San Francisco veut autoriser sa police à utiliser des robots capables de tuer

La police de Dallas utilise un robot pour accéder à un fourgon blindé, dont les autorités pensent qu'il était truffé d'explosifs, et qui était conduit par un suspect qui a attaqué le quartier général de la police de Dallas, au Texas, le 13 juin 2015. (Photo par Stewart F. House / Getty Images North America / Getty Images via AFP)
La police de Dallas utilise un robot pour accéder à un fourgon blindé, dont les autorités pensent qu'il était truffé d'explosifs, et qui était conduit par un suspect qui a attaqué le quartier général de la police de Dallas, au Texas, le 13 juin 2015. (Photo par Stewart F. House / Getty Images North America / Getty Images via AFP)
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Publié le Vendredi 02 décembre 2022

San Francisco veut autoriser sa police à utiliser des robots capables de tuer

  • «L'usage de robots dans des situations potentiellement meurtrières est une option de dernier recours», a assuré dans un communiqué le chef de la police de San Francisco, William Scott
  • Seuls des officiers haut placés de la police pourraient donner l'ordre d'utiliser un robot pour tuer, selon le communiqué

SAN FRANCISO : San Francisco envisage d'autoriser ses policiers à utiliser des robots tueurs, une décision polémique défendue jeudi comme une «solution de dernier recours» par la police de cette ville américaine.

Le conseil municipal de San Francisco s'est montré favorable mardi, par 8 voix contre 3, à l'adoption d'une résolution prévoyant l'usage par les forces de l'ordre de robots capables de tuer dans certains cas extrêmes, comme les attaques terroristes ou les tueries de masses, très fréquentes aux Etats-Unis.

Cette décision, qui doit encore être définitivement adoptée lors d'un conseil municipal prévu le 6 décembre selon le New York Times, nourrit une intense polémique. Ses opposants craignent qu'elle débouche sur une augmentation des violences policières et un futur digne des films «Terminator».

«L'usage de robots dans des situations potentiellement meurtrières est une option de dernier recours», a assuré dans un communiqué le chef de la police de San Francisco, William Scott.

«Nous vivons une époque où la violence de masse devient plus fréquente», a-t-il insisté. «Nous avons besoin de cette option pour sauver des vies, au cas où ce genre de tragédie se produirait dans notre ville.»

Seuls des officiers haut placés de la police pourraient donner l'ordre d'utiliser un robot pour tuer, selon le communiqué.

La police de San Francisco possède actuellement plusieurs robots, qu'elle peut contrôler à distance et qui sont utilisés «lors d'alertes à la bombe, de matériaux dangereux et d'autre incidents où les policiers doivent garder leurs distances avant de sécuriser les lieux», selon le communiqué.

La nouvelle mesure permettrait d'utiliser ces robots pour placer une «charge explosive» capable de «neutraliser ou désorienter un suspect violent armé ou dangereux qui menace de prendre des vies», selon la police.

«Les robots équipés de cette manière seraient uniquement utilisés pour sauver des vies innocentes», a martelé la police.

«C'est une politique horrible et l'exact opposé de comment la police devrait utiliser les robots», a réagi sur Twitter Paul Scharre le vice-président du Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington.

«L'avantage des robots est de créer plus de distance entre les forces de l'ordre et une menace, précisément pour qu'elle n'ait pas besoin de recourir à la force létale», a-t-il ajouté, en soulignant que les policiers peuvent utiliser de nombreux moyens pour neutraliser un assaillant sans le tuer -- tasers, grenades aveuglantes, gaz lacrymogène, etc.

Pour lui, la décision de San Francico, qui risque d'être suivie par d'autres villes, «est un nouvel exemple de la militarisation de la police américaine», a-t-il dénoncé.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.