Présidence de LR: à Paris, Ciotti joue la carte Wauquiez

La présidente provisoire du parti LR français Annie Genevard (C) prend la parole lorsqu'elle annonce les résultats du premier tour de l'élection présidentielle du parti LR au siège de LR à Paris le 4 décembre 2022. (AFP)
La présidente provisoire du parti LR français Annie Genevard (C) prend la parole lorsqu'elle annonce les résultats du premier tour de l'élection présidentielle du parti LR au siège de LR à Paris le 4 décembre 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 09 décembre 2022

Présidence de LR: à Paris, Ciotti joue la carte Wauquiez

  • Munies de petit drapeaux tricolores, plus de 350 personnes sont présentes selon les organisateurs, soit plus que la veille pour la venue du patron des sénateurs LR
  • Sur ses propres ambitions, Laurent Wauquiez reste allusif: dans un pays «en décadence» avec «une crise de régime», «j'ai conscience de l'ampleur de la tache et de ma responsabilité», affirme-t-il

PARIS: Un projet de droite affirmée, la présence de Laurent Wauquiez et des clins d'oeil au candidat malheureux Aurélien Pradié: Eric Ciotti a réuni ses partisans jeudi soir à Paris, deux jours avant le début du second tour pour la présidence de LR.

"Je veux être le président de votre famille qui vous refasse gagner" lance le député des Alpes-Maritimes, arrivé en tête du premier tour dimanche avec 43% des voix contre 34% à Bruno Retailleau.

Munies de petit drapeaux tricolores, plus de 350 personnes sont présentes selon les organisateurs, soit plus que la veille pour la venue du patron des sénateurs LR.

Invité de marque de cette réunion, Laurent Wauquiez vante "le candidat de la clarté". "Faites lui confiance comme je lui fais confiance", ajoute le président de la région Auvergne Rhône Alpes qu'Eric Ciotti compte désigner candidat à la présidentielle de 2027.

Sur ses propres ambitions, Laurent Wauquiez reste allusif: dans un pays "en décadence" avec "une crise de régime", "j'ai conscience de l'ampleur de la tache" et "de ma responsabilité", affirme-t-il.

"Tu es naturellement l'espérance de la droite" et "je veux t'aider à ce que cette expérience se concrétise", affirme Eric Ciotti. Toutefois, il ne parle plus d'une désignation comme candidat à la présidentielle dès le début 2023: "c'est à toi d'ouvrir le chemin, quand tu le décideras, et ton choix nous le respecterons".

Le député des Alpes-Maritimes déroule un discours bien rodé: "Je suis de droite, j'en suis fier et je ne m'en excuserai jamais", lance-t-il, en promettant aussi la "liberté économique".

Il parle aussi violences conjugales, handicap et égalité hommes-femmes, dépeignant "une droite ouverte sur la société, sur la liberté, qui parle sur ces sujets".

Un clin d'oeil à Aurélien Pradié, arrivé troisième mais qui détient, avec 22%, une des clés de l'élection.

Un de ses soutiens (l’adjointe à la mairie du 17e Aurélie Assouline) est sur scène, en "signe du rassemblement", explique Eric Ciotti qui promet "naturellement" un engagement "au premier rang de notre famille politique" à Aurélien Pradié et à "ses amis".

Soignant sa stature de rassembleur, Eric Ciotti lance quelques piques voilées à Bruno Retailleau, en réunion jeudi soir à Marseille. Alors que son adversaire promet la rupture avec Nicolas Sarkozy, lui "ne renie rien. Bien sûr qu'il faut un droit d'inventaire" mais "n'en faisons pas un argument électoral".

De son côté, Bruno Retailleau a écrit à la présidente par intérim du parti, Annie Genevard, lui demandant d'"étudier très rapidement (...) toute nouvelle mesure qui viendrait renforcer la sécurité et donc la légitimité" du second tour de l'élection.

Cette démarche survient après la publication, par Libération, d'une enquête sur les pratiques d'adhésion à LR dans les Alpes-Maritimes révélant, selon le quotidien, "de puissants systèmes clientélistes au service des maires LR et du possible futur président de LR Eric Ciotti".

Pour le patron des sénateurs LR, cet article "fait surgir de nouvelles inquiétudes" propres à "jeter de nouveau la suspicion sur la fiabilité de notre système de votation interne".


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.