Un Palestinien tué par la police israélienne en Cisjordanie

Les forces de sécurité israéliennes se déploient dans la ville de Hawara, en Cisjordanie occupée, suite à un incident au cours duquel un Palestinien aurait été abattu par la police israélienne, le 2 décembre 2022. (Photo de JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
Les forces de sécurité israéliennes se déploient dans la ville de Hawara, en Cisjordanie occupée, suite à un incident au cours duquel un Palestinien aurait été abattu par la police israélienne, le 2 décembre 2022. (Photo de JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
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Publié le Samedi 03 décembre 2022

Un Palestinien tué par la police israélienne en Cisjordanie

  • Selon la police israélienne, un Palestinien a tenté d'ouvrir la porte d'une voiture et de s'en prendre à un couple de civils israéliens qui se trouvaient dans la zone d'Hawara, à l'entrée de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie
  • Il a été blessé par balles par le conducteur du véhicule, selon le communiqué de la police

HAWARA: La police israélienne a abattu un Palestinien vendredi en Cisjordanie occupée, lors d'un incident qu'elle a qualifié d'attaque au couteau, une version contestée par des responsables palestiniens.

Selon la police israélienne, un Palestinien a tenté d'ouvrir la porte d'une voiture et de s'en prendre à un couple de civils israéliens qui se trouvaient dans la zone d'Hawara, à l'entrée de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.

Il a été blessé par balles par le conducteur du véhicule, selon le communiqué de la police.

Ensuite, "le terroriste a identifié un groupe de gardes-frontières qui patrouillaient à proximité, s'est dirigé vers eux et a réussi à poignarder l'un" d'eux, poursuit le communiqué.

Selon la police, le commandant de la compagnie est alors intervenu pour tenter d'arrêter le Palestinien "qui a résisté et tenté de se saisir de son arme". Le commandant a alors ouvert le feu et tué le Palestinien de plusieurs balles "par crainte pour sa vie et celle des personnes autour de lui", a assuré la police.

Selon la police, le garde-frontière attaqué et le commandant ont été légèrement blessés.

Leur version des faits a été contestée par un membre de la municipalité de Hawara, Wajeh Odeh, qui a déclaré à l'AFP que la fusillade faisait suite à "une querelle" entre le Palestinien et un garde-frontière.

"Un soldat israélien a poussé le Palestinien au sol et lui a tiré dessus à bout portant," a déclaré Wajeh Odeh à l'AFP.

L'agence de presse officielle palestinienne Wafa a rapporté que les forces israéliennes "ont empêché les citoyens et les ambulances de s'approcher de lui pour lui apporter les premiers soins".

Il s'agit du neuvième Palestinien tué depuis mardi en Cisjordanie, la plupart lors d'affrontements avec les forces israéliennes ou de raids de ces dernières.

Dans la soirée de vendredi, le porte-parole du département d'État américain, Ned Price, a indiqué que les États-Unis étaient "profondément préoccupés" par la violence en Cisjordanie.

"Nous insistons à nouveau sur la nécessité pour toutes les parties de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour désamorcer la situation. Il est vital que les parties elles-mêmes prennent des mesures urgentes pour éviter des pertes de vies humaines encore plus importantes", a déclaré M. Price aux journalistes.

Lundi, l'envoyé des Nations unies pour la paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, avait averti que la situation en Cisjordanie "atteignait un point d'ébullition".

Au moins 145 Palestiniens et 26 Israéliens ont été tués depuis le début de l'année en Cisjordanie, en Israël et à Jérusalem.

Israël occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est depuis la guerre des Six Jours en 1967.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.