Mondial - Maroc: Ziyech, le retour en grâce

Le milieu de terrain marocain Hakim Ziyech assiste à une séance d'entraînement au Al Duhail SC à Doha, le 19 novembre 2022. (Photo, AFP)
Le milieu de terrain marocain Hakim Ziyech assiste à une séance d'entraînement au Al Duhail SC à Doha, le 19 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 22 novembre 2022

Mondial - Maroc: Ziyech, le retour en grâce

Le milieu de terrain marocain Hakim Ziyech assiste à une séance d'entraînement au Al Duhail SC à Doha, le 19 novembre 2022. (Photo, AFP)
  • Malgré un temps de jeu réduit à Chelsea depuis son transfert en 2020 en provenance de l'Ajax Amsterdam (…), Regragui ne doute pas un instant de la capacité de son attaquant à être le leader offensif des «Lions de l'Atlas»
  • Tout est subitement rentré dans l'ordre avec l'éviction d'Halilhodzic et la nomination en août de Walid Regragui qui a coïncidé avec la réhabilitation de Ziyech (29 ans), très populaire au Maroc pour ses qualités de dribbleur et de créateur

DOHA: Persona non grata sous Vahid Halilhodzic, la star du Maroc Hakim Ziyech a profité du départ du volcanique entraîneur bosnien pour revenir en grâce et sera l'une des armes maîtresses des "Lions de l'Atlas" qui commencent le Mondial-2022 mercredi face aux vice-champions du monde croates.

Les relations entre les deux hommes avaient atteint un point de non-retour en août 2021 quand "coach Vahid" avait exclu l'attaquant de Chelsea de la sélection, justifiant sa décision par des "problèmes disciplinaires". La réaction du joueur ne s'était alors pas fait attendre et le natif de Dronten aux Pays-Bas avait dans la foulée annoncé sa retraite internationale, dénonçant "les mensonges" du technicien.

Mais tout est subitement rentré dans l'ordre avec l'éviction d'Halilhodzic et la nomination en août de Walid Regragui qui a coïncidé avec la réhabilitation de Ziyech (29 ans), très populaire au Maroc pour ses qualités de dribbleur et de créateur.

Depuis son arrivée aux commandes de l'équipe, l'ancien joueur de Toulouse et d'Ajaccio a pris soin de ménager la susceptibilité de Ziyech, joueur au caractère bien trempé qui avait également connu des difficultés avec Hervé Renard, le prédécesseur d'Halilhodzic. Le nouveau sélectionneur a ainsi mené de nombreuses discussions avec l'attaquant pour aplanir les différends et repartir sur de nouvelles bases.

"Je ne lui ai rien promis, sauf que je lui ai dit que je comptais sur lui, et c'est un fait, je veux qu'il soit à son meilleur niveau. Il dégage une énergie positive, il sait comment travailler et je connais davantage sa façon de penser maintenant. Quand vous voyez comment il joue, il est difficile de ne pas l'emmener à la Coupe du monde", a déclaré Regragui.

Confiance en soi

Malgré un temps de jeu réduit à Chelsea depuis son transfert en 2020 en provenance de l'Ajax Amsterdam, notamment en raison de pépins physiques, Regragui ne doute pas un instant de la capacité de son attaquant à être le leader offensif des "Lions de l'Atlas".

"Je crois en son expérience", assure le sélectionneur.

Durant sa longue absence, Ziyech est toujours resté en contact avec les autres internationaux, en particulier le capitaine Romain Saïss.

"Hakim a une forte personnalité, mais quand vous l'approchez, vous découvrez qu'il est une personne très gentille, qui aime s'amuser, a expliqué le défenseur du Besiktas. Ce qu'il renvoie à l'extérieur est complètement différent de sa vraie personnalité. Parfois, vous pensez qu'il est rebelle, mais ce qu'il aime avant tout c'est d'être sur le terrain. C'est quelqu'un qui n'a jamais causé de problème avec les joueurs de l'équipe nationale."

Outre des aptitudes techniques au-dessus de la moyenne, la force de Ziyech, c'est surtout de ne jamais douter et une confiance en soi inébranlable, souvent perçue comme de l'arrogance par les différents techniciens qui se sont occupés de lui.

"Mes débuts à Chelsea ont été difficiles. J'ai commencé immédiatement avec une blessure, puis je suis revenu, puis j'ai eu une autre blessure. Les choses ne sont donc pas passées comme je l'avais espéré. Mais, comme la plupart des gens le savent, je crois toujours en moi", souligne-t-il.

La Coupe du monde du Qatar tombe à pic pour remettre les pendules à l'heure et démontrer qu'il peut être l’atout offensif N.1 du Maroc pour mener son équipe en phase finale pour la deuxième fois de son histoire après le Mondial-86 au Mexique.


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
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  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com