlent des sonorités Chaabi, Maalouf et parfois étrangères. 

Dernière en date, sa reprise de «Carmen» de Stromae au côté de ses cousins à la sauce chaabi a cumulé plus un million de vues en moins d’une semaine.

Le jeune homme de 23 printemps explique s’être inspiré de "Mozart l'Égyptien" de Hugues de Courson, une production artistique qui mêle musique orientale aux partitions de Mozart.

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Wassim Benyoucef Bendali se produit avec ses cousins Nouceiba (percussionniste, tabla) et Chafik (violoniste) dans une maison d'Alger (Photo, AFP).

Plusieurs cordes à son arc 

Egalement photographe, Jbaliqs semble à travers ses portraits s’être donné pour objectif d’immortaliser « les humains d’Algérie» dans leurs formes la plus authentique. Entre tradition, modernisme et diversité. 

Le jeune homme qui a déjà pu exposer ce qu’il appelle «des prises», souhaite déconstruire l'image classique de l’Algérien en tirant le portrait d'individus venus des quatre coins du pays et ainsi les inclure dans sa vision de la nation.  

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A travers ses portraits, l’artiste aux multiples talents s’évertue à mettre en exergue « l’algérianité dans toute sa pluralité» (Photo, Instagram @jbaliqs).

Instituteur de Français au primaire, le pédagogue qui donne également des cours de soutien pour des élèves avec handicap explique porter des lunettes de soleil sur ses vidéos afin de « ne pas s’égarer» ajoutant  avec beaucoup d’humilité vouloir «se protéger et se prémunir de la lumière aveuglante miroitée par les projecteurs et les promesses de succès». 


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.