Biden «prêt à parler» avec Poutine s'il cherche «à mettre fin à la guerre»

Le président américain Joe Biden s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron à la Maison Blanche, le 1er décembre 2022 (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron à la Maison Blanche, le 1er décembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 02 décembre 2022

Biden «prêt à parler» avec Poutine s'il cherche «à mettre fin à la guerre»

  • «Je suis prêt à parler à Poutine s'il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l'a pas encore fait», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron
  • «Il y a un moyen d'arrêter cette guerre, un moyen rationnel. Que Poutine se retire de l'Ukraine. Mais ce n'est pas le cas», a encore affirmé Biden

WASHINGTON: Le président américain Joe Biden s'est dit "prêt" jeudi à parler avec son homologue russe Vladimir Poutine si ce dernier "cherche un moyen de mettre fin à la guerre" en Ukraine.

"Je suis prêt à parler à Poutine s'il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l'a pas encore fait", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron.

"Si tel était le cas, alors en consultation avec mes amis français et de l'Otan, je serais heureux de m'asseoir avec Poutine pour voir ce qu'il a en tête. Il ne l'a pas encore fait", a poursuivi le président américain.

M. Biden était interrogé sur l'intention du président français de s'entretenir dans les prochains jours avec son homologue russe.

Avant l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, le président Biden et son secrétaire d'Etat Antony Blinken ont tous deux parlé avec la Russie l'avertissant des conséquences d'une telle attaque.

Mais depuis M. Biden n'a eu aucun contact direct même si des hauts responsables américains ont gardé des "canaux de communication" ouverts avec Moscou.

Le chef de la diplomatie américaine s'est lui entretenu à au moins une reprise avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

"Il y a un moyen d'arrêter cette guerre, un moyen rationnel. Que Poutine se retire de l'Ukraine. Mais ce n'est pas le cas", a encore dit M. Biden.

"Bombarder des crèches, des hôpitaux, des maisons avec des enfants. C'est à vomir ce qu'il fait", a-t-il ajouté en soulignant que "l'idée que Poutine puisse vaincre l'Ukraine est au-delà de toute compréhension".

Jusqu'à 13 000 militaires ukrainiens tués depuis l'invasion russe

"Nous avons des estimations officielles de la part de l'état-major (...) Elles vont de 10.000 (...) à 13.000 morts", a précisé Mykhailo Podolyak, l'un des conseillers de M. Zelensky, sur la chaîne ukrainienne Channel 24.

Selon lui, le chef de l'Etat rendra publiques les données officielles "lorsque le temps sera venu".

Biden et Macron ont tous deux réitéré leur engagement à continuer à soutenir l'Ukraine, le président français assurant qu'il ne "pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux", parce que cela ne permettrait pas de construire "une paix durable".

Dans une interview jeudi matin à une chaîne américaine, il a confirmé son intention de parler avec le président russe notamment sur les sujets de nucléaire civil et la centrale de Zaporijjia.

"Je voulais d'abord faire la visite d'Etat et avoir une discussion poussée avec le président Biden et nos équipes ensemble", a expliqué M. Macron sur la chaîne ABC, indiquant qu'il parlerait au président russe "dans les prochains jours".

"Est-il impossible de revenir à la table des discussions et de négocier quelque chose? Je pense que c'est toujours possible", a-t-il affirmé.

Le dernier entretien officiel entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine remonte au 11 septembre.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.