Pandémie: après la bataille des masques, les collectivités lancent celle des tests

Des soignants parisiens préparent l’arrivée des patients venus recevoir des tests antigéniques, le 4 novembre (Photo, Christophe ARCHAMBAULT/AFP).
Des soignants parisiens préparent l’arrivée des patients venus recevoir des tests antigéniques, le 4 novembre (Photo, Christophe ARCHAMBAULT/AFP).
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Publié le Samedi 14 novembre 2020

Pandémie: après la bataille des masques, les collectivités lancent celle des tests

  • « Le test sera au confinement 2, ce que le masque a été au confinement 1 », explique Renaud Muselier, président de Régions de France et de la région Sud
  • Pour ce deuxième confinement, comme l'explique Muselier, l'enjeu consiste à effectuer des tests rapides, notamment dans les écoles et les entreprises

PARIS: Après la bataille des masques au printemps, les collectivités se lancent cet automne dans celle des tests à l'occasion du reconfinement, les régions demandant à l'Etat qu'elles puissent éviter les contraintes des appels d'offre pour gagner en efficacité.

« Le test sera au confinement 2, ce que le masque a été au confinement 1 », explique Renaud Muselier, président de Régions de France et de la région Sud, assurant être sur la même ligne que Jean Rottner, médecin comme lui et président de Grand Est.

Au printemps, régions, départements et maires s'étaient mobilisés pour fournir des masques à la population afin de permettre le premier déconfinement, certains élus passant des commandes massives à l'étranger, d'autres sollicitant des entreprises locales.

Pour ce deuxième confinement, comme l'explique Muselier, l'enjeu consiste à effectuer des tests rapides, notamment dans les écoles et les entreprises, afin de repérer rapidement des foyers de contamination, isoler les malades et empêcher ainsi la propagation du virus.

Depuis le début du reconfinement il y a quinze jours, l'Ile-de-France a annoncé l'achat de 100 000 tests antigéniques pour les lycées et l'installation de barnums dans les 50 gares les plus importantes de la région afin que les personnes présentant des symptômes puissent s'y rendre et obtenir rapidement les résultats. 

« Ce que veut la région, c'est gagner la bataille des tests, comme nous avons gagné la bataille des masques au printemps dernier », a affirmé la présidente Valérie Pécresse lors d'une conférence de presse.

Dans la région Sud, Muselier a d'ores et déjà mis la barre à « un million de tests d'ici Noël, avec des résultats sous 12 minutes », misant sur le lancement dès la mi-novembre « d'une centrale de mise en relation entre les acheteurs et les producteurs » de tests.

En partenariat avec l'Agence régionale de santé (ARS), la région Sud a d'ores et déjà acheté 50 000 tests antigéniques et salivaires, dont 25 000 pour les lycées, 5 000 les Centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS), les 20 000 restants étant distribués en fonction des besoins des territoires.

La région a également acquis « 11 machines de tests rapides fournis pour les hôpitaux de la région qui en sont démunis » et fait appel aux marins-pompiers de Marseille qui disposent de la technologie nécessaire « pour effectuer des tests dans les eaux usées » et remonter ainsi jusqu'aux foyers de contamination. 

La contrainte des appels d'offre

Mais à la différence des masques au printemps, qu'elles ont pu acheter dans l'urgence sans passer par des appels d'offre, les régions sont pour l'instant tenues de recourir formellement à cette méthode pour l'achat de quantités importantes de tests, une « contrainte » que Muselier aimerait suspendre.

« Pour mener cette guerre des tests, nous demandons la facilité d'achat », souligne-t-il, précisant que les régions « sont en train d'en parler avec le gouvernement ». 

La bataille des tests ne se limite pas aux régions. En Alsace, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont mis en place une initiative conjointe sur les tests PCR, soit 500 tests quotidiens réalisés par le Laboratoire départemental d'analyses. 

A l'échelon des communes, le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a inauguré jeudi dans sa ville de Troyes, un centre de dépistage.

Frédéric Chéreau, maire de Douai et président de la commission santé de l'AMF, estime que le rôle des villes consiste à jouer un rôle de facilitateur. 

« Nous intervenons surtout dans la mise à disposition de locaux, explique-t-il. On communique sur les lieux de tests et les horaires. Nous faisons notre métier dans ce domaine-là où nous n'avons pas de compétence sanitaire particulière. »

C'est le cas de Grenoble, par exemple. A la demande du maire Eric Piolle, l'ARS y a autorisé deux opérations collectives dans deux quartiers de la ville, permettant de repérer une circulation du virus élevée. 

Les tests ont été financés par l'ARS, le CHU de Grenoble Alpes mettant à disposition du personnel et du matériel. Quant à la ville, elle a financé « la communication et mobilisé 10 à 15 agents ».


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.