Racisme à Buckingham : Une nouvelle polémique au pire moment pour la famille royale

Le tweet dans lequel Mme Fulani raconte la conversation, qui a eu lieu à Buckingham lors d'une réception organisée par la reine consort Camilla, avait été «liké» jeudi par près de 60 000 internautes. (Photo, AFP)
Le tweet dans lequel Mme Fulani raconte la conversation, qui a eu lieu à Buckingham lors d'une réception organisée par la reine consort Camilla, avait été «liké» jeudi par près de 60 000 internautes. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Racisme à Buckingham : Une nouvelle polémique au pire moment pour la famille royale

Le tweet dans lequel Mme Fulani raconte la conversation, qui a eu lieu à Buckingham lors d'une réception organisée par la reine consort Camilla, avait été «liké» jeudi par près de 60 000 internautes. (Photo, AFP)
  • «D'où venez-vous en Afrique ?», «D'où venez-vous vraiment ? D'où est-ce que les gens comme vous viennent ?» : Ces questions ont été posées par Susan Hussey, 83 ans, amie proche de la défunte reine Elizabeth II
  • Le palais attend avec appréhension la sortie, prévue le 8 décembre, d'une série documentaire de Netflix sur Harry et Meghan, et la sortie mondiale en janvier des mémoires de Harry, fils cadet de Charles III

LONDRES: Les propos envers une militante antiraciste noire tenus par une proche d'Elizabeth II ont plongé la royauté britannique dans une nouvelle polémique raciste au pire moment pour une famille royale qui tente de moderniser son image depuis le départ d'Harry et Meghan.

"D'où venez-vous en Afrique ?", "D'où venez-vous vraiment ? D'où est-ce que les gens comme vous viennent ?" : Ces questions ont été posées mardi soir à Ngozi Fulani, à la tête d'une association de soutien aux victimes noires de violences domestiques, par Susan Hussey, 83 ans, amie proche de la défunte reine Elizabeth II.

Le tweet dans lequel Mme Fulani raconte la conversation, qui a eu lieu à Buckingham lors d'une réception organisée par la reine consort Camilla, avait été "liké" jeudi par près de 64 000 internautes.

Quelques heures plus tard, le palais dénonçait des "commentaires inacceptables" et annonçait la démission de Mme Hussey, dame de compagnie de la reine pendant plus de 60 ans et marraine du prince William. Lors des funérailles du prince Philip en 2021, c'est elle qui a accompagné la monarque dans la voiture qui la ramenait, veuve, au château de Windsor.

"Elle essayait de me faire vraiment remettre en question ma citoyenneté britannique", a déclaré jeudi sur la BBC Mme Fulani. L'incident "dépasse une seule personne. Il s'agit de racisme institutionnel", a-t-elle aussi estimé dans le journal The Independent.

L'affaire faisait la Une de tous les journaux britanniques qui soulignent que ce nouvel incident raciste à Buckingham arrive au pire moment pour une famille royale qui tente d'afficher une image plus jeune, moderne et inclusive.

Refusant de commenter directement l'incident, le Premier ministre Rishi Sunak, premier chef du gouvernement britannique d'origine indienne, a appelé à "affronter" le racisme "chaque fois qu'on le voit".

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(Photo, Netflix)

Documentaire Netflix

Le palais attend avec appréhension la sortie, prévue le 8 décembre, d'une série documentaire de Netflix sur Harry et Meghan, et la sortie mondiale en janvier des mémoires de Harry, fils cadet de Charles III, qui devrait comporter son lot de révélations embarrassantes.

Harry et son épouse Meghan, une Américaine métisse, qui vivent désormais en Californie, avaient révélé l'année dernière qu'un membre de la famille royale s'était interrogé avant sa naissance sur la couleur de peau de leur fils Archie.

La famille royale n'est "certainement pas raciste", avait alors affirmé le prince William, héritier de la couronne depuis en froid avec son frère.

"Le rire étouffé que l'on peut entendre venant de Californie est le bruit d'une duchesse (Meghan) qui essaie de ne pas s'esclaffer en disant +je vous l'avais dit+", a ironisé un éditorialiste du Times jeudi.

Cette polémique intervient alors que le prince William et son épouse Kate effectuent leur première visite aux Etats-Unis en huit ans, qui culminera vendredi avec la remise des prix Earthshot pour la défense de l'environnement à Boston (nord-est).  Le porte-parole du prince William, qui n'a pas prévu de rencontrer son frère aux Etats-Unis, s'est voulu catégorique : "le racisme n'a pas de place dans notre société" a-t-il réagi.

Avant le voyage, une source royale avait souligné que "l'inclusivité" serait une part importante de ce déplacement et que le prince et la princesse rencontreraient "des leaders indigènes basés à Boston".

Formations antiracistes

Plutôt que de se débarrasser de personnes âgées devenues gênantes, Mme Fulani a appelé Buckingham à mettre en place des formations antiracistes, affirmant que son association qui en dispense notamment auprès de la police londonienne serait disposée à le faire pour la monarchie.

"C'est précisément ces formations qui ont fait qu'on a été invités" à Buckingham en premier lieu, a-t-elle dit en soulignant "l'ironie" de la situation.

Dans son tweet, elle raconte que "Lady SH" lui a d'abord "déplacé les cheveux pour voir le nom sur (son) badge" avant de lui demander d'où elle venait "vraiment".

Qualifiant l'échange de "vraiment choquant", la député travailliste Diane Abbott - première femme noire à siéger à la chambre des Communes - a tout de même noté les "progrès" de la monarchie en matière de racisme.

Il y a dix ans, "ils auraient dit qu'elle était trop sensible et auraient juste balayé" les accusations, selon elle.

Le palais a également publié pour la première fois l'année dernière des données sur la représentation ethnique de son personnel, reconnaissant avoir des progrès à faire.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.