Tunisie: Un an de prison pour un journaliste ayant refusé de dévoiler ses sources

Le journaliste tunisien Khalifa Guesmi (Photo, Instagram: @khalifagasmi).
Le journaliste tunisien Khalifa Guesmi (Photo, Instagram: @khalifagasmi).
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Tunisie: Un an de prison pour un journaliste ayant refusé de dévoiler ses sources

  • Khalifa Guesmi avait été arrêté pendant une semaine en mars puis libéré au nom d'une loi antiterroriste
  • Le journaliste, qui travaille comme reporter restera en liberté provisoire en attendant l'audience en appel

TUNIS: La justice tunisienne a condamné mardi à un an de prison un journaliste d'une radio privée pour avoir refusé de dévoiler ses sources, a annoncé son employeur, Mosaïque FM.

Le journaliste, qui travaille comme reporter pour cette radio à Kairouan (centre), restera en liberté provisoire en attendant l'audience en appel.

Khalifa Guesmi avait été arrêté pendant une semaine en mars puis libéré au nom d'une loi antiterroriste, après la publication sur le site de la station d'une information portant sur le démantèlement d'une "cellule terroriste" et l'arrestation de ses membres. Il a refusé de divulguer ses sources aux forces de sécurité.

La justice a également prononcé une autre peine de trois ans de prison contre un agent de sécurité dans la même affaire, selon la même source.

Dans un communiqué diffusé avant l'annonce du verdict, le Syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) a réclamé "l'arrêt des poursuites" contre ce journaliste et "l'abandon de toutes les charges liées à l'exercice professionnel de son métier".

Le syndicat a aussi appelé au "respect de la liberté du travail journalistique et de ses garanties, notamment la protection des sources, la liberté de publication et la liberté d'expression".


Le Premier ministre espagnol au Maroc pour sceller la réconciliation

Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch reçoit le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à son arrivée à Rabat, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch reçoit le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à son arrivée à Rabat, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
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  • Avant son arrivée, M. Sánchez a eu un entretien téléphonique avec le roi Mohammed VI au cours duquel ils ont convenu de «consolider la nouvelle étape des relations entre le Maroc et l'Espagne», selon un communiqué espagnol
  • Une vingtaine d'accords doivent être signés jeudi pour faciliter les investissements espagnols au Maroc et nouer des partenariats dans l'éducation et la culture, selon des sources gouvernementales espagnoles

RABAT: Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est arrivé mercredi à Rabat pour une réunion au sommet afin d'ancrer le "partenariat stratégique" entre les deux pays après une profonde crise diplomatique provoquée par la question du Sahara occidental, a constaté l'AFP.

M. Sánchez, qui est accompagné d'une douzaine de ministres, doit participer jeudi à une "réunion de haut niveau" avec le gouvernement marocain, une première depuis huit ans.

Avant son arrivée, M. Sánchez a eu un entretien téléphonique avec le roi Mohammed VI au cours duquel ils ont convenu de "consolider la nouvelle étape des relations entre le Maroc et l'Espagne", selon un communiqué espagnol.

Le monarque chérifien a invité M. Sánchez à revenir "très prochainement" au Maroc pour une visite officielle "en vue de renforcer cette dynamique positive dans l'excellent partenariat stratégique bilatéral", selon le cabinet royal.

La réunion est un nouveau pas dans la réconciliation entre les deux voisins depuis que M. Sánchez a mis fin en mars dernier à un an de brouille diplomatique avec le Maroc en acceptant d'appuyer les positions marocaines sur le territoire disputé du Sahara occidental.

Ce rapprochement intervient au moment où la France, autre partenaire historique, est clouée au pilori par la classe politique et les médias marocains qui l'accusent d'avoir "orchestré" une récente résolution du Parlement européen s'inquiétant de la dégradation de la liberté de la presse au Maroc et des allégations de corruption d'eurodéputés à Bruxelles.

Une vingtaine d'accords doivent être signés jeudi pour faciliter les investissements espagnols au Maroc et nouer des partenariats dans l'éducation et la culture, selon des sources gouvernementales espagnoles.

Au menu également, l'immigration clandestine et la lutte anti-terroriste.

Madrid a mis en avant la baisse de plus de 25% de l'immigration illégale en 2022 grâce à sa coopération policière avec Rabat, avec 31.219 migrants entrés illégalement en Espagne en 2022.

Cette coopération a toutefois été ternie par la mort de 23 migrants subsahariens qui avaient tenté le 24 juin dernier de s'introduire dans l'enclave espagnole de Melilla via la ville frontière marocaine de Nador (nord).

Rabat est également considéré comme un allié dans la lutte contre le terrorisme.

Le 25 janvier, une attaque à la machette a été menée contre deux églises à Algésiras (sud de l'Espagne) dans laquelle un sacristain a été tué. L'auteur présumé est un jeune Marocain de 25 ans en situation irrégulière.


Un projet de stratégie antiterroriste arabe discuté à Riyad

Les représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, élaboré par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur. (SPA)
Les représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, élaboré par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur. (SPA)
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  • Des représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme
  • Les représentants ont passé en revue les composantes du plan directeur, ses moyens de mise en œuvre, ainsi que les programmes d'accompagnement avec les partenaires internationaux

RIYAD: Des représentants de 14 pays arabes ont soumis un projet de plan directeur pour la stratégie arabe de lutte contre le terrorisme, qui a été élaboré par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur lors de la septième réunion de deux jours du Haut comité arabe, organisée par la Naif Arab University for Security Sciences (Nauss) dans son siège central à Riyad.

La réunion, organisée par le Bureau arabe de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme à Riyad et le Bureau des Nations unies contre le terrorisme, était présidée par le représentant omanais, le lieutenant-colonel Mohammed ben Salem al-Shanfari, et a réuni des délégations des pays suivants: Jordanie, Émirats arabes unis, Bahreïn, Algérie, Arabie saoudite, Soudan, Irak, Oman, Qatar, Koweït, Égypte, Maroc, Mauritanie et Yémen, ainsi qu'un représentant du Conseil de coopération du Golfe (CCG). 

La réunion a passé en revue les composantes du plan directeur, ses moyens de mise en œuvre, ainsi que les programmes d'accompagnement avec les partenaires internationaux. Les représentants ont discuté des mécanismes de mesure, de suivi et d'évaluation du plan.

Le vice-président des relations extérieures de la Nauss, Khalid Alharfash, a indiqué que le terrorisme était en tête des problèmes que l'université souhaitait aborder, compte tenu de l’impact du terrorisme sur la sécurité et la stabilité internationales.

Alharfash a ajouté que l'université, en partenariat avec l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avait dernièrement inauguré un centre spécialisé visant à lutter contre les crimes, et notamment le terrorisme.

Il a exprimé l'espoir que les recommandations et résolutions adoptées par les représentants atteindraient les buts et objectifs des ministres régionaux de l'Intérieur et stimuleraient l'action arabe dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trois morts dans l'incendie d'un hôpital du Caire

Les pompiers égyptiens éteignent un incendie qui s'est déclaré à l'hôpital caritatif al-Noor al-Mohammadi  au Caire, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
Les pompiers égyptiens éteignent un incendie qui s'est déclaré à l'hôpital caritatif al-Noor al-Mohammadi au Caire, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
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  • «Le feu est parti du département de radiologie d'un hôpital d'une organisation caritative dans le quartier de Matariya», dans le nord de la capitale, a précisé le porte-parole du ministère, Hossam Abdelghaffar
  • Dans la mégalopole tentaculaire du Caire, où des millions de personnes vivent dans des quartiers informels, des incendies accidentels font régulièrement des victimes

LE CAIRE: Trois personnes ont été tuées et 32 blessées dans un incendie qui s'est déclaré mercredi dans un hôpital d'un quartier populaire du Caire, a indiqué le ministère égyptien de la Santé.

"Le feu est parti du département de radiologie d'un hôpital d'une organisation caritative dans le quartier de Matariya", dans le nord de la capitale, a précisé le porte-parole du ministère, Hossam Abdelghaffar, cité par les médias d'Etat.

Le ministère ne précise pas les raisons exactes du départ de feu.

Dans la mégalopole tentaculaire du Caire, où des millions de personnes vivent dans des quartiers informels, des incendies accidentels font régulièrement des victimes.

Ces départs de feux, notamment provoqués par des court-circuits, ne sont pas rares en Egypte, pays de plus de 104 millions d'habitants aux infrastructures publiques souvent déliquescentes.

L'un des plus meurtriers ces dernières années avait tué 41 fidèles coptes en pleine messe l'été dernier. Le 14 août, un climatiseur avait pris feu, remplissant de fumée l'étroit immeuble où une petite église de quartier avait été installée.

Bloqués dans les escaliers étroits d'un bâtiment sans aucune mesure de sécurité, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants ont suffoqué alors que les secours tardaient, peinant à circuler dans les ruelles étroites.