Mondial 2022: Qualification historique pour le Maroc, les supporters en liesse

Les joueurs marocains célèbrant leur victoire contre le Canada au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022. (Photo, AFP)
Les joueurs marocains célèbrant leur victoire contre le Canada au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Mondial 2022: Qualification historique pour le Maroc, les supporters en liesse

  • Trente-six ans après, les Lions de l'Atlas accèdent aux huitièmes de finale de la Coupe du monde au Qatar
  • Les Lions de l'Atlas ont assuré leur qualification grâce à des buts de Hakim Ziyech (4e) et Youssef En Nesyri (23e)

CASABLANCA: C'est historique pour la sélection marocaine ! Trente-six ans après, les Lions de l'Atlas accèdent aux huitièmes de finale de la Coupe du monde au Qatar, grâce à une victoire 2-1 face au Canada.

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Le milieu de terrain marocain #04 Sofyan Amrabat et le gardien marocain #12 Monir El Kajoui célèbrent leur victoire lors du match de football du groupe F de la Coupe du monde Qatar 2022 entre le Canada et le Maroc. (Photo, AFP)

Les Lions de l'Atlas ont assuré leur qualification grâce à des buts de Hakim Ziyech (4e) et Youssef En Nesyri (23e) avant que Nayef Aguerd ne réduise le score pour le Canada en trompant son propre gardien (40e).

Grâce à cette victoire, le Maroc sort premier du groupe F. Dans l'autre rencontre du groupe, c'est la Croatie qui valide son ticket pour la phase finale, à la suite d’un match nul face à la Belgique.

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Les joueurs marocains célèbrent leur victoire avec l'entraîneur marocain Walid Regragui après avoir remporté le match de football du groupe F de la Coupe du monde Qatar 2022 entre le Canada et le Maroc, au stade Al-Thumama de Doha le 1er décembre 2022. (Photo, AFP)

Après un nul donc, contre la Croatie (0-0) et une victoire encore plus retentissante contre la Belgique (2-0), les Marocains se sont une nouvelle fois montrés efficaces en dépit du premier but encaissé depuis que Walid Regragui a remplacé au pied levé Vahid Halilhodzic au cœur de l'été. 

Après trois éliminations frustrantes en Coupe du monde dès le premier tour, les Lions de l'Atlas réussissent même pour la première fois la passe de deux victoires d'affilée. Le Maroc signe ainsi sa meilleure performance de son histoire en phase de poules de la Coupe du monde.


 

Le sélectionneur marocain, Walid Regragui jubile

«Cela n'a pas été facile, mais quand on a la possibilité d'écrire l'histoire, on s'en souvient toute sa vie. On n'est pas venu juste pour participer ou se dire qu'on était presque qualifiés, on a imposé notre jeu. On devait faire comme toutes les équipes européennes ou sud-américaines font dans ces matchs-là. On s'est fixé pour objectif, en arrivant ici, de tout donner et de passer le premier tour. On ne veut pas s'arrêter là, on veut être une équipe dure à jouer. On doit réaliser de quoi on est capable. On est réaliste, mais on va y aller match après match pour pas s'enflammer et si on se donne à 100%, on est capable de grandes choses», a réagi le sélectionneur marocain Walid Regragui.

 Liesse populaire

De Casablanca à Rabat, de Marrakech à Salé, des quartiers huppés aux banlieues populaires, les scènes de liesse ont éclaté partout dans ce pays passionné de football.

Avenue Mohammed V, la grande artère de la capitale, les supporters tout habillés de rouge, enveloppés dans le drapeau national frappé de l'étoile verte, ont craqué des fumigènes, dans un vacarme assourdissant de klaxons.

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Les fans de l'équipe nationale de football du Maroc célébrant dans la capitale Rabat le 1er décembre 2022, après que le Maroc s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde de football Qatar 2022 à la suite d’une victoire contre le Canada. (Photo, AFP)

Malgré une pluie incessante depuis ce matin, rien ne semble refroidir la joie des Marocains qui attendaient cette qualification depuis trente-six ans.

Depuis le nul contre la Croatie (0-0), puis la spectaculaire victoire dimanche contre la Belgique (2-0), l'engouement pour les Lions de l'Atlas et leur coach Walid Regragui, aux manettes depuis seulement trois mois, va grandissant.

L'enthousiasme croissant pour cette belle équipe qui permet au Maroc de passer en huitièmes de finale (un exploit inédit depuis 1986), permet aux Marocains de croire en leurs chances d'aller encore plus loin dans la compétition. Selon un sondage cité par l'AFP, ils sont 20% à croire à la demi-finale et à peine moins à la finale.

"On a fait un travail fantastique", se réjouit Hakimi

Lors d'une conférence de presse, le défenseur des Lions de l'Atlas, Achraf Hakimi a déclaré:  "On est tellement heureux de la qualification. On a fait un travail fantastique, bravo à toute l'équipe. Ce n'est pas qu'une équipe, c'est une famille. On a un groupe incroyable, les joueurs, les gens travaillent pour nous. On a vraiment un bon groupe avec une bonne mentalité. Dès le premier jour ici on s'est dit que c'était le moment de changer la mentalité de tous les joueurs et que notre génération fasse des choses positives. On a mérité d'écrire cette page d'histoire aujourd'hui. Je suis fier de jouer pour le Maroc et d'avoir rendu tout le peuple marocain fier. On a 26 joueurs, certains ne jouent pas mais tous ceux qui sont venus savent ce qu'ils ont à faire parce que le coach sait ce qu'il fait. Il a créé un bon groupe et on a confiance en lui. Je le remercie pour le travail incroyable qu'il a fait en si peu de temps."

Un pont aérien vers le Qatar

Tout de suite après la rencontre, Royal Air Maroc (RAM), la compagnie nationale, a annoncé avoir programmé un «pont aérien» avec le Qatar, en  mettant en place des vols supplémentaires avant et après chaque match, pour la suite du tournoi.

Ce dispositif est dédié aux Marocains déjà présents au Qatar et ayant emprunté les vols de la compagnie nationale ainsi qu’aux supporters souhaitant se déplacer au départ du Maroc vers Doha afin de soutenir leur équipe pour l’ouverture de la deuxième phase de la compétition, explique un communiqué de la compagnie aérienne. 

Par ailleurs, pour les supporters présents à Doha, RAM leur offre exceptionnellement des facilités pour réaménager leurs dates de retour pour continuer à soutenir la sélection marocaine. La compagnie précise que les futurs vols en directions de Doha seront très vites communiqués. 

(Avec AFP)


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
  • El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays

Al-Ubayyid: Dans un camp de déplacés près d'El-Obeid, dans la région soudanaise du Kordofan, Agsam Hamad brave péniblement la chaleur écrasante pour aller chercher de l'eau trouble dans un puits. Déjà assiégés, les habitants vivent dans la crainte d'un assaut des paramilitaires, qui serait le plus violent à ce jour contre cette grande ville stratégique.

"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable.

El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays.

Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent.

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie.

De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service.

Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP.

"Pouvoir et argent" 

L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher.

Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide".

D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid.

El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest.

Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale.

El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique.

" La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair.

Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante.

De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné.

Trop fatigués 

Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires.

Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère.

" Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans.

Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées.

" Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat.

A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme.

"Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP.

Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes.

Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair.

"Boucliers humains" 

Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir".

Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu.

Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute.

Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires.

Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués.

Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".