Les marchés des capitaux doivent intervenir pour atteindre les objectifs de la Vision 2030

L’analyse menée par S&P Global indique que les besoins de l’Arabie saoudite en matière d’investissement sont «importants». (Shutterstock).
L’analyse menée par S&P Global indique que les besoins de l’Arabie saoudite en matière d’investissement sont «importants». (Shutterstock).
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Les marchés des capitaux doivent intervenir pour atteindre les objectifs de la Vision 2030

  • Parallèlement à la flambée des prix du pétrole, S&P Global affirme que l’Arabie saoudite devrait devenir l’une des grandes économies à la croissance la plus rapide au monde en 2022
  • Le rapport soutient que l’Arabie saoudite a mieux résisté que d’autres pays à la vague d’inflation qui avait secoué le monde, le riyal étant indexé sur le dollar

RIYAD: Le secteur bancaire saoudien ne sera pas en mesure de financer tous les projets de l’initiative Vision 2030 du Royaume: c’est ce qu’indique un rapport qui insiste sur la nécessité d’investissements privés supplémentaires.

L’analyse menée par S&P Global révèle que les besoins de l’Arabie saoudite en matière d’investissement sont «importants» et que les marchés des capitaux joueront un «rôle clé» dans le financement non seulement des investissements du secteur privé, mais de mégaprojets comme Neom, dont l’introduction en bourse est prévue pour 2024.

Quantifier le montant exact du financement nécessaire aux plans de croissance ambitieux de l’Arabie saoudite n’est «pas facile», explique le rapport, dans la mesure où le Royaume a l’intention d’augmenter la contribution du secteur privé au produit intérieur brut de 40 à 65% et la part des exportations non pétrolières dans le PIB de 16 à 50%.

Parallèlement à la flambée des prix du pétrole, S&P Global affirme que l’Arabie saoudite devrait devenir l’une des grandes économies à la croissance la plus rapide au monde en 2022. L’entreprise prévoit une croissance du PIB réel supérieure à 7% cette année ainsi qu’un retour à des excédents budgétaires à 6,3% du PIB en 2022 et à 3,5% en 2023.

Le rapport signale que «les banques saoudiennes ont contribué de manière considérable à un objectif clé de l’initiative Vision 2030: augmenter l’accès à la propriété à 70% d’ici à 2030 [60% en 2020]».

«Les prêts hypothécaires ont été le principal moteur de croissance des banques saoudiennes au cours des dernières années. Ils ont atteint, en tout, 503,2 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 133,85 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro), au 30 juin 2022, contre 140,3 milliards de SAR au 31 décembre 2018.

«À mesure que le marché arrive à maturité et que les taux d’intérêt continuent d’augmenter, l’origination perdra probablement de son élan au cours des douze à vingt-quatre prochains mois.»

«Cependant, à mesure que les contrats pour les projets de l’initiative Vision 2030 sont attribués, les prêts aux entreprises devraient commencer à contribuer de manière plus significative à la croissance des crédits bancaires.»

S&P Ratings affirme que, même si les entreprises saoudiennes fixent des objectifs ambitieux de dépenses en capital au cours des cinq prochaines années, l’entreprise ne réévaluerait pas nécessairement ces entreprises «compte tenu de leurs bilans sains et de leurs fortes liquidités».

«Au fil du temps, cependant, nous procéderons à la réévaluation au fur et à mesure de l’exécution des projets, puisque toute note à la hausse dépendrait de l’amélioration des tendances commerciales, de la croissance durable de l’ebitda [bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement] ou d’un effet de levier plus important», souligne le rapport.

Ce dernier soutient que l’Arabie saoudite a mieux résisté que d’autres pays à la vague d’inflation qui avait secoué le monde, le riyal étant indexé sur le dollar, ce qui contribue à minimiser l’imprévisibilité.

«Nous prévoyons une inflation de 2,5% en 2022 avant de grimper à 2,7% en 2023 puis de redescendre à 1,9% en moyenne en 2024-2025. Nous nous attendons à ce que les hausses de taux d’intérêt affectent davantage le secteur privé et les ménages que les activités qui sont en lien avec le gouvernement, compte tenu des prix du pétrole prétendument élevés, mais plutôt en baisse», fait savoir le rapport.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.