Mondial: la Pologne et Lewandowski se réveillent face à l'Arabie saoudite

Les joueurs saoudiens saluent les fans après avoir été battus 2-0 par la Pologne lors du match de football du groupe C de la Coupe du monde Qatar 2022 entre La Pologne et l'Arabie saoudite au Education City Stadium d'Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
Les joueurs saoudiens saluent les fans après avoir été battus 2-0 par la Pologne lors du match de football du groupe C de la Coupe du monde Qatar 2022 entre La Pologne et l'Arabie saoudite au Education City Stadium d'Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 26 novembre 2022

Mondial: la Pologne et Lewandowski se réveillent face à l'Arabie saoudite

  • La Pologne peut remercier son gardien Wojciech Szczesny, décisif à plusieurs reprises
  • Juste avant la mi-temps, l'équipe d'Hervé Renard a obtenu un penalty, mais le capitaine saoudien Salem Al-Dawsari s'est heurté à Szczesny

DOHA: La Pologne de Robert Lewandowski, enfin buteur dans une Coupe du monde, a fait un pas vers la qualification en battant 2-0 l'Arabie saoudite, qui n'est pas parvenue à rééditer son exploit contre l'Argentine, samedi au stade Education City à Doha lors du Mondial-2022 au Qatar.

Tenus en échec par les Mexicains en ouverture (0-0), les Polonais se sont imposés grâce à Piotr Zielinski (39e) et au premier but à ce niveau de leur star Robert Lewandowski (82e). Muet en quatre matches de Coupe du monde (trois en 2018 et un en 2022), l'attaquant du FC Barcelone s'est enfin libéré.

La Pologne peut aussi remercier son gardien Wojciech Szczesny, décisif à plusieurs reprises. Elle compte désormais quatre points dans le groupe C et reprend espoir dans la course aux huitièmes de finale.

Victorieux des Argentins à la surprise générale lors du premier match (2-1), les Saoudiens peuvent avoir quelques regrets après avoir raté l'égalisation sur penalty juste avant la pause.

Les Saoudiens ont été les premiers à se montrer dangereux quand Mohamed Kanno a vu sa frappe être déviée sur la transversale par Wojciech Szczesny (13e). Puis c'est l'attaquant saoudien Saleh Al-Shehri, buteur face à l'Argentine, qui a sauvé les siens en repoussant une tête puissante de Krystian Bielik (26e).

Une relance rapide de Szczesny a permis aux Polonais de se projeter vers le but saoudien. Le joueur de Lens Przemysław Frankowski, lancé côté droit, a centré pour Robert Lewandowski qui a servi Piotr Zielinski, dont la frappe en force n'a laissé aucune chance au gardien saoudien (39e).

Double parade de Szczesny

Juste avant la mi-temps, l'équipe d'Hervé Renard a obtenu un penalty, après recours à la VAR, pour un léger contact de Bielik sur le mollet d'Al-Shehri. Mais le capitaine saoudien Salem Al-Dawsari, auteur d'un but splendide face à l'Argentine, s'est heurté à Szczesny. Le gardien de la Juventus, impérial, a repoussé dans la foulée la tentative de Mohammed Al-Bureik qui avait suivi (45+1).

Sûrement remotivés par Hervé Renard à la pause, comme lors du match contre l'Argentine, les Saoudiens ont à nouveau semé la panique dans la surface polonaise, mais Al-Dawsari n'est pas parvenu à frapper (55e).

A l'issue d'une nouvelle action dans un petit périmètre, le joueur d'Al Hilal a expédié une frappe au dessus de la cage (60e).

Dans ce match très animé, les Polonais ont tenté de doubler la mise mais la transversale a repoussé une tête d'Arkadiusz Milik (63e), puis une frappe involontaire du genou de Lewandowski (66e).

En fin de match, les Saoudiens ont poussé pour arracher l'égalisation, en vain, à l'image de la tentative lointaine de Sahud Abdulhamid, passée à côté de la cage (78e).

Mais Robert Lewandowski est venu enterrer les espoirs saoudiens en profitant d'une erreur défensive d'Abdulelah Al-Malki pour ouvrir enfin son compteur (82e). L'ancien avant-centre du Bayern Munich a même eu l'occasion de s'offrir un doublé, mais sa balle piquée n'a pas trompé le gardien Mohammed Al-Owais.

La Pologne jouera mercredi sa qualification face à l'Argentine, dos au mur après sa défaite inaugurale et qui affronte le Mexique en soirée.

Les Saoudiens, qui rêvent de se qualifier en huitièmes comme lors de l'épopée du Mondial-1994, devront réagir face à ces mêmes Mexicains.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.