Le festival Noor Riyadh établit six records mondiaux Guinness

L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui s’est déroulée sur dix-sept jours et a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Plus de 130 artistes, hommes et femmes, originaires de 40 pays, ont participé au festival, présentant plus de 190 œuvres d’art. (Photo fournie)
L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui s’est déroulée sur dix-sept jours et a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Plus de 130 artistes, hommes et femmes, originaires de 40 pays, ont participé au festival, présentant plus de 190 œuvres d’art. (Photo fournie)
L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste américain Mark Brickman, intitulée «Organized Chaos». (Photo fournie)
L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste américain Mark Brickman, intitulée «Organized Chaos». (Photo fournie)
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Publié le Lundi 21 novembre 2022

Le festival Noor Riyadh établit six records mondiaux Guinness

L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui s’est déroulée sur dix-sept jours et a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Plus de 130 artistes, hommes et femmes, originaires de 40 pays, ont participé au festival, présentant plus de 190 œuvres d’art. (Photo fournie)
L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste américain Mark Brickman, intitulée «Organized Chaos». (Photo fournie)
  • Noor Riyadh doit une grande partie de son succès à la perspicacité du prince héritier saoudien, qui a permis à ce festival de devenir le plus important au monde dans le domaine des arts de la lumière
  • L’œuvre Pulse of Light a établi cinq records au cours du festival qui s’est déroulé sur dix-sept jours

RIYAD: Samedi, Noor Riyadh a clôturé ses événements culturels et artistiques après avoir établi six records mondiaux Guinness, dont celui de la plus grande célébration des arts de la lumière.

Le festival, qui s’est déroulé sur dix-sept jours, a établi cinq autres records pour l’œuvre Pulse of Light: la plus longue distance parcourue pour un affichage laser lumineux, le plus grand affichage laser lumineux, l’affichage le plus haut et le plus grand sur une façade de bâtiment et le plus grand nombre de drones participant à un spectacle d’art créatif.

Ces installations faisaient partie de Noor Riyadh, un festival annuel de lumière et d’art qui présente plus de 190 œuvres réalisées par environ 130 artistes saoudiens et internationaux de 40 pays.

L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a permis d’établir six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste saoudienne Houda al-Aythan, intitulée «Najd al-Khasheaa». (Photo fournie)
L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a permis d’établir six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste saoudienne Houda al-Aythan, intitulée «Najd al-Khasheaa». (Photo fournie)

Noor Riyadh est le premier programme mis en œuvre sous les auspices de Riyadh Art, la première initiative d’art public du Royaume. Il vise à transformer la ville en une «galerie sans murs», à l’embellir et à renforcer l’esprit créatif de la population.

Le festival, qui a débuté le 3 novembre, a contribué à enrichir le paysage culturel et artistique du Royaume en accueillant plus de 2,8 millions de visiteurs.

Il a organisé 500 événements différents dans 40 emplacements de la capitale saoudienne, dont le parc du roi Abdallah dans le quartier de Malaz, le quartier d’Alsafarat, la ville historique de Diriyah et le quartier financier du roi Abdallah.

L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste turc Rafiq Anadool, intitulée «Dream of Machine». (Photo fournie)
L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste turc Rafiq Anadool, intitulée «Dream of Machine». (Photo fournie)

Noor Riyadh doit une grande partie de son succès à la perspicacité et à l’attention du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a permis à ce festival de devenir le plus important au monde dans le domaine des arts de la lumière.

«Ce succès n’aurait pas été possible sans la grâce de Dieu», a déclaré le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, ministre de la Culture, membre du conseil d’administration de la Commission royale pour la ville de Riyad et président du comité directeur de Riyadh Art.

«Les réalisations du Noor Riyadh sont une démonstration claire de l’engagement et des efforts continus du Royaume pour soutenir les talents nationaux et internationaux et accueillir les plus grands événements qui contribuent à placer le Royaume au premier plan du paysage artistique mondial», a ajouté le prince Badr.

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L’édition 2022 de Noor Riyadh, qui a pris fin samedi 19 novembre, a établi six records mondiaux Guinness. Cette image montre l’œuvre de l’artiste Giesele Colon, intitulée «One Thousand Galaxies». (Photo fournie)

Il a mis l’accent sur l’importance de poursuivre les efforts pour renforcer les partenariats avec toutes les parties concernées à l’avenir.

Les célébrations de Noor Riyadh seront accompagnées d’une exposition intitulée «From Rays to Passion», qui se tiendra dans le quartier de Jax et se poursuivra jusqu’au 4 février. Elle proposera aux visiteurs un voyage artistique sur la transformation créative de la lumière dans le passé et l’avenir, grâce à la poursuite des ateliers et des dialogues présentés par des artistes et des experts renommés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."


Philippe Bouvard est mort, «Les Grosses Têtes» sont orphelines

Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
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  • "Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier
  • Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux

PARIS: Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans.

C'est sa radio de toujours qui a annoncé son décès, après en avoir été informée par son épouse. "Il s'est éteint ce matin aux alentours de huit heures, en douceur", a déclaré à l'antenne la présentatrice de la matinale de RTL, Céline Landreau.

Les hommages ont aussitôt afflué sur la station pour saluer celui que beaucoup considéraient comme un précurseur, à la frontière du journalisme et du divertissement.

"Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier, qui lui avait succédé aux commandes des "Grosses Têtes" en 2014 pour rajeunir l'émission.

Un épisode que l'intéressé avait d'ailleurs mal vécu, parlant lui-même d'"un déchirement". Il était resté 37 ans aux commandes de cette émission culte, qu'il avait lancée en 1977, et dont le succès ne s'est jamais démenti.

Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux.

Avec cette émission, "Philippe a su mettre à la portée de tous la culture générale", a estimé Jean-Pierre Foucault, en saluant "notre maître à tous".

Philippe Bouvard "a plus fait pour la langue française que la moitié des 40 momies de l'Académie française" mais "n'a jamais été récompensé de cet effort populaire", a regretté le navigateur Olivier de Kersauson, pilier historique des "Grosses Têtes", que Bouvard avait coutume de saluer par une apostrophe qui a marqué le programme: "Bonne réponse de l'Amiral!"

"Français moyen" 

"C'était quelqu'un de curieusement très attachant. Je n'ai jamais su s'il nous aimait ou pas", a réagi l'humoriste Bernard Mabille, autre figure de l'émission.

Pour le journaliste Marc-Olivier Fogiel, le principal atout de Philippe Bouvard était "de ne pas avoir de frontières": "C'était un journaliste qui pouvait passer du divertissement au sérieux".

Après avoir entamé sa carrière de journaliste au Figaro dans les années 50, Bouvard avait rejoint France Soir en 1973, parallèlement à son parcours sur RTL.

A la télévision, il avait présenté de 1982 à 1987 "Le petit théâtre de Bouvard" sur Antenne 2, une émission de sketchs où il donnait leur chance à des comédiens débutants dont plusieurs allaient devenir des vedettes : Muriel Robin, Les Inconnus, Mimie Mathy Michèle Bernier ou encore le duo Chevallier et Laspalès.

Hyperactif, Philippe Bouvard tenait encore à 94 ans une page dans le magazine VSD, ainsi qu'une chronique dominicale sur RTL. Il avait tout arrêté le 1er janvier 2025 après avoir atteint son "double record": "60 ans de radio et 60 ans de RTL".

Physique rond et jovial, passionné de jeux d'argent et de belles voitures, ce fils d'un couple de petits commerçants se revendiquait comme "un Français moyen, râleur, chauvin, un rien xénophobe", comme il le disait au journal Le Parisien en 2022. Pour autant, il avouait regretter parfois de "s'être laissé engluer dans ce personnage".