Mondial: Brésiliens et Argentins face aux Croates et Néerlandais pour une place en demie

Pour ce qui est sans doute son dernier tournoi, Luka Modric, 37 ans, se verrait bien prolonger le plaisir (Photo, AFP).
Pour ce qui est sans doute son dernier tournoi, Luka Modric, 37 ans, se verrait bien prolonger le plaisir (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 09 décembre 2022

Mondial: Brésiliens et Argentins face aux Croates et Néerlandais pour une place en demie

  • Le match entre Croates et Brésiliens, qui lancera le bal des quarts (16h00), semble a priori plus déséquilibré
  • Samedi, Angleterre-France et Maroc-Portugal décideront de l'autre demi-finale

DOHA: Du haut de ces duels, seize finales vous contemplent: les quarts de finale du Mondial-2022 commencent très fort vendredi, avec Croatie-Brésil et Pays-Bas - Argentine, des pays qui ont tous atteint l'ultime marche de la compétition reine du football, avec des fortunes diverses.

Samedi, Angleterre-France et Maroc-Portugal décideront de l'autre demi-finale.

En Amérique du Sud et bien au-delà, beaucoup ont coché sur leur agenda la date du 13 décembre, avec la perspective d'une demi-finale Brésil-Argentine. On y est presque, mais il reste une dernière marche à franchir pour les deux équipes.

Elle est haute pour des Argentins, cueillis à froid par l'Arabie saoudite (défaite 2-1) en hors d’œuvre avant de rassurer quelque peu. Car les Pays-Bas sont progressivement montés en puissance durant ce tournoi et apparaissent comme une des équipes les plus cohérentes de ces quarts de finale.

Capables de fulgurances, comme en atteste leur premier but contre les Etats-Unis, redoutables sur les côtés, avec un Memphis Depay de plus en plus performant match après match comme leader de l'attaque, ils ont aussi une défense particulièrement impressionnante dirigée par Virgil van Dijk et sont dirigés par le sélectionneur le plus expérimenté du tournoi, avec Louis van Gaal, 71 ans, invaincu depuis son retour à la tête de l'équipe nationale à l'automne 2021.

Ce duel entre l'Albiceleste et les Oranje (20h00) est un classique. C'est contre l'Argentine que les Pays-Bas, orphelins de Johan Cruyff, ont joué la deuxième de leurs trois finales perdues, en 1978. C'est encore un Argentine - Pays-Bas qui a accouché au Mondial-98 d'un des plus beaux buts de l'histoire du football, inscrit de l'extérieur du droit par Dennis Bergkamp après un contrôle orienté lunaire à la réception d'une passe de 60 mètres.

La principale arme de l'Argentine sera encore Lionel Messi, superbe en 1/8 de finale contre l'Australie, et qui tient sa cinquième et dernière occasion d'accrocher la Coupe du monde à son palmarès. Histoire de rejoindre dans la légende Diego Maradona, l'autre géant du football argentin.

Mais à la différence du "Pibe del oro", Messi dispose de plusieurs lieutenants de classe internationale, comme Angel Di Maria ou le jeune Julian Alvarez qui pourrait être titularisé devant aux dépens de Lautaro, décevant depuis le début du tournoi.

Dernière danse pour Luka?

Le match entre Croates et Brésiliens, qui lancera le bal des quarts (16h00), semble a priori plus déséquilibré. Mais "ne sous-estimez jamais un Croate", a prévenu le sélectionneur des Vatreni (les Flamboyants) Zlatko Dalic après la qualification de son équipe aux tirs au but contre le Japon, témoignage d'une force mentale impressionnante.

Il y a quatre ans, en Russie, personne n'aurait pu imaginer la bande de Luka Modric aller jusqu'à la finale, perdue contre la France (4-2).

Pour ce qui est sans doute son dernier tournoi, le vétéran croate, 37 ans, se verrait bien prolonger le plaisir. Certes, le Brésil est "favori", dit le milieu de terrain du Real Madrid. "Mais nous ne devons pas nous satisfaire d'atteindre les quarts de finale."

En face, le Brésil poursuit sa quête d'une sixième étoile. Avec des garanties en défense, et une animation offensive plus que convaincante en première mi-temps contre la Corée du Sud en 1/8 (4-1).

Avec les Brésiliens, "le danger vient de partout, il ne faudra pas laisser d'espaces", dit Dalic. "Mais quand ils perdent le ballon ils sont en difficulté, il nous faudra en profiter."

Son équipe sera-t-elle capable de résister aux accélérations de tempo des Brésiliens, également animés par leur volonté d'exprimer leur solidarité avec l'icône Pelé, le seul footballeur à avoir remporté trois fois la Coupe du monde, actuellement hospitalisé? "Il est une inspiration pour nous tous", dit Tite, le sélectionneur.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Short Url
  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.