Le Qatar sorti de son Mondial par la petite porte

Son Mondial précocement terminé sur le plan sportif, le Qatar va désormais regarder vers la défense de son titre asiatique à domicile en 2023 (Photo, AFP).
Son Mondial précocement terminé sur le plan sportif, le Qatar va désormais regarder vers la défense de son titre asiatique à domicile en 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Le Qatar sorti de son Mondial par la petite porte

  • «C'est une première Coupe du monde pour nous, on est quand même content»
  • Moins inhibés à l'heure d'affronter les favoris néerlandais, ils ont montré des velléités intéressantes en contre-attaque

DOHA: Avec une élimination express et trois défaites en autant de matches, la dernière contre les Pays-Bas (2-0) mardi, le Qatar se retire du Mondial-2022 avec pour titre honorifique celui du pays hôte au moins bon parcours de l'histoire du tournoi.

Rentrés au vestiaire la tête basse, sans un point et avec un seul but à leur compteur contre le Sénégal (3-1), les champions d'Asie pourront au moins se consoler d'avoir progressivement retrouvé leur football, après un match d'ouverture perdu 2-0 contre l'Équateur et jugé "cauchemardesque" par la presse locale.

Moins inhibés à l'heure d'affronter les favoris néerlandais, ils ont montré des velléités intéressantes en contre-attaque, à l'image de cette frappe de loin du capitaine Hassan Al-Haydos captée par Andries Noppert (9e).

"Nous voulions être compétitifs et nous y sommes parvenus par moments", s'est satisfait le sélectionneur Félix Sanchez, préférant présenter le verre à moitié plein. Et d'assurer -- en décalage avec le discours tenu avant la compétition -- que les huitièmes de finale n'avaient jamais été un objectif, "seulement voir ce dont nous étions capables".

Tout au long de son court tournoi, l'Espagnol a expliqué les faiblesses de son équipe par la population restreinte du pays, avec moins de trois millions d'habitants dont à peine 15% de Qataris, sans que ce soit suffisant pour convaincre ses détracteurs de plus en plus nombreux.

«Bonne expérience»

En décalage aussi avec les excuses présentées aux supporters par le capitaine Hassan Al-Haydos à la suite de l'élimination des siens après deux matches seulement, le milieu Karim Boudiaf voulait retenir mardi "une bonne expérience" pour al-Annabi (les Bordeaux).

"C'est une première Coupe du monde pour nous, on est quand même content. Ça va beaucoup nous servir pour le futur", a-t-il positivé. Ses regrets tiennent surtout à la défaite inaugurale. "On savait qu'il y avait beaucoup d'attentes, on n'a pas su gérer la pression et le stress", a admis Boudiaf.

Son Mondial précocement terminé sur le plan sportif, le Qatar va désormais regarder vers la défense de son titre asiatique à domicile en 2023.

Sans Sanchez, arrivé dans l'émirat en 2006 pour former les jeunes talents et promu à la tête de l'équipe nationale en 2017, réclament la presse et des figures locales du foot depuis l'élimination.

"Même si c'est lui qui a mené l'équipe à l'exploit historique en Coupe d'Asie (en 2019), cela ne veut pas dire qu'il n'a pas échoué de façon inattendue" au Mondial, a par exemple tancé le rédacteur en chef du quotidien Al-Watan.

L'ancien international Raed Yaqoub a, lui aussi, exigé le renvoi du sélectionneur et l'infusion de sang neuf.

«Déraisonnable»

Comme l'entraîneur Salman Hassan, tous mettent en cause la décision "déraisonnable pour l'équipe nationale d'organiser des camps d'entraînement à huis clos six mois avant la Coupe du monde" plutôt que de continuer à évoluer dans le championnat qatari.

Payante pour la Corée du Sud, demi-finaliste en 2002, cette stratégie ne l'a pas été pour les Bordeaux. Elle a rendu plus pénible encore la révélation de leurs faiblesses au grand jour lors du match d'ouverture.

"Mon futur, c'était ce match, il n'y avait rien de prévu au-delà. Il faudra maintenant y songer", a répondu Sanchez mardi. "Une des bonnes choses avec cette équipe, c'est qu'il y a un plan à long terme qui ne dépend pas de moi ou de qui que ce soit, mais de tout le pays."

Avant le petit émirat du Golfe, qualifié d'office pour son premier Mondial en tant qu'organisateur, seule l'Afrique du Sud en 2010 avait été éliminée au terme de la phase de groupes, avec un parcours autrement plus honorable.

Les Bafana Bafana avait débuté sur un nul face au Mexique (1-1), avant d'enchaîner sur une défaite contre l'Uruguay (3-0) et une victoire contre la France (2-1). Ils avaient terminé à la troisième place de leur groupe, à égalité avec le Mexique, mais éliminés à la différence de buts.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.