Mondial: Hakimi, le gamin de Madrid devenu fossoyeur de l'Espagne

Le défenseur marocain #02 Achraf Hakimi lors du match de football des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre le Maroc et l'Espagne au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 6 décembre 2022. (Photo, AFP)
Le défenseur marocain #02 Achraf Hakimi lors du match de football des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre le Maroc et l'Espagne au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 6 décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 06 décembre 2022

Mondial: Hakimi, le gamin de Madrid devenu fossoyeur de l'Espagne

Le défenseur marocain #02 Achraf Hakimi lors du match de football des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre le Maroc et l'Espagne au stade Education City à Al-Rayyan, à l'ouest de Doha, le 6 décembre 2022. (Photo, AFP)
  • Le latéral Achraf Hakimi a réussi mardi son tir au but décisif pour hisser le Maroc pour la première fois en quarts de finale de la Coupe du monde
  • «L'Espagne, c'est son deuxième pays, sa maison. C'est la première maison contre la deuxième», a soufflé son père Hassan (51 ans), tout sourire, la veille du match

DOHA: Sans états d'âme: né et élevé en banlieue de Madrid, le latéral Achraf Hakimi a réussi mardi son tir au but décisif pour hisser le Maroc pour la première fois en quarts de finale de la Coupe du monde, et sortir l'Espagne, son pays d'adoption. 

Cela fait près de trois heures que le coup d'envoi du derby électrique a été donné, quand Achraf Hakimi expire une dernière fois, s'élance, et loge le ballon à gauche d'Unai Simon d'une subtile panenka, faisant exploser le Stade Education City tout acquis au Maroc. 

Un tir au but entré immédiatement dans l'histoire du football marocain. "On mérite d'écrire cette page d'histoire", avait prévu le latéral du Paris Saint-Germain en conférence de presse, jeudi, après la victoire 2-1 face au Canada et la qualification pour les huitièmes. 

"Réussir quelque chose de grand avec votre pays, c'est mieux qu'avec votre club. Jeune, j'ai vu la dernière génération qui avait disputé la Coupe du monde, et j'ai rêvé de devenir comme eux", avait-il glissé. 

En deuxième période, avant de remettre un ballon en jeu après une touche, on l'a vu sourire aux petits mots de Luis Enrique, le sélectionneur espagnol, venu lui donner une tape amicale. 

Mais ne vous fiez pas à ce sourire ravageur. Ce tir au but, c'est un coup de poignard dans le dos de son "deuxième pays". 

Son « deuxième pays » 

"L'Espagne, c'est son deuxième pays, sa maison. C'est la première maison contre la deuxième", a soufflé son père Hassan (51 ans), tout sourire, la veille du match. 

Fils d'une femme de ménage et d'un vendeur ambulant, tous deux Marocains et installés en Espagne depuis les années 1980, Achraf Hakimi est né à Getafe (banlieue sud de Madrid), dans le quartier de Las Margaritas. 

Parfait hispanophone, marié à une actrice espagnole (Hiba Abouk), Hakimi a débuté le football à Ofigevi, puis a vite rejoint le centre de formation du Real Madrid, là où il a fait toutes ses classes. Ensuite, ç'a été Dortmund, l'Inter Milan, puis le PSG. 

Il est même brièvement passé par la sélection espagnole chez les jeunes, mais a vite remarqué que ce n'était pas "l'endroit adéquat" pour lui: "Je ne me sentais pas chez moi", a confié le joueur lundi dans un entretien à Marca, le journal sportif le plus vendu d'Espagne. 

Maroc - Espagne, était-ce le match le plus spécial à ses yeux ? "Non. Ce sera la finale", avait prévenu Hakimi dans Marca. 

Promesse tenue. Mardi, avec son pénalty, il n'a pas éliminé qu'un pays. Il a aussi enterré les espoirs de ses deux comparses du PSG Pablo Sarabia et Carlos Soler, premiers tireurs pour la Roja et qui ont tous deux failli (Sarabia sur le poteau, Soler stoppé par Yassine Bounou). Et ceux d'ex-équipiers ou amis croisés au Real, comme Marco Asensio. 

En guise de célébration, Hakimi a décoché un sourire, et un pas de danse enfantin, imitant un pingouin. Le gamin de Madrid n'a que 24 ans, mais a déjà écrit l'histoire de sa sélection. 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.