Mondial: les Etats-Unis évincent l'Iran, Angleterre, Pays-Bas et Sénégal en 1/8

L'attaquant sénégalais, Ismaila Sarr célèbre la victoire du Sénégal qui a remporté le match de football du groupe A de la Coupe du monde Qatar 2022 contre l'Équateur au stade international Khalifa de Doha, le 29 novembre 2022. (Photo, AFP)
L'attaquant sénégalais, Ismaila Sarr célèbre la victoire du Sénégal qui a remporté le match de football du groupe A de la Coupe du monde Qatar 2022 contre l'Équateur au stade international Khalifa de Doha, le 29 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Mondial: les Etats-Unis évincent l'Iran, Angleterre, Pays-Bas et Sénégal en 1/8

L'attaquant sénégalai; Ismaila Sarr célèbre la victoire du Sénégal qui a remporté le match de football du groupe A de la Coupe du monde Qatar 2022 contre l'Équateur au stade international Khalifa de Doha, le 29 novembre 2022. (Photo, AFP)
  • Cela faisait huit ans que les Oranje, finalistes 2010, demi-finalistes 2014 mais absents du Mondial-2018, attendaient de retrouver la fine fleur du football planétaire
  • Après s'être abstenus de chanter leur hymne lors du premier match, perdu 6-2 contre l'Angleterre, les joueurs iraniens l'ont cette fois entonné sans enthousiasme et quelques sifflets sont descendus des tribunes

DOHA: Etats-Unis contre Pays-Bas et Angleterre contre Sénégal, telles sont les premières affiches des huitièmes du Mondial-2022: les Anglais, Néerlandais et Sénégalais, favoris, ont obtenu leur qualification mardi au Qatar, où les Américains ont supplanté les Iraniens dans une affiche à fort retentissement géopolitique.

Pour sa sixième tentative, l'Iran a encore connu le crève-coeur d'un échec au premier tour d'une Coupe du monde, la Team Melli s'inclinant devant la Team USA (1-0) sur un but de Christian Pulisic (38e) au stade al-Thumama.

Voilà les Etats-Unis en huitièmes de finale du Mondial, comme en 2010 et 2014, une performance de bon augure au pays du "soccer" à quatre ans d'une Coupe du monde coorganisée par le Canada et le Mexique.

Mais si ce duel contre les Iraniens n'était pas un sommet footballistique, il a tout de même fait les gros titres en raison de sa portée symbolique et politique, entre deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

L'Iran et les Etats-Unis s'étaient déjà affrontés pour le "match de la fraternité" au Mondial-1998 en France, où Iraniens et Américains avaient communié sur la pelouse, posant ensemble sur la photo officielle du match et s'offrant fleurs et fanions.

Supporters des deux équipes ont fraternisé mardi, dans le métro comme aux abords du stade, se prenant en photo ensemble. Beaucoup d'entre eux se sont munis des fanions aux couleurs des deux pays.

Mais le contexte était autrement plus tendu cette année, avec en toile de fond le mouvement de contestation inédit réprimé dans le sang par Téhéran.

L'hymne iranien sans enthousiasme 

Plusieurs joueurs, notamment la star Sardar Azmoun, ont dénoncé la répression sur les réseaux sociaux. Mais beaucoup de sympathisants des manifestants reprochent à la Team Melli son attitude, comme quand elle a été reçue par le président ultraconservateur Ebrahim Raissi avant son départ pour Doha.

Après s'être abstenus de chanter leur hymne lors du premier match, perdu 6-2 contre l'Angleterre, les joueurs iraniens l'ont cette fois entonné sans enthousiasme et quelques sifflets sont descendus des tribunes.

Ce fut la seule note politique d'un match ramené par la suite à sa dimension sportive, avec son perdant, l'Iran, et son vainqueur, les Etats-Unis, qui finit deuxième du groupe B derrière l'Angleterre.

Au tour suivant, la Team USA devra affronter les Pays-Bas de Louis van Gaal, qualifiés sans trop de difficulté en battant 2-0 le Qatar, déjà éliminé avant la rencontre et qui achève son tournoi sur un zéro pointé inédit pour un pays hôte.

L'équipe néerlandaise a déroulé grâce à l'épatant Cody Gakpo (27e), qui rejoint la tête du classement des buteurs avec trois buts, et Frenkie De Jong (49e).

L'Afrique revient en huitièmes 

Pour le Sénégal, il a fallu deux décennies avant de revoir la phase à élimination directe d'une Coupe du monde, vingt ans après l'épopée de 2002 jusqu'en quarts.

Les champions d'Afrique se sont imposés 2-1 contre l'Equateur, marquant par Ismaïla Sarr sur penalty (44e) et Kalidou Koulibaly (70e) alors que Moises Caicedo avait brièvement égalisé (67e). La qualification du Sénégal redore le blason du football africain, qui n'avait placé aucune équipe en huitièmes en 2018.

Les Lions sénégalais y affronteront les "Three Lions" anglais de Marcus Rashford, auteur d'un doublé (50e, 68e) lors de la victoire 3-0 de l'Angleterre contre un terne pays de Galles. Phil Foden a également marqué (51e) pour valider la qualification des vice-champions d'Europe, lancés vers la phase à élimination directe.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.