Selon le Pentagone, l'arsenal nucléaire chinois triplera d'ici 2035

Le général Pat Ryder, porte-parole du Pentagone (Photo, AFP).
Le général Pat Ryder, porte-parole du Pentagone (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Selon le Pentagone, l'arsenal nucléaire chinois triplera d'ici 2035

  • Cet agrandissement de l'arsenal nucléaire chinois pourrait être une source d'instabilité, selon le général Pat Ryder
  • Cet arsenal est toutefois toujours loin derrière celui des États-Unis et de la Russie

WASHINGTON: L'arsenal nucléaire chinois est en voie de plus que tripler d'ici à 2035 pour atteindre 1.500 têtes nucléaires, a indiqué le Pentagone dans un rapport diffusé mardi qui a aussi souligné l'amélioration constante de l'armée de l'air chinoise.

Washington a identifié Pékin comme son principal défi militaire et le rapport annuel sur l'armée chinoise souligne une progression des forces à la fois nucléaires et conventionnelles.

"Le ministère de la Défense estime que le stock (chinois) de têtes nucléaires opérationnelles a dépassé 400", indique le rapport. "Si la Chine continue d'accroître son stock nucléaire à ce rythme, elle aura selon toute probabilité un stock d'environ 1.500 ogives" d'ici à 2035.

Cet agrandissement de l'arsenal nucléaire chinois pourrait être une source d'instabilité, selon le général Pat Ryder, porte-parole du Pentagone.

"Plus il y a prolifération, plus c'est inquiétant, plus cela déstabilise la région", a-t-il dit mardi à des journalistes.

Cet arsenal est toutefois toujours loin derrière celui des États-Unis et de la Russie, qui possèdent chacun plusieurs milliers de têtes nucléaires.

Pékin, qui travaille aussi à moderniser les missiles balistiques qui pourraient transporter ces têtes nucléaires, en a testé 135 en 2021, "plus que le reste du monde" si l'on ne compte pas ceux tirés lors de conflits militaires, affirme le rapport.

Et l'armée de l'air chinoise progresse à grands pas, "rattrapant rapidement les forces aériennes occidentales".

Un haut responsable militaire a précisé avant la publication du rapport que l'armée de l'air chinoise essayait de "progresser rapidement sur tous les fronts", notamment l'équipement, les pilotes et le reste du personnel.

Le rapport estime aussi que la Chine mène "des actions plus coercitives et agressives dans la région indo-pacifique", terme employé par l'administration américaine pour désigner une réalité changeante d'alliances en Asie-Pacifique.

C'est surtout le cas autour de Taïwan, île revendiquée par Pékin comme faisant partie de son territoire.

Une visite de l'île par la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi, en août, a accentué les tensions, la Chine conduisant en réaction ses exercices militaires les plus agressifs autour de l'île depuis les années 1990.

La tension a depuis baissé, mais le haut responsable militaire a indiqué que l'activité chinoise autour de Taïwan, même si elle a décru, restait plus importante qu'auparavant, et constituait une source d'inquiétude.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.