L'Assemblée rejette la motion de censure LFI, le projet de budget de la Sécu adopté en nouvelle lecture

La Première ministre française Elisabeth Borne écoute le débat sur une motion de censure concernant la quatrième partie du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, à l'Assemblée nationale à Paris le 28 novembre 2022. (Photo, AFP)
La Première ministre française Elisabeth Borne écoute le débat sur une motion de censure concernant la quatrième partie du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, à l'Assemblée nationale à Paris le 28 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 28 novembre 2022

L'Assemblée rejette la motion de censure LFI, le projet de budget de la Sécu adopté en nouvelle lecture

  • Alors que le climat s'est singulièrement tendu entre oppositions et majorité depuis des invectives jeudi soir dans l'hémicycle, l'ensemble de la gauche a apporté son soutien à LFI
  • Même s'ils sont contre ce projet de budget de la Sécu, les députés LR n'ont pas apporté leurs voix à la motion

PARIS: L'Assemblée nationale a rejeté lundi la nouvelle motion de censure LFI contre le gouvernement, soutenue par seulement 93 députés, ce qui vaut adoption en nouvelle lecture de l'ensemble du projet de budget 2023 de la Sécurité sociale.

Cette motion avait été déposée en riposte à l'arme constitutionnelle du 49.3, actionnée vendredi soir pour la sixième fois en près d'un mois par Elisabeth Borne, pour faire passer sans vote un texte budgétaire.

La Première ministre a fustigé les "contes et légendes" de La France insoumise, accusant ces députés de "fausses informations" et de "manipulation", à l'issue d'un long débat où les interventions des groupes politiques ont porté davantage sur la forme que sur le fond.

La députée insoumise Ségolène Amiot a accusé l'exécutif de "tuer la démocratie à petit feu", et demandé de "rappeler à l'ordre le gouvernement quant aux limites de son pouvoir".

Alors que le climat s'est singulièrement tendu entre oppositions et majorité depuis des invectives jeudi soir dans l'hémicycle, l'ensemble de la gauche a apporté son soutien à LFI.

La "nouvelle méthode" de dialogue prônée par la cheffe du gouvernement est "le paravent rachitique" d'un "exercice solitaire du pouvoir", a critiqué notamment le socialiste Arthur Delaporte.

La cheffe du gouvernement a elle dénoncé la "légende" du "passage en force", jugeant qu'il n'était "pas sérieux de parler de brutalité, pour l'utilisation d’un outil constitutionnel, par lequel un gouvernement engage sa responsabilité devant des oppositions numériquement plus nombreuses".

"Vous nous parlez d’un monde parallèle, où les Français auraient élu votre cher leader" Jean-Luc Mélenchon, a-t-elle aussi lancé aux bancs LFI. Mais "vous n’avez pas de majorité ni absolue, ni relative, ni alternative".

Même s'ils sont contre ce projet de budget de la Sécu, les députés LR n'ont pas apporté leurs voix à la motion, se posant en "élus responsables" qui ne veulent pas "provoquer la dissolution" de l'Assemblée. De même pour le groupe indépendant Liot: "arrêtons de perdre du temps, légiférons", a plaidé son coprésident Christophe Naegelen.

Les députés RN, contrairement à de précédentes fois, n'ont pas voté le texte LFI, jugeant que cela "ne sert à rien". Franck Allisio (RN) a dépeint "un jour sans fin" avec "six fois la même scène, six fois la même pièce de théâtre".

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doit passer mardi devant le Sénat en nouvelle lecture, avant de revenir mercredi devant l'Assemblée en lecture définitive. La Première ministre pourrait alors actionner une dernière fois le 49.3 sur ce projet de budget.

Le texte prévoit des mesures sur la prévention, les déserts médicaux, ou encore des économies pour les laboratoires de biologie.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.